Le jeu du chat et de la souris continu entre la Chine et Facebook

Cela fait désormais 5 ans que Facebook est bloqué suite à des révoltes qui avaient eu lieu à Wulumuqi. La Chine a complètement interdit l’accès au réseau social américain alors que celui-ci multiplie les opérations de charmes. Quel impact ? Quelles opérations ? Sont-elles prises au sérieux par le responsable de la censure des média en Chine ? Ce sont autant de questions auxquelles nous répondront ensemble dans la suite de cet article en revenant sur les différents échanges.

Retour sur les relations tumultueuses entre Facebook et la Chine

Le blocage de Facebook.

Déjà avant le 7 Août 2009 Facebook ainsi que bien d’autres sites communautaires comme Twitter, Youtube se faisaient bloquer de temps à autre lorsque des périodes jugées prône à une montée d’opposition ou d’opinion défavorable se profilaient à l’horizon.

C’est finalement à cette date que beaucoup de réseaux sociaux se sont vus littéralement bouter hors de Chine pour avoir été considérés comme ayant été les moyens grâce auxquelles les manifestations Uigurs ont pu avoir lieu.

Facebook : opération séduction

Projet d’ouverture de bureaux commerciaux en Chine de la part de Facebook

Tout d’abord Facebook lors d’un premier pas a décidé d’ouvrir ses Facebook ads aux entreprises chinoises afin de « stimuler la coopération avec les entreprises chinoise et les aider à trouver des clients hors de Chine ». Cette stratégie ayant réussi, il a ensuite pour projet d’ouvrir des bureaux en Chine afin de se rapprocher encore plus de cette clientèle investissant de plus en plus dans le domaine de la publicité. Pourtant, rien que ce projet n’est pas facile à mettre en place, et ce même sans considérer les problèmes causés par le gouvernement chinois. Corruption, flou juridique, barrière linguistique sont quelques-uns des problèmes que la firme aurait à résoudre.

Allocution du patron de Facebook à l’université de Tsinghua : le gain de Face pour la Chine commence !

Intervention de Mark Zuckerberg à l’université de Tsinghua, l’université la plus réputé en Chine en ce qui concerne les sciences et technologies surnommée le MIT chinois. Lors de cette intervention ce n’est pas vraiment le contenu qui a surpris mais plutôt que le dirigeant de Facebook se soit exprimé en chinois, à la surprise générale.

Cette marque de respect vis-à-vis de la culture chinoise montrant que le dirigeant de Facebook cherche à mieux comprendre la Chine a fait plaisir à son audience avant d’aller rendre visite à des chefs d’entreprise telle que le fabricant de Smartphone Xiaomi, Lei Jun avec qui il prit un repas où leur conversation s’est tenue en chinois.

Lors de cet événement, l’université de Tsinghua, les officiels auxquels il a rendu visite ont tous gagné de la « Face »,  un élément important dans la culture chinoise qui pourrait en partie être assimilé à de la fierté, ou du prestige. Il est culturellement important de donner de la Face à son interlocuteur si celui-ci est chinois pour entretenir de bonnes relations.

Et ça, le dirigeant de Facebook semble l’avoir bien compris lors de cet événement !

Visite de l’homme clé de la censure chinoise sur le campus de Facebook.

Il semblerait que la stratégie de Zuckerberg ayant pour objectif de faire revenir Facebook en Chine est en train de porter ses fruits. En effet, ce n’est pas Facebook mais bien un site ayant l’appui du gouvernement chinois qui a documenté le meeting avec des photos de l’événement comme celle où l’on peut voir Lu Wei, l’homme clé de la section de censure chinois, s’assoir au bureau de Zuckerberg et « fortuitement » remarquer le livre rassemblant les discours de Xi Jin Ping posé sur la table de son bureau. Le dirigeant de Facebook explique qu’il souhaite mieux connaître les différents aspects du socialisme et du régime chinois. II a également souligné en avoir  distribué à ses employés afin que tous puissent également mieux comprendre le régime socialiste à la chinoise.

Pour qu’un officiel chinois du département de contrôle de la censure et du « grand firewall » se rende au cœur même d’un des sites américain les plus connus et notoirement bloqués en Chine, il faut vraiment que les choses aillent dans le bon sens. Ce qui est sans doute le cas étant donné qu’avoir la photo d’un homme politique chinois aussi haut placé dans un tel endroit donne également beaucoup de Face à celui-ci et au reste du gouvernement, quelque chose dont celui-ci a vraiment besoin. Le gouvernement chinois montre ainsi un visage plus humain et décidément tourné vers l’avenir. Ce genre de message fort est plus en adéquation avec les générations montantes que sont celles nées après les années 80 et 90

Pourtant, Zuckerberg est loin de faire l’unanimité avec ce que certains voient plutôt comme Facebook, un espace de liberté se vendant à ce qui en est l’antithèse, le gouvernement chinois contrôlant étroitement l’information en Chine.

Les réactions ont été plus que divisées sur le sujet avec des photos satiriques comme celle-ci :

Mark Zuckerberg habillé en garde rouge avec le livre des discours de Xi Jin Ping sur le cœur

.

Cette parade pour s’attirer les faveurs des hommes politique chinois, déçoit un nombre croissant de son auditoire auparavant fidèle. En se « vendant » au gouvernement chinois de façon à vouloir attirer une grande part des 634 millions d’utilisateurs chinois, Facebook ne va-t-il pas perdre une partie de sa communauté qui jusqu’à présent lui était le plus fidèle ? C’est un jeu risqué qu’il risque fort de perdre si le positionnement de Facebook change ou bien devient moins clair.

Sources

 

Améliorer la gestion des rendez-vous

Cela m’arrive souvent, quand je dois prendre un rendez-vous chez mon ophtalmologue, de ne pas avoir la secrétaire par téléphone : j’appelle à mes heures de pause, qui sont les siennes aussi (12h-14h) et quand elle est en poste, les délais d’attente sont  tellement longs que je finis par raccrocher.

