AMPION Venture Bus : 5 jours à bord de bus parcourant l’Afrique pour créer des start-up

AMPION Venture Bus est une compétition inédite réunissant plusieurs jeunes entrepreneurs, designers, développeurs, devant créer, durant leur parcours en bus, des start-up. Ce road trip qui en est à sa deuxième édition cette année, comptera 160 participants de toutes nationalités et répartis dans quatre (04) bus qui auront à parcourir 15 pays africains au total.

Pour rappel, les start-up lauréates de l’édition passée sont : Sterio.me un système d’enseignement via sms, Workforce une plateforme pour mettre en relation des travailleurs journaliers avec des employeurs, et Bribed une application mobile qui fournit les prix des pots-de-vin, en temps réel.

Le déroulement de la compétition

Durant les 5 jours, les participants auront à innover en concevant et lançant des start-up qui impacteront l’Afrique toute entière. Chaque jour, les bus marqueront des arrêts dans chaque pays parcouru, permettant ainsi aux Ampionneers (participants) d’interagir avec les entrepreneurs et innovateurs locaux. La moitié des participants proviendront d’Afrique et l’autre moitié du reste du monde, notons par ailleurs que les hommes et les femmes seront égalitairement représentés à 50% chacun, dans chaque bus.

Développer l’esprit d’entreprise chez les jeunes, acteurs et moteurs du changement en Afrique tel est l’objectif visé par cette compétition selon Fabian Guhl, Fondateur et Directeur d’AMPION, organisation à but non lucratif basée à Berlin et Harare.

 

Le parcours complet de la compétition

Ainsi donc, entre septembre et novembre prochain, l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb, l’Afrique de l’Est, et la partie sud du continent verront les AMPION Venture Bus parcourir au total 15 pays.

Le trajet de cette édition 2014 se compose comme suit :

North Africa: Morocco –> Algeria –> Tunisia

West Africa: Ivory Coast –> Ghana –> Togo –> Benin –> Nigeria

East Africa: Tanzania –> Kenya –> Uganda –> Rwanda

Southern Africa: Zimbabwe –> Botswana –> Namibia –> South Africa

 

Des promesses excitantes aux participants

Le top départ sera donné à partir d’Abidjan (Côte d’Ivoire) le 19 septembre 2014 pour atteindre Lagos (Nigeria) le 24 septembre où, grâce à la collaboration entre les deux structures, la meilleure start-up d’Ampion Venture Bus aura l’exceptionnelle chance de pitcher à Démo Africa l’évènement Tech le plus important d’Afrique.

En effet,  Démo Africa rassemblera un public mondial composé d’investisseurs, de médias, d’acheteurs stratégiques, de cadres et d’autres entrepreneurs prêts à injecter 10 millions $  dans les startups prometteuses d’Afrique.

Ensuite en novembre, les meilleures équipes de chaque bus seront invitées à Abidjan,  pour présenter leurs projets lors de la conférence internationale “My African Startup”, évènement majeur dédié à l’entrepreneuriat et à l’innovation, organisé en partenariat avec la prestigieuse HEC.

Notons enfin, qu’avec le soutien d’Afrilabs, la fondation des hubs technologiques africains, et VC4Africa, la plateforme de capital-risque, AMPION offre un programme d’accompagnement aux meilleures start-up créées à bord des Venture Bus. Ceci inclut un espace de travail, de l’incubation et du mentorat pendant les premières étapes de leur vie d’entreprise.

Ce sont 160 participants qui sont attendus sur les routes du continent africain pour cette édition 2014, l’appel à candidatures est déjà lancé Inscrivez-vous ici.

Notre sélection des livres pour les entrepreneurs 2/2

Après la première partie, nous continuons notre sélection des livres pour les entrepreneurs.

The New Digital Age: Reshaping the Future of People, Nations and Business

The New Digital Age: Reshaping the Future of People, Nations and Business

Deux poids lourds de l’économie numérique et de la géopolitique; Eric Schmidt (président du conseil d’administration de Google) et Jared Cohen (directeur de Google Ideas). Ils donnent leurs points de vue et décodent le monde du demain où 5 milliards de personnes vont être connectés et ce qui va engendrer comme problèmes : terrorisme, conflit, identité, les réseaux sociaux… pourrions-nous anticiper cette avancée? devrions-nous la craindre? réponse dans ce livre.

