L’Illusion de Barbara Scerbo

Elle est jeune, très jeune même, et pourtant, son dernier projet photographique a fait la une des blogs photo à travers le monde entier.
Elle s’appelle Barbara Scerbo, et elle a accordé à Analyze Thiz une interview inédite pour nous parler d’elle, de ses projets et de son état d’esprit.

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

Bonjour Barbara, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je m’appelle Barbara Scerbo. J’ai 19 ans et je suis née à Caltagirone, en Sicile. J’ai fini le lycée (Ettore Majorana) cette année et j’ai déménagé à Rome pour étudier la photographie et améliorer mes compétences avec des professionnels à la Roman School of Photography.
Mes parents m’ont toujours aidée et soutenue dans mes choix et l’investissement dans le matériel de photographie. J’espère que je n’ai pas fait le mauvais choix.

Quelle est votre source d’inspiration?

Je n’ai pas une source d’inspiration particulière. Je peux la trouver dans un visage, un endroit, dans une maison bien décorée. L”inspiration me parvient au travers d’autres personnes, de mes amis. D’ailleurs, ils m’ont proposé beaucoup d’idées qui sont souvent brillantes !

Comment avez-vous appris la photographie?

Ma passion pour la photographie est née après avoir vu les photos prises en Inde par un collègue de ma mère. Mon père m’a offert un appareil CoolPix. Depuis, je lis beaucoup de livres sur la photographie, je regarde des tutos sur YouTube et je discute avec des professionnels.

Parlez-nous un peu de votre dernier projet artistique “Illusion”. Quel est le message que vous voulez transmettre?

Le projet “Illusion” était un vrai challenge. Je l’ai réalisé à la demande de mon ami Angelo. Ce n’était pas une idée nouvelle, mais comme chaque photographe, j’essaie de retravailler une idée existante avec mes propres points de vue et apposer ma touche personnelle pour la rendre originale.
Le but n’était pas de transmettre des émotions comme dans les photo-reportages : les modèles n’établissent aucun contact avec ceux qui regardent la photo. Je ne raconte aucune histoire non plus. C’est un jeu de lumière qui, sans la photographie, n’aurait pu être vu à l’œil nu.

Comment l’avez-vous  effectué?

C’est très simple : j’ai pris 2 photos, une avec le modèle, une sans. Ensuite, j’ai superposé les 2 photos avec Photoshop.

Comment décriviez-vous votre style?

Je n’ai pas encore un style qui m’est propre. Peut-être que d’ici quelques années j’en aurai un.

Quel est votre matériel?

Appareil : Nikon D7000
Objectifs : Nikkor 35mm f/2.8 and Nikkor 55-200mm f/4-5.6 Zoom
Logiciel : Photoshop CS6

Travaillez- vous en Freelance ou au sein d’une agence?

Je suis actuellement en freelance. Mais quand j’aurai fini mon école, je collaborerai avec une agence.

Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez…

Médecin vétérinaire. C’était mon deuxième rêve.

Quelle est votre photo préférée? et pourquoi?

L’une des photos que j’aime beaucoup :

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

C’était un projet que j’ai effectué en collaboration avec Federica Quattrocchi (fashion designer), Simona Gazzano (modèle) et Leo Aerografie (body painter). J’aime sa froideur et le jeu de lumière.

Quelles sont tes anciens et futurs projets?

Mes principaux anciens projets sont “The Women robot” et “Tiptoe”.
The Woman robot : c’est à propos d’une femme robot qui voulait être normale mais elle ne pouvait pas comme elle est connectée et submergée par la technologie.
Le deuxième est un hommage à la danse, le plus beau des arts !

Un dernier mot?

Malgré que le monde de la photographie soit très ouvert à tout le monde, y faire une place est toujours difficile et les photographes doivent croire à leur potentiel. La vie n’est pas juste faite des rêves, mais d’une réalité compliquée, un engagement constant, un sacrifice et de la chance ! Et il est toujours utile d’avoir un plan B de côté.

Merci Barbara.

Vous trouverez Barbara Scerbo sur :

Helmut Newton : un hommage

Analyze Thiz rend hommage aujourd’hui à un grand photographe, Helmut Newton qui nous a quittés le 23 janvier 2004.

Né à Berlin en 1920, il émigre en Australie pendant un certain moment avant de s’installer à Paris et finalement à Los Angeles où il est mort à cause d’un accident de voiture.

Collection Yves Saint-Laurent (Helmut Newton, Vogue France)
Collection Yves Saint-Laurent (Helmut Newton, Vogue France)

Helmut est connu pour ses photos provocatrices en noir et blanc qui avaient une certaine touche érotique et une violence sous-jacente. Il s’est intéressé surtout aux photographies de mode et de la nudité féminine. Il utilisait aussi la technologie Polaroid à partir des années 70 pour ses photos de mode pour avoir un aperçu immédiat des ses idées.