J’ai essayé une fois d’envoyer un mail, mais comme le médecin est tellement pris (RDV minimum dans 2 mois), on finit souvent par échanger une dizaine de messages avant de trouver une date/heure qui nous convient à tous les deux. Ce qui est une perte de temps pour moi et pour la secrétaire. De plus, une fois le RDV est pris, rares sont les personnes qui nous contactent pour nous rappeler le RDV.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai dû louper 3 RDV chez l’ophtalmologue car ce n’est pas évident de se souvenir d’un RDV pris dans les prochains 2-3 mois ! Ce qui représente aussi une perte d’activité pour le professionnel et une perte de recettes.
Pour information, 15 % de rendez-vous manqués, ce sont 400 000 € de pertes de recettes par an pour certains services des Hospices Civils de Lyon, le deuxième CHU de France suite au lancement de la mesure de la « performance des rendez-vous » en 2012.

J’ai remarqué également que c’est un problème commun avec d’autres professionnels qui exigent un rendez-vous pour nous recevoir : garagiste, salon de coiffure, radiologues, SAV…etc.

Comment, en tant que professionnel, puis-je améliorer la gestion des rendez-vous de ma société pour améliorer ma productivité et réduire les rendez-vous manqués ?

Plusieurs solutions existent :

  • La solution optimale est d’embaucher plusieurs secrétaires pour répondre à tous les appels avec un délai d’attente raisonnable et un rappel quelques jours en amont du jour J. C’est une solution très coûteuse que les petites sociétés ne peuvent pas supporter, surtout avec une activité aléatoire tout au long de l’année.
  • Externaliser la gestion de rendez-vous à une société tierce qui possèdent plusieurs “télésecrétaires” qui peuvent recevoir plusieurs appels en même temps. C’est une solution intermédiaire mais qui dépersonnalise un peu le service et on les appelle souvent via un numéro surtaxé. Et pas sûr qu’ils nous contactent pour nous rappeler le rendez-vous. 
  • Avoir son propre outil de gestion de rendez-vous en ligne et le connecter à son agenda : une solution optimale qui regroupent les deux premières : les clients peuvent s’y connecter à l’heure qu’ils veulent et choisir une date qu’il leur convient. Cette solution peut intégrer un service de rappel via SMS ou d’email. Ainsi le client reçoit une notification quelques jours plus tôt, et s’il le souhaite, il peut annuler en ligne également. Les clients peuvent aussi joindre par téléphone les télésecrétaires pour obtenir des informations. Le professionnel a de nombreux avantages à développer ce genre de solutions, qui peuvent être très intéressantes lorsque l’on a recours auprès de  professionnels proposant des solutions de gestion de rendez-vous (incluant différents modules et s’adaptant à vos besoins). 

Les clients deviennent de plus connectés et passent beaucoup de temps sur Internet et c’est bien dommage de ne pas exploiter cet avantage. Sans oublier l’exploitation des données qu’un tel outil peut générer : les périodes à forte influence, les périodes creuses.. ce qui permet d’anticiper les moments de forte activité. 

Au-delà de l’efficacité et de la simplicité, cette dernière solution pourra améliorer la productivité et l’efficience de votre société : la secrétaire ou la personne  en charge de prendre des rendez-vous consacrera son temps désormais à des tâches à forte valeur ajoutée ; comme la gestion des dossiers, l’accueil et le suivi des clients.

Comment développer sa présence sur l’Internet chinois

La Chine est aujourd’hui le plus grand marché online mondial. Réussir à implanter efficacement votre marque sur ce marché passe nécessairement par le développement de votre présence auprès des 630 millions d’utilisateurs, qui génèrent plus de 310 milliards de dollars annuellement.

Oubliez le reste du monde, pensez au marché chinois comme un monde nouveau

Comme sur le marché français, plusieurs problématiques se poseront à vous. Comment développer son référencement sur les moteurs de recherche chinois ? Comment communiquer efficacement auprès des utilisateurs chinois ? Quelles sont les normes de qualité sur le marché online en Chine et à quel point les spécificités culturelles rentrent en ligne de compte ?

Repensez vos allocations de ressources SEM/SEO


En Europe, les entreprises ont vite compris l’importance du SEO sur Google. Il en a résulté la création d’un environnement économique complet centré sur cette activité, avec une demande très importante, des sociétés spécialisés et de l’information en ligne toujours croissante.

En revanche, si vous ciblez le marché chinois, peu de théorie a été développé sur l’optimisation de votre référencement et peu d’informations seront disponibles. Cela résulte notamment d’un moindre intérêt pour ce type de contenu sur l’Internet chinois, où l’on ne trouvera pas de blogger local analysant et donnant des conseils techniques.

L’erreur est alors de penser que votre stratégie qui aura connu le succès sur Google peut être transposé au modèle chinois sans réflexion spécifique.Baidu détient près de 85% de part de marché en Chine. Hors Baidu utilise un algorythme complétement différent de Google.

« Optimiser votre SEO pour Baidu ne pourra pas simplement être réalisé en transposant et traduisant votre stratégie utilisée sur Google.Cela passera au contraire par la mise en place d’une stratégie complétement adaptée. » Explique Thibaud André de SEMSEOinc (*)

Première étape, repensez votre allocation de ressources pour pouvoir être visible. La principale différence réside dans le fait que Baidu ne différencie que peu le référencement naturel (gratuit, qui repose sur l’algorithme du moteur de recherche) et payant (le fait de payer pour obtenir un lien en tête de page). Son programme étendu de référencement payant requiert un niveau d’intégration marketing beaucoup plus important alors que se concentrer majoritairement sur le référencement naturel se sera avéré payant sur Google.

 baidu logo

Touchez les utilisateurs chinois avec un contenu plus récréationnel

A l’opposé de la politique de Google qui donne sa priorité à des articles techniques et professionnels, Baidu favorise du contenu récréationnel, ludique et à portée pratique. Adapté le contenu et le ton de son site pour s’assurer qu’il soit pertinent, utile et divertissant vous permettra de faire instantannément progresser votre Baidu ranking.