Le bonheur d’entreprendre. De Novotel à Accor : une formidable aventure humaine

Le bonheur d entreprendre

Jean-Philippe Bozek (un chef d’entreprise et coach des dirigeants) racontent l’histoire de Paul Dubrule et Gérard Pélisson les co-fondateurs de la chaîne hôtelière et du groupe Accor.

La réalité de l’entrepreneuriat

La realité de l'entrepreneuriat

Guy Kawasaki, l’ancien responsable marketing chez Apple et évangéliste de Macintosh dans les années 80, il est actuellement le PDG de la société capital risque Garage Technology Ventures. On a présenté son autre livre dans la première partie de cet article. Il présente dans ce livre les bonnes pratiques pour qu’un entrepreneur réussisse à créer son entreprise : la communication, le commercial, le networking…

Rework – Réussir autrement: Entrepreneurs, auto-entrepreneurs, patrons ou salariés

Rework - Réussir autrement: Entrepreneurs, auto-entrepreneurs, patrons ou salariés

Jason Fried et David Heinemeier Hansson (le créateur du framework web Ruby on Rails) sont tous les deux associés et fondateur de 37signals est un éditeur américain d’application web. Ils partagent dans ce livre leurs visions de la création et de développement d’une entreprise.

Les business plans pour les nuls

Business plan pour les nuls

Etes-vous en phase de créer votre startup? Ce livre vous aidera à définir les objectifs et les stratégies de votre startup et à rédiger votre business plan. Vous pourrez par la suite le présenter à différents interlocuteurs : investisseur, business angel, clients, fournisseurs…

Le Manuel du créateur de start-up : Etape par étape, bâtissez une entreprise formidable !

Le Manuel du créateur de start-up : Etape par étape, bâtissez une entreprise formidable !

Comment créer une startup? ce livre est un guide qui vous proposera des conseils pratiques pour créer une entreprise pérenne. Steve Blank est un gourou de l’entrepreneuriat et il est basé au Silicon Valley. Bob Dorf est consultant pour plusieurs startups et adepte du Lean Startup management. Ils livrent tous les deux les secrets d’une startup réussie et profitable.

Bonnes vacances et bonnes lectures !

Merci à Alexandre Dandan (@AlexxoZ) de m’avoir recommandé certains livres

Apéro Analyze Thiz

Affiche de l'apéro
Affiche de l’apéro

Chers lecteurs,

Après une centaine d’articles et d’interviews sur des sujets divers, l’équipe d’Analyze Thiz a le plaisir de vous convier à son premier apéro sous le thème de l’entrepreneuriat.
Cet apéro sera l’occasion pour les entrepreneurs de présenter leurs start-ups, de rencontrer et d’échanger avec d’autres entrepreneurs et des personnes passionnées par l’entrepreneuriat dans une ambiance décontractée et amicale.
Elle sera l’occasion pour nous aussi , l’équipe d’Analyze Thiz, de connaître l’avancement de leurs projets.

La rencontre se tiendra au Victoria Cross à Paris.

Lien event Facebook : https://www.facebook.com/events/463959487022938/

Lien EventBrite (inscription gratuite mais obligatoire) : http://analyzethiz.eventbrite.fr/

Nous comptons sur votre présence.

Start-up : pourquoi effectuer un benchmark?

Nous avons vu, dans notre précédent article, la bonne stratégie et les bonnes pratiques pour créer une startup. Petit rappel du cycle de vie d’une startup :

Cycle de vie d'une startup
Cycle de vie d’une startup
Post-it des différentes parties de la création :
Les différentes étapes pour créer une startup
Les différentes étapes pour créer une startup
Pour pouvoir répondre à chacune de ces parties, il existe plusieurs outils pour aider l’entrepreneur à créer sa start-up. Le but de cet article est de vous présenter un outil performant qui permet de parcourir transversalement le processus cité ci-dessus.
Cet outil c’est le “Benchmarking“. C’est une technique de mesure de performances en se basant sur des indicateurs. Celà consiste à étudier et à analyser plusieurs éléments, les comparer entres-eux pour en garder le meilleur.
Beaucoup d’entrepreneurs l’utilisent avec beaucoup de légèreté et sous-estiment ses performances. Il s’agit pourtant d’un outil puissant qui fait vivre certains cabinets qui en sont spécialisés !
Pour réussir un benchmark, il faut être le plus objectif possible. C’est difficile, certes, et pour celà, il faut poser, dès le départ, certaines hypothèses pour assurer la meilleure objectivité :
  1. Mon idée n’est pas innovante
  2. Il existe au moins un concurrent 
  3. Choisir les bons indicateurs
    1. La part du marché de mes concurrents
    2. Les points forts de mes concurrents
    3. L’équipe management de mes concurrents
    4. Les points faibles de mes concurrents 
    5. Mon projet VS celui des concurrents 
    6. Les besoins des clients
  4. Soyez créatifs

