Le marché du meuble en Chine

 

La Chine est devenue le leader du marché du meuble avec plus de 10% de la production mondiale et une croissance annuelle de 2%, l’essor du marché est remarquable tant à l’export que sur le niveau local avec 50 000 entreprises opérant dans ce domaine, l’émergence du secteur est favorisé par plusieurs éléments, parmi eux l’évolution du pouvoir d’achat, l’urbanisation et la qualité du produit en amélioration constante avec un prix compétitif.

 

Le marché national génère un chiffre d’affaires colossale malgré la concurrence des entreprises étrangères qui s’installent sur le territoire chinois, cependant l’export a fait monter en flèche les revenus avec des consommateurs partout dans le monde qui reconnaisse la qualité du meuble chinois et la recherche.

 

 

 

L’évolution du marché national:

 

Plusieurs facteurs sont entrés en jeu pour permettre l’expansion du marché chinois, le plus influent reste l’augmentation du pouvoir d’achat dont résulte une croissance annuelle de l’investissement en meubles, la demande a généré ainsi un développement incessant et une exigence élevée,  en 2015 la production a évolué de 16%, suivant le rapport du bureau national des statistiques chinois les entreprises on produit au totale plus de 769.61 millions pièces.

 

Le marché du meuble a bénéficié d’un terrain propice à l’expansion, un grand nombre de consommateurs chinois remplace leurs mobiliers plus fréquemment, l’urbanisation aussi a joué un rôle primordial dans ce processus avec un taux de 56,6% en 2015 et une hausse annuelle de 1%, les paysans qui s’installent de plus en plus chaque année sont devenus des consommateurs importants dû au changement de conditions de vie.

Aujourd’hui le cout de la main d’oeuvre en Chine est de plus en plus élevé et les fabricants chinois doivent monter en gamme si ils souhaitent survivre. Nakesi est un fabricant à Canton qui propose des meubles de grande qualité pour le marché export et aussi pour certaines marques chinoises. Il explique dans cette interview que la Chine doit avoir une image de meilleur qualité et pousse pour un nicely Made in China. Cette nouvelle vague d’entrepreneurs qui souhaitent une meilleure qualité général des produits Chinois est en train de révolutionner les méthodes de travail du pays.

 

Les consommateurs se divisent en plusieurs catégories: les clients riches qui ne se préoccupe pas du prix et leurs choix vont généralement vers les meubles chers de style occidentale ou bien pour les plus traditionnel un style chinois classique, les consommateurs de marques qui préconisent l’achat des meubles d’un style souvent moderne et esthétique qui reflètent leurs personnalités avec un engouement pour des concepts nouveaux et à la mode Cependant, la majorité des consommateurs sont de la classe moyenne et pour cette catégorie le prix et la qualité sont des facteurs déterminants .

 

 

 

L’export :

 

Durant les deux dernières décennies, le positionnement mondiale du mobilier chinois a atteint le sommet, le produit est devenu de plus en plus demandé à l’extérieur du pays, notamment vers les états unis qui reste le plus grand importateurs avec au totale 47% d’exportation de meubles chinois vient ensuite l’union européenne avec 11%, l’industrie est plus concentré sur les provinces de Guangdong qui représente plus de 50% de la production dédié à l’exportation ainsi que les provinces du Shandong, Zhejiang et Liaoning , une dynamique c’est formé autour des nouvelles villes industrielles comme Shenzhen, Dongguan et Guangzhou où on dénote l’accès à une main d’œuvre bon marché, de même que la présence de fournisseurs facilite les transactions.

 

Alliant la qualité et un prix convenable les mobiliers  en Chine on  l’avantage d’avoir des coûts de production très bas , même les frais de livraison sont moindre ce qui incite plusieurs pays à importer ce produit très demandé par les consommateurs .

 

L’import :

 

Après l’adhésion de la Chine à l’OMC le prix du meuble à considérablement diminuer et ceci grâce à une baisse progressives des taxes liées à l’importation qui en 2005 sont descendus jusqu’à 0 tarifs applicable, la Chine est devenue ainsi un terrain prospère pour les entreprises étrangères qui s’établissent dans le pays pour répondre à la demande d’une clientèle plus moderne et avide de nouveauté, des sociétés comme Airland de Hong Kong et Ashley Home des états unis se sont installées ainsi qu’Ikea qui a ouvert 18 magasins en Chine et prévoit de remonter le nombre à plus de 30 d’ici l’an 2020.

 

Pour rendre l’achat du meuble plus attrayant et visible quelques grandes chaînes de supermarché on crée des espaces de shoping dédiés aux marques étrangères et construit des complexes commerciaux,  ils ont à la fois augmenté le champ de visibilité des marques, faciliter leurs interactions avec les clients résultat une augmentation des ventes remarquables.

