“Fensch Toast ? C’est du plaisir avant tout !”

Logo de l’entreprise

Cyril, Alexandre, Thomas, Godeffroy, Quentin et Renaud. Non, ce n’est pas un nouveau boys band, mais bien les membres de la société de productions audiovisuelles Fensch Toast. Issus de la vallée de la Fensch, en Lorraine, cette bande de copains d’à peine 25 ans ont décidés de se lancer dans la production audiovisuelle. Portrait d’une jeune société qui en veut.

Une passion commune

Fensch Toast. Voilà un nom bien particulier. Créée en 2010, cette société est l’aboutissement d’une passion commune d’une bande de copains : l’audiovisuel. Rencontrés en 2005 au lycée à Thionville, en Lorraine, Cyril, Alexandre et Thomas décident de s’unir et de tourner quelques court-métrages. Ils rencontrent Godeffroy, passionné de théâtre, Quentin, photographe et Renaud. Ils forment alors ensemble une équipe qui fait ses propres projets. “On est contents, on est entre nous, on choisit nous-même les projets qui nous intéressent.” explique Cyril, le producteur.
Seulement, tout n’est pas si simple, et ils ne peuvent être éligibles aux subventions audiovisuelles, malgré leur talent. Cyril décide alors de créer l’association Point Zéro, en 2007. “Nous étions bénévoles, c’était chouette. On avait enfin un véritable cadre pour pratiquer, qui nous permettait de faire un peu plus que ce que nous faisions déjà” explique Cyril. C’est d’ailleurs lui qui a proposé à ses camarades de se lancer encore plus loin : “Je suis monté à Paris pour faire des castings et j’ai été pris pour un rôle. J’ai alors vu l’envers du décor. J’ai trouvé ça impressionnant mais pas inatteignable.” Il suffisait, selon lui, de trouver du “matériel adéquat”, puisque les “compétences étaient déjà acquises par l’équipe”. Il a donc proposé aux autres membres du groupe de se lancer en dehors de l’association déjà existante : ils ont tout de suite accrochés et l’ont suivi dans ce nouveau challenge.

Fensch Toast
Fensch Toast

Un nouveau départ

Et qui dit nouveau départ, dit nouveau nom. Pourquoi donc Fensch Toast ? Est-ce que cela signifie quelque chose ? “Et bien, la vallée de la Fensch est un endroit assez connue dans notre région. Et c’est aussi de là que la majorité du groupe vient.” raconte Cyril, sourire en coin. Un rappel aux sources en somme. Et le Toast ? “C’est un jeu de mot qui symbolise le fait de partir d’une matière, de la chauffer et de l’expulser quand le degré adéquat correspond. C’est un clin d’oeil au fait que l’on fonctionne comme ça dans notre société.” rajoute-t-il.
Et le groupe commence fort avec un premier clip réalisé pour le groupe Habstrakt. “Get Funky” réalise plus de 180 000 vues sur la plateforme Youtube. “C’est un véritable coup de poker” raconte Cyril, “Nous n’avions pas les droits sur la musique du groupe mais on s’est tout de même lancé. On a fait une véritable démarche de production : on est à la base du scénario, de la réalisation et du montage. Tout est de Fensch Toast” Le travail fini, ils décident donc de le montrer à l’artiste. Celui-ci adhère alors totalement à l’idée et utilise leur vidéo comme clip officiel ! Un premier pas est franchi pour Fensch Toast.

Ils décident alors de monter leur propre court-métrage. “Geste Commercial” voit le jour en 2012. “C’était une bonne expérience. Bien sur, comme toutes les premières fois il y a du bon et du moins bon.” Geste Commercial, c’est l’histoire de Tom, un jeune homme qui mange tranquillement des pâtes sur son canapé en regardant la télévision. Mais il va voir son quotidien perturbé quand le chef cuisinier, emblème d’une célèbre marque de pâtes, fait irruption dans sa vie. Un combat va alors naitre : il va opposer la marque, la pub et le centre commercial, face au jeune consommateur. “Le scénario ne tenait qu’en deux pages. Mais c’était un véritable plaisir. Quasiment toutes les scènes étaient improvisées !” Ce court-métrage fut d’ailleurs diffusé au cinéma Le Palace de Metz pendant une semaine.