Il a collaboré pour différents magazines australiens, allemands et français parmi eux Vogue Magazine.

Femmes dans le désert arabe, (Helmut Newton, Vogue France)
Femmes dans le désert arabe, (Helmut Newton, Vogue France)

Il a présenté ses collections un peu partout dans le monde et reçu plusieurs prix et décorations tels que le Grand Prix National de la Photographie (France, 1990) et la Grande Croix du mérite allemand (Allemagne, 1992).

Auto-portrait (Helmut Newton)
Auto-portrait (Helmut Newton)

Helmut a créé en 2003, quelques mois avant son décès, la fondation Helmut Newton (HNF) en partenariat avec  la fondation du patrimoine culturel prussien (stiftung preußischer kulturbesitz) pour préserver et présenter ses travaux ainsi que ceux de sa femme (June)- collection Alice Springs.

Helmut Newton (David Bowie, 1982)
Helmut Newton (David Bowie, 1982)
Yves Saint-Laurent (Helmut Newton)
Yves Saint-Laurent (Helmut Newton)
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
David Lynch et Isabella Rossellini (Helmut Newton)
David Lynch et Isabella Rossellini (Helmut Newton)
Monica Belluci (Helmut Newton)
Monica Belluci (Helmut Newton)
Madonna (Helmut Newton, 1991)
Madonna (Helmut Newton, 1991)
Helmut Newton, Vogue France
Helmut Newton, Vogue France

Helmut Newton sur le web:

Pixopolitan : une ville, une photo

Le nombre de sites de photo avait explosé depuis quelques années. Une croissance due à l’amélioration technique des serveurs, à la baisse du prix de stockage et à la fluidité d’échanges entre les utilisateurs.

Ces sites proposent plusieurs activités en allant du simple stockage, à l’impression des albums photos ou des goodies. Notre start-up de cette semaine est française, elle s’appelle Pixopolitan. Les photographes comme les amateurs de la photo et de la décoration vont s’y s’intéresser. Elle a su se positionner sur un segment spécifique et propose une activité inédite en photographie. Gérée par deux jeunes entrepreneurs, elle propose d’imprimer en bonne qualité des photos des villes où vous vivez comme de celles où vous rêverez d’y aller grâce à un réseau de photographe dans plusieurs pays et plusieurs villes.

Entretien avec Romain Barbet, un des fondateurs de Pixopolitan.

Analyze Thiz : Bonjour Romain, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre associé ?

Romain Barbet : J’ai 25 ans, je suis diplômé d’Euromed Management programme Cesmed en 2010, j’ai effectué la

Les fondateurs de Pixopolitan: Paul-Henri Blaiset et Romain Barbet.
Les fondateurs de Pixopolitan: Paul-Henri Blaiset et Romain Barbet.

moitié de ma scolarité à Marseille en France et l’autre moitié à Shanghai en Chine. Ensuite j’ai intégré Sup de Co Reims où je suis toujours étudiant en dernière année avec mon associé Paul-Henri Blaiset.

Comment avez-vous eu l’idée de Pixopolitan ?

En rentrant de Shanghai, je voulais une photo qui illustre cette ville pour l’accrocher dans mon appartement à

Reims. Or je n’ai pas pu trouver un service sur le web pour satisfaire ma demande. Là je me suis rendu compte qu’il y a une vraie demande en décoration pour ce concept et j’ai commencé à travailler sur l’idée en septembre 2011. J’ai rédigé le business plan jusqu’à janvier 2012 et avec mon associé, nous avons intégré en mars 2012, via un concours, l’incubateur Founder Institute à Paris, (un des grands accélérateurs de start-up au monde, il est implémenté dans 22 pays et plus de 37 villes, NDLR). Nous avons créé la start-up en juin et en juillet nous avons fini 3ème sur 30 idées retenues en juillet. Le site web a été lancé le 4 octobre dernier en version bêta. Nous avons ouvert une boutique éphémère début décembre et la prochaine sera à partir de 9 janvier jusqu’à 9 février à Paris dans le célèbre quartier le Marais au 13 rue des blancs manteaux à Paris.

La boutique éphémère au 13 rue des blancs manteaux 75004
La boutique éphémère au 13 rue des blancs manteaux 75004

Avez-vous eu une aide financière ?  une levée de fonds?

Non, le capital initial est constitué uniquement d’un apport personnel.

Pourriez-vous nous parler un peu du business model de Pixopolitan?