Surtout, vous montrerez une capacité d’adaptation aux attentes de consommateurs complétement différents. Les utilisateurs chinois voient en l’accès à Internet une amélioration du quotidien, quand lesInternautes européens perçoivent une multiplication des informations disponibles. Ne cherchez donc pas à les surcharger d’informations et d’actualités mais de divertissement et de conseils pratiques.

Le choix de votre support de communication et de votre référencement est également très orienté par l’audience cible. En Chine, les professionnels et étudiants hautement éduqués auront un taux d’utilisation de Google supérieur (élimination de la censure avec des VPN et désir pour de nouvelles sources d’information). Dans le même temps, la plupart des utilisateurs chinois cherchant du contenu utile pour la vie quotidienne et ludique utiliseront plus surement Baidu. Tieba, la plateforme de communication de Baidu, a récemment atteint les 100 millions d’utilisateurs enregistrés sur des discussions à propos de la météo, des nouvelles people, de nourriture,.. dans l’ensemble, des discussions purement récréationnelles. Voir ici

Renforcez la confiance de l’utilisateur

Le design et le look de votre site vous permettra de construire l’image premiere associée à votre marque. Cela impactera, entre autres, la confiance qui est un critère essentiel auprès des consommateurs chinois. Culturellement, l’un des obstacles à la montée du ecommerce en Chine avait été la confiance envers les sites nouveaux entrants. L’un des moyens les plus efficaces mis en place a été la place très importante prise par les partages d’expérience et les avis d’utilisateurs sur les sites de vente en ligne. Trouver un moyen innovant et attractif pour mettre en avant ces avis (dans le cas d’un site d’ecommerce) ou vos références pourra permettre d’améliorer considérablement vos taux de conversion sur le net chinois.

Enfin, poster du contenu montrant l’existence d’une présence physique, par exemple vos informations de contact (Skype, adresse physique, téléphone) et du contenu multimédia (photo d’équipe, vidéo de présentation,…), permettra d’humaniser votre site et de renforcer cette confiance.

Conseil techniques: des liens simples, uniques et courts sur chaque page

Assurez vous que vous n’avez qu’un seul lien par page. Il sera pertinent, comme sur tous les moteurs de recherche, de favoriser et mettre en place un plan de site propre et clair.  Ainsi, un seul lien sur chaque page, descriptif et court, permettra de simplifier votre maillage interne.

Baidu a également conservé un fonctionnement que les moteurs occidentaux ont progressivement abandonné. Les metatags sont réellement essentiels, favorisant la lecture de votre site par son algorythme. Un nom de domaine en chinois (pinyin) et un hébergement en Chine seront bien sur les bases d’un référencement optimisé pour Baidu.

Enfin, si Google ne favorise pas vraiment l’utilisation de Flash et JavaScript, ils sont absoluement proscrits sur Baidu, tout comme iFrames.

Sources :

Compléments d’informations sur

Le web 2.0 en Chine

Le Web 2.0 est l’évolution du web en ce qui concerne l’activité sur internet utilisant des outils comme les réseaux sociaux où  l’internaute type s’exprime et donne son avis dans les blogs en toute liberté en tant qu’individu ou anonyme, met en ligne ses photos, ses vidéos, vote pour des produits, donne son point de vue sur des débats, dans des communautés et même y fait des rencontres sur des sites tels que Youtube, MySpace, Facebook, Meetic…

Dans le Web 2.0 à la chinoise, les internautes peuvent eux aussi à travers Sina, WeiboYouku, Toudou, Baidu, Yeeyoo, Ozone…créer des blogs partager des photos, mettre des vidéos en ligne faire des rencontres et aussi participer à des communautés. A ceci près que l’anonymat n’est pas accepté et la liberté des internautes est restreinte ainsi que leurs avis, commentaires, post et recherches qui sont surveillés.

Le web 2.0 est plus performant en Chine

Dans une communauté internet avec 50% de jeunes de moins de 25 ans il faut toujours innover et ça les chinois le font très bien. Les internautes peuvent donner des idées et apporter des modifications rapidement dans le cadre du web 2.0. Il existe en Chine de nombreuses “Start up” dans le monde du web. De nombreuses sociétés sont innovantes mais la plupart, à la base, s’inspirent d’un concept venu de l’étranger.

L’exemple le plus flagrant est Weibo, ce qui devait être une vulgaire copie de twitter est en train de devenir plus ludique, plus performant et bien plus complet. Chaque semaine de nouvelles fonctionnalités voient le jour, la plateforme est en amélioration constante.

Deux exemples de géants chinois du web 2.0

WeChat

WeChat ou Weixin en chinois (微信) l’application du moment en Chine, avec 200 millions d’utilisateurs c’est le réseau social qui monte dans le pays, une révolution pour les Smartphones en Chine. Cela permet aux utilisateurs de pouvoir communiquer de Smartphone à Smartphone avec ses cercles d’amis gratuitement via Internet, s’envoyer des messages, des photos et récemment, communiquer par vidéo conférence.

Parmi les innovations de WeChat se trouvent également des applications uniques comme, “Lookaround” qui permet d’engager la conversation avec des utilisateurs inconnus à proximité.

Le “sharearound” permet de connecter des personnes souhaitant faire des rencontres ou encore la bouteille à la mer permettant de laisser un message dans une bouteille de la jeter à la mer virtuellement et être repêchée par un autre utilisateur.

Taobao

Le géant Taobao, leader du e-commerce en Chine est un véritable centre d’internet pour fournisseurs, commerçants et clients.

Taobao de son côté a lancé mm.taobao. Cette nouvelle plateforme offre aux magasins en ligne l’opportunité de recruter des mannequins pour des séances de shooting photos, et  propose également aux leaders d’opinion de la mode de faire la promotion d’une marque ou d’une boutique en ligne.