 

Plusieurs pays se bousculent pour atteindre le client chinois mais c’est le Japon qui vient en tète de liste avec un taux de plus de 25% puis juste derrière on trouve l’Allemagne avec pas moins de 20% puis la Corée du sud et les états unis.

 

La poussée du e-Commerce

le e-Commerce est en train d’étouffer le commerce traditionnel les magasins et le marché du meuble n’est pas épargné. Aujourd’hui les géants du secteur comme Alibaba pousse pour vendre les meubles online, chose inconcevable 5 ans auparavant. Les chinois peuvent acheter des meubles sur Internet, et si ils n’aiment pas renvoient tout simplement la commande. C’est une révolution dans le pays, et même les Ikea ont un shop sur Tmall et vendent leurs produits online.

Certaines enseignent profitent du O2O en Chine et invitent les personnes à prendre rendez vous via leur site vers leur boutique.

Sur leur site, on voit les produits et on peut prendre rendez vous en dialoguant avec le customer service.

 

 

Suivant le rapport du bureau national des statistiques en Chine les matériaux utilisée pour la fabrication des mobiliers sont de plusieurs types dont le bois qui reste le plus utilisé avec plus de 60%, le bambou, le métal et le plastique, les consommateurs sont généralement demandeurs de mobiliers fabriqué à partir de bois  qui  offre une durée de vie et une résistance  et l’industrie est devenue reconnaissable à l’extérieur grâce à cela ainsi qu’à des design particulier enclin à joindre le style classique chinois au style contemporain.

 

Plus d’informations.

Ce Site sur le Digital en Chine 

 

Comment le Vin se 2.0 en Chine ?

Le Vin se met au 2.0 en Chine?

Beaucoup ont une certaine image du vin soit élitiste, il faut être un connaisseur pour apprécier le vrai et bon vin, soit bon vivant avec le pinot sur le table au déjeuner, avec la charcuterie et le fromage. Ou seulement français. Mais ce qui demeure, c’est la manière d’acheter le vin. Que ce soit chez le producteur, en boutique spécialisée ou encore en supermarché, le consommateur fait la démarche d’aller voir les différents vins proposés et d’en acheter un directement, In Real Life.

French cellar wines

L’habitude n’est pas à la commande par internet, du moins pas encore.

Car de plus en plus de détaillants, entrepreneurs et autres businessmen saisissent cette part du marché encore peu exploitée, celle du Vin 2.0.

 Si les français n’ont pas ce réflexe de tout commander par internet en France, bien que cela change progressivement, la Chine est championne en la question.

Tout se livre, que ce soit au domicile ou au travail, alors pourquoi pas le vin ?

 Il faut savoir que la Chine est le premier consommateur de vin rouge, et malgré cela, le vin français (sans évoquer le local) premier prix disponible au Royaume du Milieu est incroyablement mauvais. Ceux plus chers ne sont pas meilleurs.

Ainsi, au vu des difficultés à trouver un bon vin français en Chine, ainsi que du nombre croissant d’expatriés français, le vin 2.0 est devenu la solution :

 Il est donc désormais possible de passer commande de bouteilles de vins certifiés français, via Internet sur les sites de e-commerce de sociétés d’exportations de vins français.

Certains, comme The French Cellar Cie, améliorent le concept de la simple livraison à domicile, pour fournir à leur client une expérience originale et pratique : la souscription à un abonnement mensuel.

French Cellar

Comme son nom l’indique, chaque mois l’abonné reçoit son colis contenant des bouteilles de vin, selon le niveau auquel il a souscrit. Une originalité qui est renforcée par la sélection renouvelée mensuellement par le sommelier de la cie, Nicolas Rebut, triplement étoilé, des vins bios et un certificat de l’origine des vins.

Un marché florissant

Ainsi, il s’agit de mettre au goût du jour la vente de vin dans un pays qui subit depuis 2012 un ralentissement, du à l’embargo opéré par le gouvernement chinois pour contrer la corruption en Chine. Il faut savoir que le vin français notamment est considéré comme étant un produit luxueux, il est donc souvent offert comme cadeau lorsque certaines personnes veulent obtenir des faveurs politiques, juridiques ou économiques.

 D’autres sociétés d’exportateurs viticoles français se sont également mis au 2.0 afin de promouvoir leurs produits, créant des websites de e-commerce à destination des expatriés en Chine, en mal de vin.

 Du besoin nait la création : les importateurs et exportateurs de vins l’ont bien compris puisqu’ils saisissent ce marché en pleine expansion et en premier lieu en Chine, où la livraison à domicile et les achats sur internet sont devenus la norme.