1. Mon idée n’est pas innovante

On peut avoir une idée super innovante qui peut être un algorithme ou un processus chimique/biologique pour créer une nouvelle molécule qui vaut un prix Nobel et le droit d’être cité dans le magazine Technology Review dans la section 35 entrepreneurs avant 35 ans ! Mais quand on démarre un benchmarking, il ne faut pas être orgueilleux et aveuglé par cette vision ! Il faut partir du principe que mon idée n’est pas si révolutionnaire. Il faut donc chercher à l’optimiser. Voir dans un premier temps s’il n’existe pas d’autres startups ou entreprises qui l’ont déjà :

  • Cherchez sur le site de l’Inpi dans les sections qui sont en relation avec votre idée.
  • Essayez de vous renseigner, d’une façon indirecte, auprès de vos amis, de vos connaissances, sur les réseaux sociaux,
  • Cherchez dans la base de données des startups : il en existe beaucoup sur le web comme celle des Start-Up Week-End, les magazines spécialisés (FrenchWeb…)
  • N’oubliez pas les moteurs de recherches sur internet (Google est votre ami, on vous l’a déjà dit plein de fois!).
  • Ne pas se limiter à un pays donné, l’idée peut exister aux US, mais l’entrepreneur l’a brevetée dans le monde entier.

De plus, essayez de définir le terme “innovation” par rapport à votre idée. Une idée peut être innovante pour certains, mais pas pour d’autres. Quel est le degré de l’innovation ? Est-ce une innovation de rupture ou incrémentale ? Posez-vous la question suivante : qu’est ce que mon produit/service apportera aux futurs clients ?

Malheureusement, beaucoup de porteurs d’idées en présentent qui sont déjà opérationnelles et créées par d’autres entrepreneurs.

2. Il existe au moins un concurrent

Même si votre idée est super innovante, il existe au moins un concurrent, ne serait qu’un concurrent indirect. Certains entrepreneurs se vantent dans les événements et estiment qu’ils sont les seuls dans le marché. C’est une grave erreur car cela faussera votre benchmark compétitif et ne vous poussera pas à bien chercher et fouiller.
Il en existe !! Les concurrents qui font peur ne sont jamais les directs, mais les indirects parce qu’ils peuvent à tout moment innover et se repositionner pour piquer vos clients. Pensez aussi aux produits/services de substitution ! Les entreprises qui en commercialisent sont également vos concurrents :

  • Déterminez le degré des produits/services de substitution
  • Cherchez vos concurrents dans les annuaires des entreprises types Kompass ou celui des chambres de commerces
  • Lisez la presse spécialisée dans votre secteur
  • Effectuer une veille constante
  • Effectuez un sondage et pourquoi pas dans la rue, sur Internet, tout en restant discret sur votre projet
  • Si votre produit doit subir une période de développement de longue durée (une molécule pharmaceutique par exemple), cherchez dans les annuaires des cliniques qui effectuent des tests d’essai et qui indiqueront le stade de l’avancement du développement.
  • Si vous avez les moyens, achetez des rapports et des études de marché. Ils sont rédigés par des sociétés spécialisées et sont très riches en informations.
Les entrepreneurs qui partent du principe qu’il n’y a aucun concurrent et qu’ils sont les rois du marché vont échouer !