Tao Nv Lang regroupe aujourd’hui 34 000 femmes, et sa valeur a dépassé les 1,1 milliards de Yuans.

La raison de l’évolution rapide du model Tao Nv Lang c’est l’influence des utilisatrices, qui sont généralement déjà actives dans la vrai vie, ou sur les autres plateformes de réseaux sociaux comme Weibo, forums et les blogs.

Le web 2.0 et web police chinoise ?

Dans l’idéal du web 2.0 l’internaute devrait s’exprimer librement en tant qu’individu ou dans l’anonymat. Il est évident que ce n’est pas le cas en Chine, où tout  est surveillé et internet encore plus. Faute de pouvoir arrêter complètement cette liberté de l’internaute la web-police chinoise a mis en place tout un système de règlementations de censures et de sites bloqués d’accès. L’anonymat n’est pas non plus le bienvenu lorsqu’il s’agit de publier ou de créer un forum. A tel point que même dans les cybercafés il est demandé de présenter sa carte d’identité pour se connecter.

Le web 2.0 existe bel et bien, même si celui-ci souffre des restrictions imposées par le gouvernement chinois. Il dispose également d’un potentiel non négligeable surtout lorsque l’on considère le nombre grandissant d’internautes chinois. Sans compter bien sur des habitudes de vie qui prennent de plus en plus en compte les outils digitaux. Les achats en ligne ou les commentaires ne sont que le sommet de l’iceberg du web 2.0 chinois.

Sources

AMPION Venture Bus : 5 jours à bord de bus parcourant l’Afrique pour créer des start-up

AMPION Venture Bus est une compétition inédite réunissant plusieurs jeunes entrepreneurs, designers, développeurs, devant créer, durant leur parcours en bus, des start-up. Ce road trip qui en est à sa deuxième édition cette année, comptera 160 participants de toutes nationalités et répartis dans quatre (04) bus qui auront à parcourir 15 pays africains au total.

Pour rappel, les start-up lauréates de l’édition passée sont : Sterio.me un système d’enseignement via sms, Workforce une plateforme pour mettre en relation des travailleurs journaliers avec des employeurs, et Bribed une application mobile qui fournit les prix des pots-de-vin, en temps réel.

Le déroulement de la compétition

Durant les 5 jours, les participants auront à innover en concevant et lançant des start-up qui impacteront l’Afrique toute entière. Chaque jour, les bus marqueront des arrêts dans chaque pays parcouru, permettant ainsi aux Ampionneers (participants) d’interagir avec les entrepreneurs et innovateurs locaux. La moitié des participants proviendront d’Afrique et l’autre moitié du reste du monde, notons par ailleurs que les hommes et les femmes seront égalitairement représentés à 50% chacun, dans chaque bus.

Développer l’esprit d’entreprise chez les jeunes, acteurs et moteurs du changement en Afrique tel est l’objectif visé par cette compétition selon Fabian Guhl, Fondateur et Directeur d’AMPION, organisation à but non lucratif basée à Berlin et Harare.

 

Le parcours complet de la compétition

Ainsi donc, entre septembre et novembre prochain, l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb, l’Afrique de l’Est, et la partie sud du continent verront les AMPION Venture Bus parcourir au total 15 pays.

Le trajet de cette édition 2014 se compose comme suit :

North Africa: Morocco –> Algeria –> Tunisia

West Africa: Ivory Coast –> Ghana –> Togo –> Benin –> Nigeria

East Africa: Tanzania –> Kenya –> Uganda –> Rwanda

Southern Africa: Zimbabwe –> Botswana –> Namibia –> South Africa

 

Des promesses excitantes aux participants

Le top départ sera donné à partir d’Abidjan (Côte d’Ivoire) le 19 septembre 2014 pour atteindre Lagos (Nigeria) le 24 septembre où, grâce à la collaboration entre les deux structures, la meilleure start-up d’Ampion Venture Bus aura l’exceptionnelle chance de pitcher à Démo Africa l’évènement Tech le plus important d’Afrique.

En effet,  Démo Africa rassemblera un public mondial composé d’investisseurs, de médias, d’acheteurs stratégiques, de cadres et d’autres entrepreneurs prêts à injecter 10 millions $  dans les startups prometteuses d’Afrique.

Ensuite en novembre, les meilleures équipes de chaque bus seront invitées à Abidjan,  pour présenter leurs projets lors de la conférence internationale “My African Startup”, évènement majeur dédié à l’entrepreneuriat et à l’innovation, organisé en partenariat avec la prestigieuse HEC.

Notons enfin, qu’avec le soutien d’Afrilabs, la fondation des hubs technologiques africains, et VC4Africa, la plateforme de capital-risque, AMPION offre un programme d’accompagnement aux meilleures start-up créées à bord des Venture Bus. Ceci inclut un espace de travail, de l’incubation et du mentorat pendant les premières étapes de leur vie d’entreprise.

Ce sont 160 participants qui sont attendus sur les routes du continent africain pour cette édition 2014, l’appel à candidatures est déjà lancé Inscrivez-vous ici.

Décryptage de la stratégie de Baidu

Baidu remplace Google en Chine

Le marché des moteurs de recherche en Chine est dominé par Baidu (80,6% de part de marché), suivi de deux autres moteurs de recherche chinois, Qihoo 360 (10,3%) et Sougou (4,7%). Google arrive en dernière position avec 4,4% de part de marché.

La structure du web chinois est par conséquent fondamentalement différente de celle que l’on connaît en France. Baidu ne fonctionne pas de la même manière que Google. Toute entreprise étrangère qui veut être présente et visible sur le web chinois doit connaître les codes et les mécanismes de Baidu.

Les chiffres relatifs à Baidu sont impressionnants : 6 milliards de requêtes seraient effectuées par jour sur Baidu, plus que sur n’importe quel autre moteur de recherche dans n’importe quel autre marché national ; Baidu est utilisé par 570 millions d’internautes et son l’application mobile « Baidu Search », par 100 millions; 40% des dépenses publicitaires sur le web chinois sont faites sur Baidu. Le leader chinois de la recherche détient ainsi un potentiel de marché 14 fois plus important que Google.fr.