Le système est amené à prendre rapidement de l’ampleur et s’il ne conquiert pas tout de suite la France au regard de la culture du vin profondément ancrée, il pourrait vite s’imposer aux Etats-Unis et en Australie…

Lire plus :

Les clefs du succès pour réussir sur le e-commerce crossbording en Chine

10 digital strategies you need to learn if you work in travel industry in China

Baidu mis en examen pour sa déontologie

Le principal moteur de recherche de Chine, Baidu, est mis en examen après la mort de Wei Zexi.

Ce jeune étudiant de 21 ans souffrant d’une rare forme de cancer, avait reçu de mauvaises informations, en consultant les résultats de recherches sponsorisées de Baidu.

Les internautes accusent Baidu de proposer à des fournisseurs de soins de santé illégitimes, des espaces de publicité.

La question principale qui se pose sur les forums : dans quelle mesure Baidu est-il responsable de la santé des internautes chinois ?

La situation de Wei Zexi

Après beaucoup de traitements inefficaces, ce patient cancéreux souffrant de sarcome synovial a essayé de chercher une solution sur le moteur de recherche.
Il a trouvé sur un des résultats sponsorisés de Baidu, un traitement potentiel à l’Hôpital des corps de police armée n ° 2 de Beijing. En dernière solution, sa famille est venue à l’hôpital espérant payer pour le traitement qui devait l’aider. Mais il s’est avéré être inefficace. Il est mort un mois après cet incident.

Son histoire est devenue virale début mai sur Weibo avec  le  hashtag #TheWeiZexiIncident, lorsque des milliers d’internautes ont commencé à blâmer Baidu du fait qu’il permette a des faux hôpitaux (dans le cas présent) d’acquérir des espaces de publicité.
Les internautes ont réagi aux derniers mots de Wei Zexi qu’il a posté sur le populaire FaQ de la Chine, Zhihu en février. D’après le Wall Street Journal il explique et critique la façon dont l’hôpital l’a traité avec «le traitement le plus avancé au monde». Son poste consistait surtout à avertir les autres de ne pas compter sur les informations médicales de Baidu.

Lire plus sur Les chinois de plus en plus préoccupés par leur santé

  Le référencement payant sur Baidu

Baidu, le Google chinois (qui est non-fonctionnelle en Chine) est le leader du marché. Il vend différentes formes de publicité, y compris la célèbre recherche sponsorisée (coût par clique) (comme «Adwords» de Google).

Ainsi, lorsque les clients recherchent des produits ou des services, ils utilisent des mots clés qui les mènent aux annonces liées à ces mêmes mots-clés.
Par exemple, lorsque Wei recherchait un traitement pour son cancer sur Baidu, différents sites dont la promotion pour le fameux traitement à l’hôpital de Beijing apparaissent, sans préciser clairement que les liens ont été sponsorisés.

La responsabilité sociale de Baidu

Pour la deuxième fois de l’année, Baidu est mis en examen pour sa déontologie en ce qui concerne l’information médicale.

Presque la moitié des internautes Chinois pensent que Baidu ne devrait pas permettre à ces établissements de soins médicaux de faire de la publicité. Ou du moins devraient-ils inspecter la qualité des informations qui apparaissent dans leurs résultats.
Les internautes commencent à perdre toute confiance en Baidu et espèrent même un retour de Google en Chine. Ils disent également que si Google était à nouveau autorisé, ils n’utiliserait plus jamais Baidu.

D’un autre côté, certains internautes pensent encore qu’il est injuste que Baidu soit blâmé pour ces
hôpitaux frauduleux .

Le scandale Baidu est loin d’être terminé, le cas Wei Zexi a entrainé une enquête plus approfondie sur l’éthique de la plateforme de recherche par les autorités chinoises.
Les Chinois commencent à se poser des questions sur la limitation de l’Internet en Chine en général.
De plus cet incident a affecté les actions de la société, qui a chuté de près de 8 pour cent.

Comment les marques italiennes devraient communiquer en Chine ?

Les marques italiennes sont très appréciées par les consommateurs chinois, surtout leurs produits de luxe.

Aux yeux des chinois, les marques de luxe italiennes représentent l’authenticité et l’élégance. Les marques de luxe italiennes ont su imposer leurs connaissance dans le monde de la mode et a donc un certain prestige. Le marché chinois constitue pour ces marques l’un des plus gros vivier de consommateurs de produits au monde. Comment communiquent ces marques en Chine ?

Internet et le marché du luxe en Chine

Nous savons qu’en Chine, tout se passe sur internet : en 2014, la taille du marché e-commerce était de 426 millions de dollars a une croissance de +27% en 2016. Ces chiffres montrent clairement le vrai enjeu pour les marques voulant conquérir cet empire.