Et la suite ?

“L’objetcif à long terme, c’est que l’on devienne des salariés à temps plein. Nous avons tournés deux productions auto-produites mais nous voulons voir encore plus loin et produire un court-métrage. Nous aimerions avoir le soutien de la région, du Conseil Général…” explique Cyril. Mais en attendant, le groupe continue d’appeler régulièrement des entreprises afin de savoir si elles ont besoin de leur service. “Nous avons récemment tourné une vidéo pour le directeur du festival Passages, Pierre Lescure. Le fait que chacun d’entre nous est une vie en dehors de Fensch Toast permet d’avoir un réseau encore plus large et de développer de nouveaux projets.” Niveau festival, le clip Get Funky a d’ailleurs été sélectionné à la Fédération Française de cinéma et de vidéo. L’occasion de revoir leur travail à Bourges et de se lancer encore un peu plus dans l’aventure audiovisuelle !

Page Facebook de la société
Leur clip, Get Funky

Dix albums à écouter cet été

Ca y est, c’est l’été, ce qui signifie de longs trajets sur la route des vacances, du temps à passer avec ses amis, et pour ceux qui en ont la chance, du temps à tuer. Voilà donc une petite liste d’albums à écouter ou réécouter pour l’été. Dans le cas où Deezer ne propose pas ces fameuses galettes, pas de panique, un petit tour par Youtube ou Grooveshark, et tous vos soucis s’envolent.
Ps : ceci n’est pas un classement, les albums sont simplement listés.

1/ Random Access Memories, Daft Punk (2013)

Prévisible. Incontournable. Vous avez le choix. Pourtant, le dernier opus des Daft Punk mérite de s’y attarder. Il faut dire qu’il reste, selon moi, plus accessible que Homework ou Human After All par ses sonorités funk et disco. Les morceaux en featuring avec Pharell Williams sont taillés pour squatter votre mp3. Les autres, comme Giorgio by Moroder ou Touch, se découvrent et s’apprécient avec le temps. Coup de cœur personnel, Instant Crush, avec Julian Casablancas comme invité. La dernière production des deux robots Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo est clairement inévitable.

Nile Rodgers et Pharrell Williams sont présents sur plusieurs morceaux de l'album
Une chose est sûre, le buzz était total avec les extraits de “Get Lucky”.

2/ The 20/20 Experience, Justin Timberlake (2013)

Ce cher Justin Timberlake sait se faire désirer. Sept ans après son dernier album (dont on ne se lasse pas), il revient avec un opus plus long, plus travaillé. Certains morceaux étonnent par leur durée, se révèlent répétitifs, quand d’autres se laissent docilement écouter. Rien que par curiosité, et parce qu’il est d’ores et déjà un des albums de l’année, vous ne pouvez pas passer à côté.

3/ Yeezus, Kanye West (2013)

Tantôt il déçoit, tantôt il est acclamé. Personne n’y est indifférent. Pour ce nouvel album où papa Kanye montre qu’il apprécie sa personne – référence au morceau I Am a God -, c’est une avalanche de beats lourds, parfois trop, qui vous attend. Ajoutez une dose de vocodeur ici et là qui rend le tout vraiment inaudible si vous n’êtes pas d’humeur. Voire carrément insupportable comme sur Blood On The leaves. Oui oui, insupportable. Quelques morceaux sont plus corrects, à l’instar de Black Skinhead. À écouter pour se faire son avis personnel.

4/ The Golden Age, Woodkid (2013)

Pochette de “The Golden Age” de Woodkid. 

Un des phénomènes de l’année musicale française. Et même si tous les morceaux sont en anglais, on peut quand même se faire mousser. Allez, cocorico quoi ! Plus sérieusement, The Golden Age a un côté épique, des compositions dignes d’un orchestre philarmonique, une vraie touche de poésie, et des rythmes surpuissants de tambours. Certains se plaindront tout de même de quelques redondances en avançant dans leur écoute. Il n’en reste que pour un premier album, il est plus que correct, et ne lasse pas le moins du monde. Petit plus pour le bonhomme qui allie vidéos d’exception à ses morceaux.