Baidu Suscite la controverse

Le géant chinois de la recherche sur Internet est très critiqué par l’opinion internationale, à l’image du gouvernement, et ce pour de multiples raisons. En voici quelques-unes:

  • Baidu favorise les sites chinois. Baidu est fortement nationaliste. Les sites étrangers, hébergés hors de la Chine, sont mal considérés par Baidu. Cela signifie que la majorité des résultats proviennent de sources chinoises.
  • Baidu est complice de la censure. Le moteur de recherche travaille en étroite collaboration avec le gouvernement chinois pour censurer un maximum de sites et de résultats de recherche. Il fournit également des données confidentielles sur les internautes chinois aux autorités.
  • Baidu mélange résultats payants et résultats naturels. Les publicités et annonces payantes sont dispersées entre les résultats naturels.
  • Baidu favorise ses propres plateformes. Les sites appartenant à Baidu –Baike (l’équivalent de Wikipédia), Baidu Zhidao (question/réponse), Baidu News, Baidu Jingyan (expérience), Baidu shopping – apparaissent sur la première page des résultats. Ainsi, Baidu redirige 23% de son trafic sur ces sites.
  • Baidu abuse de sa position dominante et pénalise ses concurrents indirects. Taobao et Tmall – sites d’E-Commerce chinois- ont disparu des résultats de recherche depuis que Baidu a lancé sa plateforme commerciale « Baidu shopping ». Baidu ne tolère pas non plus ses concurrents directs, Qihoo 360 et Sougou, qui menacent son leadership, et fait tout pour les faire disparaître.
  • Des résultats tout sauf naturels. Lorsque l’on fait une recherche sur Baidu, il est très difficile de trouver des résultats pertinents.
Après l’acquisition de Qunar, Baidu a fait apparaitre le site dans toutes les résultats voyages le site qunar.com.

Pendant ce temps-là, le PDG de Baidu – Robin Li, qui a fondé le moteur de recherche en 2000 – est milliardaire et classé 3ème sur la liste des hommes les plus riches de Chine, avec 67,7 milliards de yuans (11,05 milliards USD) net à son actif.

Robin LI
Robin LI

 

Quelle Stratégie adopter sur Baidu?

Alors, comment obtenir les faveurs de Baidu si l’on veut entreprendre une stratégie de référencement naturel (SEO)? En commençant si possible par faire héberger son site en Chine, traduire le contenu en chinois, et demander un nom de domaine .cn, qui prouve l’approbation du site par le gouvernement chinois.

La page d’accueil est la page la plus importante pour être bien référencée par Baidu : elle doit contenir des dizaines de milliers de liens. Le titre a aussi une très grande importance. Quant au contenu, il est beaucoup moins pris en compte.

Solliciter des sites gouvernementaux chinois pour qu’ils insèrent des liens vers votre site peut s’avérer très utile pour se faire bien voir, encore faut-il avoir quelques connaissances bien placées.

Baidu privilégie la quantité à la qualité : faire le tri parmi les liens entrants pour ne sélectionner que les liens de qualité et pertinents est une perte de temps. La tendance est plutôt à l’acquisition de centaines voire de millions de liens.

Pour séduire Baidu, il faut soit être un leader, soit faire semblant d’en être un. Comment ? En créant une multitude de pages. Plus le site contient de pages, plus il sera visible sur Baidu. Pour finir, il ne faut pas que le contenu du site soit susceptible d’être censuré, bien évidemment.

Toute société qui veut se faire une place du web chinois doit donc s’adapter à Baidu, et non l’inverse.
Pour en savoir plus, venez consulter nos nombreux articles à propos de Baidu sur notre blog :
1. marketingtochina.com
2. Voir Baidu ici
3. Wikipédia

Cleanio : vos vêtements nettoyés et livrés en 24H

Le secteur du pressing est en plein changement : le nombre de pressing ne cesse de diminuer alors que la demande augmente beaucoup.
Cleanio, notre startup de cette semaine, a profité de ce changement et a imaginé le pressing du futur avec un service inédit via une application web : récupérer vos vêtements, les nettoyer et les livrer à l’endroit de votre choix en seulement 24h! Un service claire, simple et efficace!
Cette nouvelle “expérience” est désormais accessible aux clients en version bêta pour l’instant. Pour en savoir plus, nous avons rencontré au Numa les 2 co-fondateurs de cette belle pépite française qui nous ont accordés un entretien.

Pourriez-vous vous présenter ainsi que présenter Cleanio ?

Richard Gozlan :j’ai une licence mathématiques appliqués et un master Kedge BS à Bordeaux. Après une année de césure chez

Dashlane où j’assistais le directeur produit, j’ai passé 2 mois à San Francisco au sein du programme startup Dream Team. J’ai rencontré des personnalités du monde de l’entrepreneuriat américain dans la Silicon Valley. A mon retour, j’ai commencé à travailler sur Cleanio à Bordeaux.

Je suis allé à Berlin pour assister à l’event Tech Crunch Disrupt et j’ai pitché l’idée qui a plu à beaucoup de gens. En rentrant je me suis concentré sur ce projet, j’ai fait appel à Guilherme un mois plus tard (qui est devenu maintenant co-fondateur) pour s’occuper de la partie développement, car je m’occupe de la partie font-end. Par la suite, j’ai commencé à chercher un social media manager et j’ai rencontré Florian.

Richard Gozlan
Richard Gozlan co-fondateur de Cleanio

Florian Legris : j’ai une licence de droit et j’ai choisi à Kedge bordeaux la Chaire Art culture et management. Après un passage chez Renault en tant que chef de pub, j’ai travaillé pendant 6 mois chez Tom Tom à Amsterdam en tant que social media manager. J’ai commencé à travailler sur Cleanio en parallèle. Une fois le projet lancé, j’ai démissionné début février 2014 et je suis rentré à Paris.