Les chinois de classe moyenne sont de plus en plus nombreux. Il y a beaucoup de jeunes millionnaires, avides de produits de luxe européens et ayant une grande utilisation de l’internet. Il ne faut donc plus seulement compter sur les touristes chinois mais bien conquérir le client chez lui, sur son espace préféré : Internet. Avec plus de 680 millions de personnes connectés, la Chine est le pays le plus connecté au monde.

En ce qui concerne leur utilisation d’internet, 91% de ces utilisateurs possèdent un compte dans les réseaux sociaux populaires de Chine. Parmi ces réseaux sociaux, il y a Weibo et Wechat où les chinois passent le plus de temps. C’est pourquoi il est important pour les marques italiennes d’avoir une présence active sur ces réseaux pour mieux connaître les consommateurs chinois.

Le marché chinois est rempli d’opportunités pour ces marques de luxe si ils comprennent la particularité de la Chine et qu’ils arrivent à combiner le e-commerce à une bonne stratégie marketing digital.

La présence d’une marque sur les réseaux sociaux est impérative pour communiquer avec les consommateurs chinois. L’exemple de Versace possédant un compte officiel sur le réseau social Weibo où la marque partage des contenus sur la marques. Sur le compte, on peut voir différentes photos de célébrités portant du Versace, bien entendu les photos les plus populaires sont celles de célébrités asiatiques.

D’autres outils digitaux disponibles pour les marques de luxe

 D’autres marques préfèrent utiliser d’autres outils digitaux, comme Gucci qui utilise un autre réseau social chinois nommé Douban qui est une plate-forme dédiée aux avis des consommateurs sur des produits services. Gucci a lancé une campagne nommée « Cut&Craft » en défiant ses fans les plus créatifs à créer des sacs de la marque avec l’aide de conseils et un petit manuel. Celui qui créé le sac le plus original était récompensé par la marque.

Fendi aussi a était l’une des marques à avoir proposé des campagnes en créant un événement sur son compte Weibo. Ce concours permettait aux fans de participer activement en faisant des photographies à thèmes. Ce concours a apporté beaucoup de réponses à Fendi et montrant par la même occasion que les utilisateurs chinois sont bien présents et lisent les contenus de la page. Ils apprécient pouvoir participer à des évènements des marques, ils adorent l’interaction.

Des offres plus originales les unes que les autres

Salvatore Ferragamo, une autre marque de haute couture italienne montre son intérêt pour ses consommateurs chinois en leur offrant des privilèges, réductions et cadeaux aux fans possédant un compte VIP Weibo.

Sur WeChat, la méthode est un peu différente. Les marques vont inviter les utilisateurs à les suivre sur leur compte officiel en scannant le QR code. Ils vont remercier le nouveau follower personnellement. De plus en plus de marques essayent de s’impliquer sur les réseaux sociaux chinois et ils sont parfois gérés par des distributeurs locaux comme pour Max Mara.

Armani a était l’une des première marque a comprendre le potentiel du marché chinois et a su l’exploiter au maximum. Malgré ces points de ventes importants, la marque n’arrivait pas à accéder à ses consommateurs de villes de 2nd et 3ème rang.

C’est donc pour ces raisons qu’Armani a décidé de mettre en avant son site internet en 2010 en faisant une version en mandarin, fournissant un convertisseur de taille, des prix en RMB, une géolocalisation des magasins et des moyens de paiement que les chinois ont l’habitude d’utiliser (Alipay ou paiement à la livraison).

Internet : la clé de la réussite

Beaucoup d’initiatives ont été prises par les nombreuses marques italiennes, mais elles montrent une certaine limite.

Afin de pouvoir saisir toutes les opportunités qu’offre le marché chinois, les marques italiennes doivent s’impliquer et communiquer davantage.

Pour la plupart des marques, les sites internet ne sont pas assez optimisés, ce qui ralentit le e-Commerce. Afin de ne pas perdre de temps, ils peuvent ouvrir une boutique en ligne sur Tmall ce qui leur permettra de développer des perspectives de ventes importantes.

Ils ont besoin d’augmenter leur visibilité sur Baidu afin que les consommateurs chinois puissent accéder aux sites plus facilement mais aussi de pouvoir travailler leur e-réputation. Les consommateurs chinois ont besoin d’être rassurés et savoir que ce qu’ils achètent n’est pas une contrefaçon, le seul moyen pour une marque de se différencier c’est de montrer une présence active sur internet.

L’importance du “nom de marque” pour votre stratégie en Chine

 

Ou comment donner une chance supplémentaire à votre marque de s’implanter durablement  dans l’Empire du milieu.