3. Utilisez des indicateurs

C’est la partie la plus importante du benchmarking. C’est bien d’effectuer un benchmark, mais c’est mieux de le doter des indicateurs qui vont guider l’entrepreneur dans ses recherches. Ainsi, les résultats seront plus détaillés, plus clairs et surtout plus pertinents pour en tirer des conclusions. Plus il y en a, mieux c’est ! L’entrepreneur doit effectuer un travail d’analyse, d’observation et de synthèse. Il n’y a pas modèle standard pour les indicateurs. L’entrepreneur, en fonction de son projet et de ses objectifs doit les créer. Certains sont communs à tous les projets, d’autres sont plutôt spécifiques à la nature du projet et aux objectifs de l’entrepreneur. Mais il faut en avoir avant de démarrer un benchmarking!
Les indicateurs communs (la liste est non-exhaustive) : 
  • La part du marché de mes concurrents : en termes de nombre de clients, de volume de ventes, la zone géographique… Vous trouverez ces données sur Internet, dans la presse, dans les rapports voire sur les sites des concurrents qui peuvent se vanter d’être leader. Si vos concurrents sont des sites web, il existe beaucoup d’outils sur la toile qui peuvent vous indiquer le nombre de visiteurs, le nombre de “fans”/”followers” d’une marque, le référencement… Ces données ne pourront pas être exactes, certes, mais elles vous donneront un ordre de grandeur. Utilisez les réseaux sociaux et étudiez l’interaction des concurrents avec des utilisateurs. Cela pourra refléter l’engagement de leurs clients (utile pour le point suivant), les différents problèmes qu’ils peuvent rencontrer…
  • Les points forts de mes concurrents : pourquoi ont-ils réussi ? Quelle a été leurs stratégies ? Est-ce leurs produits ? Est-ce leurs stratégies marketing ? Possèdent-ils une technologie brevetée ? Le code utilisé pour développer leur site web, un algorithme…
  • Les points faibles de mes concurrents : pourquoi ont-ils échoué ? Est-ce à cause du produit ? Des clients ? Du management ? Pas assez d’innovation ? Concurrence concentrée ? Ce point est très important si vous lancez un produit/service basé sur une innovation incrémentale. Êtes-vous sûr que… ?
  • L’équipe management de mes concurrents : les concurrents ne se limitent pas au niveau du produit, mais aussi à l’équipe dirigeante qui a contribué à la conception du produit et a pris les décisions. Qui est-elle ? Leurs niveaux d’études, leurs compétences, leurs backgrounds professionnels…
  • Mon idée v/s celle des concurrents : définissez les points positifs et les points négatifs, le plus-value global, les dimensions (pour un produit), le nombre de clics -l’ergonomie- graphisme (pour un site web), la durée de la prestation…
  • Les besoins des clients : si le produit/service existe déjà et que vous voulez suivre la tendance et proposer la même chose avec un petit changement, est-ce que les clients vont l’accepter ? Quel est leur degré d’attachement avec le produit/service actuel ? Si vous proposez un nouveau produit/service, est-ce qu’ils vont être réceptifs ? Pourquoi les clients vont-ils l’acheter ?
  • D’autres indicateurs : il existe d’autres indicateurs qui sont définis en fonction du produit/service et en fonction des objectifs de l’entrepreneur.

4. Soyez créatifs !

Nous avons vu qu’il faut bien organiser le benchmark et mettre en place des indicateurs pour évaluer plusieurs éléments qui intéressent l’entrepreneur.
Ne vous limitez pas aux résultats du benchmark et surtout ne vous perdez pas ! Il est vrai que ses données sont très utiles, mais il existe aussi des facteurs extrinsèques qui peuvent fausser ces données : la situation économique/réglementaire de la région/du pays, la situation politique, le manque de la technologie… Soyez créatifs, critiquez les données récoltées et essayez d’avoir un peu de recul lors de leurs analyses globales. Intégrez-y vos analyses économiques, les facteurs externes et une vision dans le futur qui peuvent jouer en votre faveur.

Product is not king!

Une fois que vous avez la réponse à tous ces points, vous pourrez les utiliser dans vos analyses, dans toutes les parties du processus de la création de votre start-up pour pouvoir rédiger votre business plan et créer votre business model.
Oubliez la notion “product is king” qui ne représente qu’un faible pourcentage de la réussite et l’échec d’une start-up !
Une start-up ne se base jamais sur un produit, mais sur un business. Pour assurer la pérennité de ce business, il faut s’assurer d’abord de sa solidité. Le benchmarking est une étape importante et une des pierres d’angle d’une start-up à ses débuts comme pendant son développement et sa croissance, il permet de créer un produit/service, de l’améliorer et d’aider l’entrepreneur dans ses choix.
Souvent les entrepreneurs aiment s’aventurer quelque soit le résultat de leurs benchmarks (s’ils en font !). Il ne faux pas s’arrêter aux résultats du benchmark et être leur prisonnier, mais ils peuvent nous donner une idée globale et le degré du risque qu’on doit encourir en créant une start-up. Ils nous évitent de  commettre des grosses erreurs.
L’entrepreneuriat reste avant tout “un esprit d’action” et pas seulement des documents, des feuilles d’Excel, de sondages… Beaucoup de startups ont réussi avec peu d’informations en benchmarking (voire sans), d’autres avaient échoué parce qu’ils n’en ont pas fait. A vous, seul,  d’évaluer votre degré de dépendance du benchmark.