Florian Legris
Florian Legris co-fondateur de Cleanio

Comment avez-vous eu l’idée de créer Cleanio ? et pourquoi ?

Richard : Cette idée existe à LA, SF et en Europe (à Amsterdam et en Italie). Après des études et une enquête que nous avons réalisées, nous avons pu cerner le besoin des clients. Nous avons identifié par exemple le nombre de personnes qui vont au pressing par mois et combien elles dépensent, quel type de vêtement était le plus lavé, et établir des statistiques : une personne lambda va 1,8 fois au pressing par mois en moyenne… Nous pensons augmenter cette moyenne puisque nous facilitons la prise en charge de processus. Nous avons identifié les contraintes qui empêchent d’aller plus souvent au pressing qui sont la distance, l’oubli, les horaires d’ouverture… Cette enquête nous a guidés dans nos choix stratégiques et tarifaires. Je rajoute que sur les 10 dernières années, le nombre de pressings est passé de 10 000 à 4 000 en France alors que la demande a augmenté de 40% ! Les pressings sont tenus aujourd’hui par des personnes âgées qui vont partir bientôt à la retraite. Et ce métier n’attire plus les jeunes.
On imagine le futur du marché principalement avec des chaînes surtout qu’avec l’interdiction du Perchlo, un solvant cancérigène, les pressings traditionnels vont devoir changer de machines (qui coûtent très cher). Les propriétaires qui partent bientôt à la retraite ne vont pas le faire.
En deux mots, nous sommes dans un marché qui bouge !

logo Cleanio
Logo Cleanio

Quels services proposez-vous ?

Florian : on propose de la récupération, du lavage et de la livraison des vêtements via une web app (en bêta pour le moment) et bientôt une application. mobile On propose une expérience simplifiée aux utilisateurs (commander sur internet c’est beaucoup plus facile que se déplacer au pressing).
On simplifie la démarche et on offre un site sympa. on rend, en quelque sorte, le pressing « sexy » et friendly. Et notre objectif est de le faire partie du quotidien des utilisateurs.
Une fois commandée sur Internet : on se déplace chez les gens entre 18h-23h30 (pour l’instant) pour récupérer les vêtements. Ils seront prêts en 24 ou 48h selon les cas (contrairement au 72h de pressing normal), et on les livre à domicile ou ailleurs (au bureau…) on est flexible avec les utilisateurs.
>80% des pressings utilisent un solvant cancérigène (Perchlo) interdit (délai pour le supprimer jusqu’à 2017). Notre service est écologique et utilise des produits qui respectent l’environnement, les vêtements et les clients. On apporte à la révolution écologique une révolution technologique.
On propose le nettoyage à sec (tout ce qui ne passe pas en machine : costume, manteau, du cuir, tissu délicat contrairement à la petite blanchisserie qui remplace la machine à laver)
Nous proposons pour l’instant 8 articles les plus lavés : chemise, manteau, costume, pull, robe, jupe, veste et pantalon.

Richard : on offre également un service client sur FB, twitter, un package Cleanio.

Quelles sont vos cibles ? 

Florian : Nous préférons cibler les particuliers (BtoC) qui seront, dans le futur, des demandeurs auprès de leurs entreprises. Est-ce que l’utilisateur lambda serait intéressé par notre concept ? Nous sommes en train de prouver que oui. Dans un second temps, les entreprises seraient plus faciles à convaincre. Mais cela reste une vision lointaine. Le seul avantage du professionnel (BtoB) c’est le revenu mensuel assuré.

Richard : c’est un choix stratégique de viser plutôt le BtoC même si côté technique (site web entreprise) est prêt.

Avez-vous eu une aide financière lors de la création de cette startup?

On a participé à un seul concours « le petit poucet » un concours d’entreprenariat pour les étudiants. Nous n’avons pas eu recours à des levées de fonds ni d’argent vu que nous possédons toutes les compétences qu’on a besoin.

Quels sont les prochains axes de développement ?

Richard : améliorer notre service au gré de besoin des utilisateurs.

Quels sont les délais et vos tarifs ?

Florian : le délai de commande après l’inscription est de 24h, un délai qui va changer bientôt.

Les tarifs :

  • La commande minimum est de 20€ (qui correspondent à un costume + 2 chemises)
  • Les tarifs : une chemise sur cintre 5€
  • Nous sommes basés sur Paris et on cible les arrondissements 5-6-7-8-9-15-16-17 (la concentration des centres commerciaux dans ces arrondissements et là où les prix de pressing pratiqués sont les plus chers. On se positionne moins cher qu’eux)

Merci Richard & Florian pour cette interview.

Cleanio sur le web :

EDIT : l’application iPhone de Cleanio est désormais disponible. Vous pourrez la télécharger ici.

Cours groupés: plateforme collaborative d’apprentissage

Vous êtes curieux, vous aimez apprendre et rencontrer de nouvelles personnes sans toutefois rentrer dans un cadre institutionnel et suivre une formation qui dure plusieurs mois ? Cours Groupés est une plateforme collaborative  d’apprentissage qui répondra à vos attentes. En devenant membre de la communauté Cours Groupés vous pouvez vous initier à toutes sortes d’activités et ce au meilleur prix.

Analyze Thiz a rencontré Emilie Lombardi, la fondatrice du site.

A.T. : Emilie, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Emilie Lombardi
Emilie Lombardi

E. L. : J’ai fait des études de commerce à Toulouse et en accord avec mon École j’ai fait une partie de mes études à Barcelone. Je suis tombée amoureuse de cette ville, j’y suis donc restée travailler pendant quatre ans. De retour en France, j’ai travaillé pendant sept ans dans la grande distribution. Cela a été une expérience très riche et je pense qu’elle m’a confortée dans dans l’idée de créer ma propre structure, car j’ai été amenée à gérer un centre de profit avec une équipe et un compte d’exploitation. Cela m’a vraiment donné envie d’avoir ma propre structure, même si c’est un domaine complètement différent. Pour des raisons de mobilité, je n’ai pas pu évoluer dans l’entreprise et c’est ce qui m’a poussée à me lancer. Je me suis dit que c’était le moment de tenter quelque chose de différent, de prendre un peu le risque. L’idée a germé petit à petit en 2012 et j’ai vraiment pris la décision de tenter l’aventure en janvier 2013 avec les bonnes résolutions !
Le site a ouvert mi-juin 2013 en version bêta sur les Alpes-Maritimes et la version la plus aboutie est sortie avec l’ouverture du site sur toute la France.