 

 

Etre un expatrié, aisé de surcroît, à Shanghai vous a probablement fait découvrir  de nouveaux produits ou vous a certainement fait redécouvrir certaines marques.  De la conduite d’une belle « Cheval Trésor » après avoir vérifié vos messages sur votre « Triples Etoiles », de boire une bonne « Cent Prestige » bien fraiche  pendant le déjeuner pour finir par une tasse de « l’Espoir Étoilé » pour se réveiller.

 

Des produits que vous connaissez bien puisqu’il s’agit de BMW, Samsung,  Budweiser et de la chaîne de café Starbucks.

BMW = Baoma Trésor cheval


La traduction des noms chinois des marques étrangères semble étrange et surtout peu crédible en français, cependant il est essentiel pour les marques d’avoir leur nom chinois pour leur permettre de drainer des profits dans un pays où la signification d’un nom  peut faire ou défaire la chance.

 

S’installer en Chine et trouver un nom qui correspond à l’entreprise est donc délicat, d’autant plus que la langue chinoise comporte de nombreux dialectes et homophones. Deux mots, avec un sens différent, écrits différemment peuvent sonner de la même manière ce qui peut engendrer des mauvaises compréhensions et sous-entendus.
Le fondateur  de Daxue Consulting explique qu’un mauvais nom donnera simplement une mauvaise impression. Qu’il est primordial que les entreprises comprennent que les caractères chinois ont chacun une signification, ils  ne peuvent être juste accolés pour faire des sons différents.

 

Le fondateur de TailorMade a expliqué dans une conférence à Pékin que beaucoup de société font des erreurs de Naming, en  citant Best Buy  qui, utilisant une traduction mot-à-mot de l’anglais pour son nom chinois, a dû mettre la clef sous la porte en 2011. En cause, son nom chinois qui n’était pas assez accrocheur.

Selon lui les grandes marques qui ont su s’entourer et s’adapter au marché chinois, ont réussi à élaborer leur nom chinois en combinant  une tonalité similaire au nom anglais avec une signification importante.  La signification d’un nom est considérée comme importante sur le marché chinois en raison de l’attachement traditionnel au sens des mots des consommateurs chinois.

 

Exemples de noms pertinents

Pour ne citer en exemple que les marques sportives qui ont remporté le pari, le géant NIKE a choisi « Nai Ke », signifiant « l’endurance et la persévérance »  tandis que Reebook a préféré  le sens de « pas rapide » pour son nom chinois « Rui Bu ».

 

 

Quant à la marque numéro 1 de Soda, Coca cola, a fait un sans faute avec un nom chinois à la prononciation  relativement proche de celle américaine  « Kekou Kele » et un double sens du nom : signifiant « délicieux plaisir » mais aussi « soif » selon la sonorité d’une partie du nom.

Carrefour a aussi souvent été cité en model. Jia Le Fu 家乐福 famille heureuse et riche = un nom solgan pour targetter une clientèle parfaite.

 

Chaque entreprise devrait ainsi trouver un nom positif correspondant à son domaine.

Et si à première vue  il ne semble pas forcément important d’accoler un nom chinois à une marque, mondialement connue qui plus est,  il est nécessaire de se rappeler que dans un pays où la majorité de la population ne parle pas anglais, les consommateurs chinois se souviendront plus facilement d’un nom chinois que d’un nom anglais, aux tonalités et prononciations différentes.

 

Lire aussi :

  1. La stratégie de Mac Donald en Chine 
  2. L’épicerie en ligne en Chine 
  3. L’importance du Brand Ambassadeur en Chine
  4. Le Shopping en ligne en Chine, une activité très tendance 
  5. Wechat en Chine
  6. Les étapes pour lancer sa marque en Chine

Cette vidéo est complémentaire à cette article (en anglais)

 

 

L’épicerie en ligne, le nouvel adage des sites e-Commerce chinois

 

La nouvelle tendance du e-commerce chinois, l’épicerie fine en ligne.

 

L’épicerie en ligne en Chine

 

Selon un récent sondage, près de 50%  des répondants ont déjà acheté en ligne de l’épicerie. Contre 25% au niveau mondial (hors Chine). Mais, l’avenir des nouvelles technologies va façonner une nouvelle façon de consommer des ventes aux détails. Les achats en ligne ont un certain avantage, mais les supermarchés, magasins physiques sont encore solide, car selon un autre sondage (majoritairement chinoise), les consommateurs aiment aller faire leurs courses car c’est une expérience agréable et encourageante.  Et un plaisir pour toute la famille d’aller à l’épicerie.

Quelques étapes importantes pour es grossistes vendant en ligne, ils doivent engager le consommateur dés le début de la visite d’un produit (créer une liste d’achat, une vérification de prix, une recherche des produits, la visualisation du produit, le fait de pourvoir partager le produit en ligne sur les réseaux sociaux, pourvoir y mettre des commentaires avant l’achat final.