Thomas Gerigk : entrepreneurs, libérez-vous!

Il se voit un peu plus qu’un mentor ou un consultant. Il veut aider les entrepreneurs à réaliser leurs projets en intégrant leurs équipes. Thomas Gerigk  est un américain qui a parcouru le monde. Plurilingue, il détient une forte expérience dans le management suite à une longue carrière en Europe(France et l’Allemagne) et aux Etats-Unis. Une expérience qu’il souhaite la mettre à profit des jeunes entrepreneurs européens.
J’ai rencontré Thomas à Paris via un ami blogueur allemand (René Büst) et nous avons eu cet entretien :

Startups

Analyze Thiz : Bonjour Thomas, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Thomas Gerigk : Je travaillais, pendant les 16 dernières années, dans des SSII américaines et européennes en début de leurs activités. Elles étaient très compétitives et avaient gagné des prix. Les capitaux risques comme Accel, New Enterprise Associates et Sequoia Capital avaient fait appel à mes services en tant que consultant, vice-président, Sales & Business Development.
Mon travail consistait  à diriger l’intégration des systèmes de ventes, à développer les canaux de distribution pour les entreprises OEM qui dépendent de Palm, Sybase, Red Hat, Sun Microsystems, Hewlett Packard, IBM et VMware.

Certaines entreprises avec qui j’ai collaboré : Witsbits, Nexenta, Contivo, Hyper9, Chelsio et Riverbed Technologies.

A côté de l’allemand, je parle couramment l’anglais et le français.

Pourquoi intéressez-vous à l’entrepreneuriat?

Rien n’est excitant qu’avoir une idée et l’apporter avec succès aux marchés pour que tout le monde en bénéficie. Du concept jusqu’aux comptes financier qui sont la preuve. Je suis un capitaliste libéral!

Comment voulez-vous les aider les entrepreneurs?

Ecouter et effectuer du mentorat avec une certaine implication; collaborer directement avec les jeunes équipes et entrepreneurs dans différentes étapes : du financement jusqu’au lancement du produit sans oublier d’assurer la sortie.

En basant sur votre expérience, comment définissez-vous l’entrepreneuriat?

La capacité de prendre une idée ou un concept et la/le réaliser.

Vous parlez plusieurs langues et vous avez vécu dans plusieurs pays, quelles sont les différentes cultures entrepreneuriales que vous avez découvertes?

En Amérique du nord, vous pourrez échouer et recommencer plusieurs fois jusqu’à la réussite. Ils ont une culture d’encouragement.

En Europe centrale, prendre des risques entrepreneuriaux et financiaux est un processus très conservateur. C’est comme si vous travaillez avec des gouvernements socialistes et vous ne faites que suivre les règles. Tout cela est dépassé maintenant

Il est plus libre de démarrer un business à Singapour qu’en Europe Centrale. Le National Research Foundation de Singapour, un département gouvernementale, a annoncé qu’en 2012, qu’il avait injecté entre 3 et 4 milliards $ dans des fonds destinés aux start-ups. Singapour est une méritocratie;  le pouvoir politique et financier sont investis selon les mérites pas selon des conventions historiques socialistes.

Selon vous, quelles sont les erreurs communes à tous les entrepreneurs?

  • La déconcentration
  • Trouver les points forts : développement, ventes, support technique…
  • Construire une solution complète : la technologie elle-même n’est pas un produit!
  • Oeuvrer pour une sortie financière “propre” : vendre quand on est le mieux profitable et sortir quand on est au sommet du cycle de vie du produit.

Comment définissez-vous l’innovation?

Ajouter de la valeur en passant par la créativité.

Voyez-vous comme un coach? un mentor? un business angel?

Je me vois comme un consultant qui s’implique dans le projet en participant avec l’équipe pour réaliser leurs rêves.

Comme dernier mot, que recommandiez-vous aux entrepreneurs français? et comment peuvent-ils vous contacter?

Libérez-vous. Evitez les gens, leurs pensées et leurs processus conventionnels. Soyez indépendants et trouvez un investisseur privé avec de l’expérience pour vous aider et mentorer.

Ils peuvent me contacter via Europeanbrains.com

Merci Thomas pour cette interview