Comment avez-vous eu  l’idée de créer ce projet ?

C’est une idée qui découle d’une expérience personnelle, car je suis curieuse, j’aime apprendre, j’aime rencontrer de nouvelles personnes. J’avais envie de prendre des cours de conversation en anglais, sans pour autant suivre des cours individuels qui peuvent s’avérer onéreux. Dans ma ville je n’ai pas trouvé de cours de conversation sympathiques à un prix abordable. C’est ainsi que j’ai eu cette idée. Je me suis dit que s’il était possible de créer une plateforme pour les langues, pourquoi ne pas l’étendre à d’autres activités comme les arts créatifs, la cuisine et bien d’autres ateliers. En faisant une étude de marché je me suis rendue compte que ça n’existait pas vraiment et je me suis lancée.

Logo Cours Groupés

Présentez-nous Cours Groupés.

C’est une plateforme collaborative d’apprentissage qui est basée sur le transfert de compétences et le partage de passions. Il y a deux types de membres : les formateurs et les participants. L’inscription est gratuite. L’idée est que tout le monde soit gagnant.
Le principe est de proposer des cours à des tarifs plus abordables puisque les cours comptent plusieurs participants. Le formateur fait payer un montant moins élevé mais au final cela lui fait des revenus supérieurs.
Le formateur propose un cours. La mise en ligne est gratuite.  S’il a des participants il gagne le montant de la participation qu’il a défini et le site prend une commission dessus. Dans le cas où il n’y a pas d’inscrits, rien n’est facturé. Ainsi, cela n’engage en rien et le formateur peut proposer à nouveau le cours autant de fois qu’il le souhaite.
Pour le participant, comme je le disais, le cours est forcément plus économique qu’un cours individuel.
Comme beaucoup de plateformes collaboratives le site fonctionne sur un système de recommandations avec un commentaire sur la façon dont s’est déroulé le cours et une note. Cela permet ainsi aux formateurs d’obtenir des inscriptions à d’autres cours avec plus de facilité car forcément cela inspire confiance. C’est de cette façon que nous sommes garants de la qualité des formateurs.
Enfin pour le formateur ce peut-être une façon de capter certains clients et d’envisager peut-être avec eux des prestations plus approfondies. C’est leur vitrine !

Où en êtes vous quelques mois après le lancement du site ?

Aujourd’hui il y a environ 1500 membres inscrits dans la communauté et on compte entre 120 et 140 cours programmés pour les semaines à venir. Les membres qui ont déjà participé à des cours sont satisfaits de l’expérience et sont enthousiastes pour participer à d’autres cours. J’ai par exemple en tête une personne qui a suivi un cours de cuisine niçoise, qui a suivi un cours de psychologie à la petite enfance, puis un cours de couture et qui finalement souhaite donner des cours d’anglais. C’est pour moi un membre représentatif de ce que je veux qui se passe, à savoir quelqu’un de curieux dans plusieurs domaines et qui en plus peut proposer ses savoir-faire. Le fait que l’on puisse être à la fois formateur et participant est un aspect vraiment intéressant que je voudrais voir se développer.
Pour l’instant parmi les cours qui ont déjà eu lieu, 100% ont eu des retours positifs des participants.

Avez-vous reçu des aides financières ?

J’ai investi personnellement dans le projet, je n’ai pas reçu d’aide financière. Mon idée maintenant est de faire démarrer le business et avoir assez de recul pour en sortir des statistiques et ainsi dans un deuxième temps avoir la possibilité de lever des fonds, avec un système de crowdfunding. Je pense que c’est ce qui s’adapterait le plus au modèle, mais ce n’est pas évident car c’est un concept assez innovant, on ne peut pas trop comparer avec d’autres plateformes existantes. Il va falloir surtout expliquer l’idée et intéresser de potentiels  investisseurs sur le concept en lui-même, mais là c’est encore tôt. Aujourd’hui l’investissement le plus important a été le site internet et la communication. Plus tard l’idée serait peut être d’embaucher un développeur dans la société. Mais pour le moment le côté communication est très important car il faut se faire connaître et agrandir la communauté.

Comment voyez vous Cours Groupés dans quelques mois ?

J’espère que le concept va se développer pour que je puisse embaucher plusieurs personnes et pouvoir l’exporter dans d’autres pays.

Retrouvez Cours groupés sur les réseaux sociaux :

NeoSquat, le service de location de mobilier

Lorsque l’on est jeune actif ou étudiant, trouver un logement peut vite être un problème et amène à se poser de nombreuses questions: louer un meublé ou non? Auquel cas, où acheter les meubles? Quand et comment les faire livrer? Qui va m’aider? NeoSquat, notre startup de la semaine vous propose ses services pour vous épargner toutes ces questions. Elle loue du mobilier à des particuliers pour leur permettre de ne se soucier que du choix de leur logement.

Analyze Thiz a interviewé William Genis et Quentin Peretti, les deux co-fondateurs de cette startup incubée à l’ESSCA Paris.

NeoSquat .com

Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?

Quentin Peretti : J’ai commencé par un IUT Techniques de Commercialisation puis je suis entré à SKEMA Business School, ce qui m’a permis de connaître quelques expériences professionnelles à l’étranger et de voyager, de récupérer des idées à droite à gauche comme la location de meubles, importée des États-Unis.