5/ One, C418 (2012)

Totalement inconnu pour la plupart, C418 est le compositeur des musiques de Minecraft. Son album n’échappe pas à ce style bien reconnaissable. Pour les fans de musique électronique plutôt douce, ou pour ceux qui souhaitent renouveler les musiques du jeu avec des morceaux du même accabit, voici l’album One sur Grooveshark.

6/ The Next Day, David Bowie (2013)

Eh oui, David est encore là. Imaginez un peu que son premier album date de 1967. 46 ans plus tard, l’artiste continue de surprendre, avec un opus sorti de nul part. On reconnaît d’ailleurs la pochette d’Heroes, sorti en 1977, sous le carré blanc. Rien que pour sa carrière, c’est presque un devoir de l’écouter. Pour la musique ensuite, car on retrouve les sonorités propres à Bowie, et surtout sa voix. Côté morceaux à retenir, The Next Day – titre éponyme – ouvre parfaitement l’album. L’album est assez homogène, et donne envie de se replonger dans les premiers opus de Ziggy Stardust.

7/ Jazz, Queen (1978)

Impossible de passer à côté de la nouvelle publicité Visa. Mais si, celle où l’on voit un vieil homme rajeunir au fur et à mesure qu’il se sert de sa carte de crédit, tout en courant vers la maternité. Don’t Stop Me Now résonne tout le long de la pub’. Une bonne raison d’écouter l’album qui va avec. Ainsi, vous pourrez bien réagir quand quelqu’un – qui aura l’air bête à ce moment là – vous sortira la phrase maudite : « Ooh mais si je connais ça, c’est la musique de la pub avec le vieux ! ». Jazz est disponible ici.

8/ Don’t Forget Who You Are, Miles Kane (2013)

Miles Kane est un artiste à retenir.

Miles Kane, c’était un peu une surprise en 2011, avec Colour Of The Trap. Là, le bonhomme revient, toujours avec un son rock entraînant, et surtout une voix reconnaissable tout de suite ! Son premier album était un vrai succès, et le deuxième en est le digne successeur. Les morceaux sont bien montés, mais parfois un peu courts : aucun morceau n’atteint les 4 minutes, et l’album dure tout juste 32 minutes. Dommage, car on en redemande plus ! Mention spéciale au premier titre, Taking Over, qui fait figure de morceau phare.

9/ The Doors, The Doors (1967)

Aujourd’hui est le 42e anniversaire du décès de Jim Morrison. Une bonne raison comme une autre de revenir vers le disque qui a lancé le succès des Doors. Bardé de classiques, les onze morceaux sont juste excellents. L’album est difficilement critiquable. Encensé depuis sa sortie, il est désormais un des albums de rock les plus reconnus au monde. Vous pouvez aussi vous amuser à reconnaître certains morceaux, entendus dans des spots publicitaires, ou dans des films comme Apocalypse Now pour le morceau The End. Merci Grooveshark !

10/ Red, Taylor Swift (2012)

Eh oui. Il n’en plaira pas à tout le monde, pourtant la jeune chanteuse a réalisé plusieurs records de ventes avec son quatrième album. Meilleures ventes lors de la première semaine depuis 2002 (et Eminem avec The Eminem Show) et deuxième meilleur démarrage pour une artiste féminine (derrière Britney Spears en 2000). Ses six millions d’albums vendus parlent pour elle. Et côté artistique, on retrouve de nombreuses balades, entre pop et… pop. L’album surprend, s’écoute agréablement, parfait pour l’été. Notez que Taylor Swift, seulement âgée de 23 ans, connaît un grand succès outre-Atlantique depuis ses 17 ans. Rien que ça. Vous pourrez aussi mettre fin aux préjugés – dû surtout au fait qu’elle est encore moyennement connue en France – et vous forger votre propre avis sur Red, tout bénéf quoi !

Ps: tous les albums où le lien n’est pas indiqué sont disponibles sur Deezer. Facile à trouver quoi.