 

 

« L’ère du commerce connecté est ici, en Chine »

 

Brian Negley vice-président de Nielsen Chine à déclaré : « l’ère du commerce connecté est ici, les consommateurs ne font plus entièrement leurs achats en ligne ou dehors, mais utilisent les deux canaux, une approche mixte pour convenir à leurs besoins. Les détaillants et les fabricants les plus prospères seront à l’intersection des mondes physiques et virtuels, misant sur la technologie pour satisfaire les acheteurs ».

La tendance pour les produits frais et le bio augmentent avec la multiplication des crises agro-alimentaires.

 

 

La Chine le nouvel eldorado de l’épicerie en ligne

 

Les géants du e-commerce, se sont lancés dans cette brèche de l’épicerie en ligne, avec en tête Alibaba group (Tmall, Alibaba.com, Taobao), Amazon loin derrière essaye de gratter des parts de marchés. Selon le directeur de marketing Mintel pour l’Asie-Pacifique « Depuis des générations aux Etats-Unis il y a une culture, une conduite pour les achats, contrairement en Chine où les gens sont habitués à une constante, des changements rapides, et vous avez une population très dense de sorte qu’il est plus facile de vendre des choses à des gens ».

Carrefour, Walmart et les autres compagnies physiques ont une croissance lente voir négative selon un rapport même si depuis peut ses enseignes se lance dans la vente en ligne.

Alibaba le groupe leader

 

Sans contestation, Alibaba group est le leade dans le domaine de l’épicerie en ligne le B2C. Avec ses sites (Tmall & Taobao) il a quasiment le monopole de ce nouveau marché.  Il a ouvert récemment d’autres entrepôts Canaio (entreprise logistique filiale d’Alibaba) dans des villes de seconde et troisième zone, afin de livrés au plus grands nombres et le plus rapidement les chinois même dans les zones les plus reculés. Déjà présent dans 250 milles à travers 25 provinces.

La société comme Tmall prévoit également de relever le défi de livrer du frais le plus rapidement possible. L’ouverture de trois centres de frais ont ouvert à Pékin, Shanghaï et Guangzhou.

Le site https://chaoshi.tmall.com/ 

Alibaba va également investir dans la vente de vin en Chine source et projette de devenir un grand leader dans ce domaine. (ça promet)

 

 Conclusion

La Chine est un pays en perpétuel changement, les consommateurs aiment changer, et pour réussir, il faut s’adapter au changement rapide des consommateurs. Une marque se doit  de connaître correctement le marché chinois. Certaines agences spécialisées peuvent vous aider à faire du référencement, du PR (Relations publiques), de la publicité sur les réseaux sociaux, vous donner des conseils en marketing afin que vous puissiez percer le marché chinois.

 

Lire aussi :

La stratégie de KFC et McDonald en Chine

Aujourd’hui on va s’intéresser aux géants du fast-food occidental en Chine: KFC et Mac Do.

 

Les 2 chaines ont connu un essort énorme en Chine jusqu’à l’année passée avec les 2 crises alimentaires. McDo  la plus grande chaîne de restauration rapide du monde, va fermer 350 magasins dans le monde, dont 220 en Chine. Le model économique de la franchise est il menacé ?
Le géant a précisé que cette décision est une réaction à une chute de 8,3% au premier trimestre des ventes  en Asie-Pacifique. (source)
Une usine vendait de la viande avariée à McDonald’s et KFC , provoquant une récéssion de l’activité des 2 géants en Chine. L’entreprise fournissait également les chaînes Burger King, Papa John’s Pizza, Starbucks coffee et Subway (source)
Seulement environ 15 pour cent des2.000 magasins en Chine McDonald étaient franchisés l’année dernière, beaucoup plus faible que la moyenne mondiale de 80 pour cent. Un responsable de la compagnie a déclaré qu’elle vise à augmenter ce chiffre à 25% sur l’ensemble des magasins en Chine d’ici la fin de cette année (source)

 

 

KFC en Chine

 KFC, le leader internationnal du poulet fast-food, est présent en Chine depuis 1987 et il possède aujourd’hui plus de 4400 restaurants, répartis dans plus de 200 villes. Au départ plébiscité pour son “exotisme”, KFC fait aujourd’hui parti du paysage chinois. Là bas, l’enseigne est connue sous le nom de 肯德基炸鸡 (Prononcez Kěndéjī Zhájī), qui est la traduction littérale de Kentucky Fried Chicken. Elle fait en Chine la moitié de sonn bénéfice d’exploitation.  C’est le fast food occidental qui rencontre le plus de succès dans l’empire du milieu. A tel point que le groupe chinois Yum! Brands a décidé de lancer East Dawning, sa propre chaîne de spécialités chinoises à base de poulet en le prenant pour modèle.