William Genis : J’ai d’abord fait une Classe Prépa, puis je suis parti sur Nice pour intégrer une école où j’ai rencontré Quentin dans le cadre d’une association. Nous avons commencé à travailler sur ce projet d’entreprise pendant ma dernière année à l’école, Quentin était en année de césure. Le projet a donc deux ans, et l’entreprise existe officiellement depuis janvier 2013. L’activité a démarré réellement en mars 2013 avec le lancement du site Internet.

Est-ce que ce concept de location de meubles est implanté aux États-Unis ?

Q.P : C’est un concept qui existe et y est très développé : l’activité est évidemment adaptée au marché américain, la principale entreprise propose de la location de meuble pour les particuliers mais aussi les entreprises.

Pourriez-vous nous présenter NeoSquat ?

W.G : NeoSquat est une activité de location de mobilier et d’électroménager (blanc et multimédia) qui a 2 objectifs :

– proposer une nouvelle manière de consommer ces articles plutôt que de passer des achats lambda

– proposer une alternative aux problématique du logement, parce que la location de mobilier permet de ne plus s’embêter à déménager, on ne se focalise plus sur les appartements meublés. Nous voulons apporter aux gens la possibilité d’arriver en ville et de choisir indépendamment un logement vide ou meublé.

Q.P : D’autant plus qu’un logement vide coûte 10 % à 30 % moins cher qu’un logement meublé sur Paris, et que de manière générale en France il y a quatre fois plus d’appartements vides que de meublés en location.

Comment avez-vous eu l’idée ?

Q.P : Pendant notre parcours scolaire, nous avions l’envie de créer notre entreprise ensemble. Nous avons toujours gardé contact et cherchions une idée qui nous plairait.  Sans secteur d’activité particulier. L’idée nous est venue après deux expériences, premièrement nos périodes de stage à Paris durant lesquelles nous avons découvert la difficulté pour se loger à Paris, puis la découverte de cette activité aux États-Unis lors d’un voyage. Nous avons pensé le ramener en France en l’adaptant au marché local.

W.G : Outre l’idée, ce qui nous intéresse dans cette démarche c’est que notre entreprise a du sens, par la vente d’un service nous apportons une aide à un client, une réponse à une problématique. Les clients nous remercient d’ailleurs pour cette aide plus que pour le service en lui-même, c’est ce qui nous fait plaisir.

Où êtes-vous basé ?

Q.P : Nous sommes installés à Boulogne-Billancourt, mais notre activité s’étend sur la France entière. Aujourd’hui 80 % de notre activité est réalisé à Paris, mais la tendance commence à s’inverser sérieusement.

Le mobilier est proposé sous forme de pack, est-il possible de changer certains articles ou de ne louer que certains articles ?

Q.P : Tout à fait, notre site Internet met à disposition du client des packs, mais il est possible de ne choisir que certains articles. Nous nous efforçons d’être proches de nos clients et de leurs attentes, pour proposer une solution à chacune des demandes.

W.G : Tous les produits sont disponibles à l’unité, les packs permettent de faciliter la navigation sur le site et le choix du mobilier. Lorsqu’un client souhaite effectuer une modification sur un pack ou un groupement de produits, il nous contacte et nous répondons au mieux à sa demande.

Comment le client peut-il faire appel à vos services ?

W.P : Nous avons une boutique en ligne sur laquelle le client peut louer son mobilier. Nous ne disposons pas de point de vente, du moins pas pour le moment. Il arrive aussi que des clients nous contactent par mail ou par téléphone.

Quel est votre business model ?

W.P : Nous avons des accords commerciaux avec un certain nombre de partenaires et nous possédons le droit de propriété de tout le mobilier que nous louons. D’autre part nous bénéficions de partenariats qui nous assurent plus de visibilité.

Q.P : Notre activité est centrée sur la location de mobilier, qui peut être de courte durée, mais également s’étendre sur plus d’un an. D’autre part, nous proposons des services supplémentaires comme l’installation des meubles, l’emménagement. Enfin, le locataire peut nous acheter le mobilier s’il le souhaite.

Nous mettons en avant une flexibilité vis-à-vis du client, la livraison se fait au moment voulu par lui, et non pas en fonction de nous. Cela peut paraître plus complexe au niveau de la gestion, mais nous permet de garantir une satisfaction maximale. Tout le service est pensé autour d’une unique problématique : la capacité à offrir à chaque client exactement ce qu’il souhaite.

Avez-vous eu une aide financière lors de la création de cette startup? Avez-vous travaillé dans un incubateur ?

W.G : Pour la création, nous avons fait appel à nos amis et nos familles, complété par Oséo, un emprunt bancaire et nos apports personnels.

Q.P : Initialement nous avons travaillé avec l’incubateur de notre école : SKEMA, avant que le projet ne se lance. Puis, lorsque notre projet a atteint un stade plus avancé, nous avons contacté l’incubateur de l’ESSCA, qui nous a accueillis après entretien. Nous bénéficions de cette manière d’un véritable appui, comme un support juridique, mais surtout cela nous permet d’échanger constamment avec les autres startups !

Avez-vous des retours particuliers ?

W.G : Nous avons des clients qui ont été clients à plusieurs reprises, ce qui est bon signe, et beaucoup de nos clients sont des amis de clients, ce qui démontre le potentiel du bouche à oreille et de l’image positive de notre démarche. De manière plus anecdotique, tous nos clients sont satisfaits de leur literie !

Q.P : Facebook nous aide en ce sens à obtenir des retours de nos clients. Sur notre page Facebook, certains anciens clients postent des messages pour nous dire qu’ils ont apprécié le service qui leur était proposé.

Quels sont les prochains axes de développement ?

W.G : Dans un premier temps nous souhaiterions accélérer le développement national de l’entreprise. Nous livrons sur l’ensemble du territoire, mais nous souhaiterions y être vraiment installé. Dans un second temps, nous allons développer le catalogue pour accueillir de nouveaux produits et de nouvelles gammes de mobilier et d’électroménager.

Q.P : Nous n’envisageons pas de points de vente physiques dans l’immédiat, mais un jour peut-être.