C’est de l’e-commerce et nous prélevons une marge sur chaque produit vendu. Un jury sélectionne les photos à

Endless stairs - Dongguan, China (par Lun Liu)
Endless stairs – Dongguan, China (par Lun Liu)

publier sur le site. Sur chaque photo vendue, nous reversons entre 5 et 15% HT (en fonction de la taille de la photo) au photographe. Les prix sont fixes de 49€ à 229€ tout dépend du support et du format demandés.

Nous avons aussi un système d’appel d’offres ou “tirage sur-mesure” uniquement – pour l’instant – pour Paris, Londres et New-York: le client commande la photo de n’importe quelle rue/quartier de ces 3 villes. Nous transmettons ensuite l’adresse à la communauté des photographes de la ville concernée qui prendra des photos et par la suite les proposer au client. Ce dernier sélectionne une ou des photos et peut décider de les avoir en exclusivité pour 400€ ou non pour 200€ (tirage classique).

Nous avons actuellement 3 tailles différentes de photos proposées aux clients: 30×45, 60×90, 100×150. (cm) et le site existe en anglais et en français.

Quels sont les supports proposés que vous proposiez ? 

Nous proposons que du Toile 100% coton et de l’aluminium laqué.

Underground - Paris, France (par Pascal Dupont)
Underground – Paris, France (par Pascal Dupont)

Y-a-t-il un tirage limité ?

Pour le moment non mais cela pourrait être possible dans l’avenir.

Côté juridique, comment gérez-vous les droits d’auteur?

Nous devons propriétaire de chaque photo publiée sur le site et nous avons le droit de l’exploiter et la vendre d’une manière exclusive pendant 2 ans. L’avantage de cela, les photos que vous trouverez sur Pixopolitan vous ne les trouverez nulle part ailleurs.

Avez-vous déjà des photographes avec qui vous collaborez ? Comment vous les avez recrutés ? Est-ce qu’ils sont tous connus ? 

Oui, 133 photographes jusqu’à maintenant pour 384 photographies validées. Nous les avons recrutés sur les réseaux sociaux généralistes et spécialistes en photographie et depuis peu nous avons des inscriptions spontanées. Le photographe n’avance aucun coût pour publier ses photos sur notre site. Les photographes peuvent être des amateurs comme des professionnels.

Quelles sont les villes accessibles pour le moment ?

Plus de 54 métropoles mais nous sommes bien implantés (plus de 5 photographes dans chaque ville) à Paris, Marseille, Lyon, Lille, New-York, Londres, Shanghai et Tokyo.

Quelles sont vos axes de développement ?

Publier la V2 du site web, avoir entre 1000 et 2000 photos avant la fin de l’année et rendre le service d’appel d’offre opérationnel dans une dizaine de grandes villes.

Merci Romain pour cette interview.

Pixopolitan en chiffres:

  • 133 photographes inscrits
  • 384 photos validées
  • >50 métropoles concernées
Retrouvez Pixopolitan sur:

Une carte postale, oui, mais pourquoi?

C’est toute une histoire…  

La carte postale a fait son apparition pour la première fois en France dans les années 1800. Celle-ci servait comme moyen de communication avant le téléphone. Selon les modèles et les époques, l’un de ses côtés peut porter une illustration dessinée ou photographique, à vocation touristique, artistique ou humoristique. Une des fonctions les plus anciennes de la carte postale est aussi d’être un objet de collection. Continue reading Une carte postale, oui, mais pourquoi?

Eric Clément-Demange : “je fais de la photo pour voir le monde autrement”

La photographie est pour Eric Clément-Demange un moyen d’expression qui lui permet de prendre la parole. Par l’encrage et le grattage, il apporte une nouvelle dimension à ses images. Il travaille de manière instinctive. Pour ce chasseur d’images, la photographie représente un vrai travail intellectuel.

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iPhone et Smartphone : une révolution photographique ?

Nos nouveaux compagnons de vies...

Les amateurs du « noble » art photographique sont en plein émoi. Après l’abandon de la pellicule, l’arrivée massive du numérique, l’essor du compact, il faut maintenant s’attendre à un changement de mentalité dans le monde de la prise de vue suite à la modernisation de nos téléphones ?

C’est un fait, la démocratisation du « smartphone » et la miniaturisation des capteurs ont permis à tous de partager ces moments de vie, aussi vite qu’un clic sur un écran tactile. Prendre une photo n’est plus l’apanage des techniciens de l’optique  mais se révèle simple comme bonjour où que vous soyez, quand vous le désirez !

La photographie va-t-elle opérer un changement radical dans sa façon d’être envisagée ? Est-ce que nous allons ranger au placard nos reflex et autres merveilles technologiques ? Comment réagissent les géants du secteur ? Pour ce premier article, partons à la découverte de ce nouveau phénomène…

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