Le groupe fait du buzz pour booster ses ventes, et inscrit un burger rose au menu de ses restaurants en Chine. Ce burger est juste là pour faire parler de la marque et attirer l’attention des médias (et ça marche).  Le burger rose est  baptisé “Rose cheese roasted chicken leg burger”

 

McDonald’s en Chine

 

MacDonald’s ouvre son premier restaurant en Chine en Juin 1990 à Shenzhen. Douze ans plus tard l’enseigne compte déjà plus de 1500 restaurants à travers le pays, une évolution remarquable mais tout de même 3 fois mois que son rival du Kentucky.  S’il attire au départ les foules, curieuses de goûter au célèbre hamburger, il a depuis connu de nombreuse crise. Les ventes du célèbre fast-food se seraient effondrées d’un tiers en un an. L’enseigne souvent associée à la mal bouffe subit la défiance des consommateurs, et plus particulièrement en Chine ou elle a été mêlée à de nombreux scandales sanitaires. Jusqu’en 2011, McDonald ouvrait encore un restaurant par jour en Chine. Aujourd’hui, l’enseigne annonce la fermeture de 700 restaurants dont une bonne partie en Chine.

MacDo avait lancé le black & White burger pour buzzer également et cela avait marché. (source)

 

Stratégie marketing

Une carte sinisée

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  On retrouve bien sur dans les Mc Donald’s chinois les classiques qui ont fait le succès du grand M: les nuggets, le filet O’fish, Royal Cheese, Mc Chiken. Mais le groupe a aussi su s’adapter aux goûts de la clientèle local en proposant du un Spicy Chicken Burger, des crêpes fourrées aux haricots rouges et du maïs, tandis que le MacCafé décline toute une gamme de produits saveur thé vert. Quand à KFC, il propose spécialement pour la clientèle chinois du riz aux champignons, des burgers à la crevette, du lait de soja,des tartes au œufs et des You Tiao (long beignet cuit à l’huile végétale. Le plus chinois des petits déjeuners).

Un prix revu à la baisse

  En Chine, les géants de la restauration rapide ont du s’adapter à une clientèle très sensible au prix. Ainsi, si les portions sont plus petites, le prix également: le menu Best Off vendu en Europe en moyenne 7 euros est ici à 18 yuans, soit 2,30 euros!  Le prix constitue un atout pour MacDo face à KFC, légèrement plus cher, qui prefere lui miser sur l’aspect qualite.

Une campagne publicitaire adaptée au marché chinois

MacDonald mise sur l’esprit patriotique

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  Mc Donald a fait des efforts d’adaptation notable sur le plan marketing. On voit apparaître sur ses affiches publicitaires les symboles de la grandeur chinoise: la grande muraille de chine, l’entrée de la citée interdite, le stade des JO, la fusée chinoise Shenzhou 7, etc. Son slogan qui est différent dans chaque pays n’est autre dans l’empire du milieu que: “ La gloire de la Chine, j’aime!” ou encore “I love it when China wins” lors des JO de Pékin en 2008. L’enseigne l’a compris, le nationalisme fait vendre. La multinationale, symbole du capitalisme américain, ira même jusqu’à proposer un menu spécial en l’honneur des 60 ans de règne du parti communiste chinois.

KFC a misé sur la qualité et la convivialité

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  Dans le cadre de sa campagne marketing en Chine, KFC joue beaucoup sur l’aspect famille, qui est un élément primordial de la culture chinoise, et le plaisir de renouer le contact entre les génération autour d’un bon repas. Ainsi, une publicité montre un père chantant un air d’opéra et son fils dansant du Hip-Hop. L’enseigne s’est beaucoup focalisé sur l’enfant, qui est unique et roi en chine ou s’appliquait encore il y a peu la politique de l’enfant unique. Ainsi, elle propose des menus enfants accompagnés d’un jouet, propose d’organiser les fêtes d’anniversaire et met également en avant les qualité nutritionnelle de ses produits, sur lesquelles les parents chinois sont de plus en plus regardant.

 Comme Mc Donald’s, la marque utilise aussi beaucoup de références à la tradition chinoise, usant de symboles nationaux dans la décoration de ses établissement et dans ses campagnes de pubs: grande muraille, ombres chinoises, cerf-volants,…

Regardons ensemble des Pub onlines  !

 

 

Situations de crise et ereputation casse tête chinois pour ces marques

 

La sécurité alimentaire, un sujet sensible en Chine

Après la série de scandales alimentaires que la Chine a connu ces dernières années, la question de la sécurité alimentaire est devenu un point sensible dans le pays. Après le riz toxique, les pastèques qui explosent, le lait empoisonné, les cochons dopés, etc, les chinois sont devenus de plus en plus exigeant quand à la qualité de leur nourriture.Les enseignent occidentales bénéficient à cet égard d’une plus grande crédibilité… crédibilité qui s’est effondré lorsque OSI, fournisseur des deux grandes enseignes de fast-food américain est accusé de mêler de la viande périmée à la viande fraîche. Don Thomson, patron de McDonald, déclare avoir “un peu le sentiment d’avoir été dupé”, tandis que KFC interrompt net toutes transactions avec le groupe incriminé.

  Après la découverte en Décembre 2013 de poulets bourrés d’antibiotiques dans les chaînes de ses fournisseurs, KFC avait déjà vu ses ventes chuter de 37%. L’enseigne met dorénavant un point d’honneur à contrôler la qualité de ses produits et s’est débarrassé au cours de “l’opération Tonnerre” de plus de 1000 fournisseurs de poulet. Aujourd’hui incontestable leader des fast-food en Chine, l’enseigne ne se fait cependant pas de soucis quand à sa reprise.

En Chine les bad Buzz se passent sur le web !

La mise ne place d’un volet de crise est devenu indispensable pour les industrie agro-alimentaires et les restaurateurs. Les chinois vivent connectés et aiment partager sur les réseaux sociaux (Weibo, QQ, Wechat, …). C’est la que se font et se défont l’e-réputation des marques et lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi sensible que l’alimentation, l’information circule vite, très vite!

Mc Donald l’a bien compris et est très présent, actif et surtout réactif sur les réseaux sociaux tels Weibo, ce qui lui a permis de répondre à temps aux accusations dont il faisait l’objet afin de minimiser le bad buzz. Accusé tour à tour par la CCTV et China Daily de vendre des produits périmés, victime de vidéo buzz dénonçant la présence de viande de rat, ce géant ne s’en sortira néanmoins pas indemne.

 

 

Conclusion : 

Pour ces géanst de l’agroalimentaire, la Chine n’est pas un terrain facile, et ces marques se doivent de travailler leur notoriété et leur ereputation.

Lire également :

  1. Un article sur le Marketing Digital en Chine 
  2. Communiquer sur Baidu
  3. le Social Media en Chine sur le JDN

 

 

Le Brand Ambassador, l’outil miracle pour les marques de luxe en Chine?

Depuis le développement d’Internet et des réseaux sociaux, les marques se sont de plus en plus intéressé à leur image. Les Brand Ambassadors sont devenus alors l’un des outils les plus efficaces en terme de communication marketing.

 

Qu’est-ce que le Brand Ambassador ?

Célébrité ou consommateur, le Brand Ambassador promeut une marque de façon directe ou indirecte. Comme exemple, on pourrait parler du bouche à oreille, des signes portées sur soi (ex : s’habiller d’une marque spécifique), etc.

Le client ambassadeur est aussi une forme de Brand Ambassador mais qui touche directement et uniquement le consommateur. Il défend et recommande activement une marque ou service auprès de ses proches.


En Chine, cette stratégie promotionnelle est devenue presque un outil de premier choix en terme de communication. Les entreprises du luxe sont les premiers à s’être penché dessus, et ne peuvent plus s’en passer aujourd’hui. Dans ce secteur de prestige, donner un positionnement précis et une image précise de marque est primordiale pour la perception des bienfaits du produit chez le client : modernité, unicité, qualité, créativité, etc. Les grandes maisons du luxe comme Chanel, Cartier, Gucci se sont vite penchés sur les célébrités pour répondre aux besoins de cette méthode de communication.

 

La place des célébrités en Chine

En Chine, une culture d’admiration pour « celui qui a réussi » est très présente, les chinois suivent de près l’actualité des célébrités et en imitent même les faits et gestes. On a notamment pu voir l’engouement presque fou après l’annonce officiel sur Weibo de Fan Bingbing de son copain actuel, marqué par ces deux mots : « 我们 » (women, traduit par « nous »). Dans les heures qui ont suivi cette annonce, toutes les grandes marques ont utilisé ces termes pour lancer une vraie campagne de publicité sur Weibo. Parmi ces marques, on notera McDonald’s, Durex, China Merchant Bank, Xiaomi, etc. Vous l’aurez compris, les stars en Chine peuvent créer la tendance de plusieurs marchés en même temps par un simple « tweet », de quoi envier les entreprises.

 

 

 

Lier marques de luxe et les célébrités, une stratégie avec ses conséquences

Certes les stars sont aujourd’hui des leaders d’opinions (KOL), encore faut-il choisir la bonne personne pour la bonne marque, tel est aujourd’hui le challenge des marques de luxe. Le choix de la superstar de Hong-Kong Coco Lee a été justement le résultat d’un échec total en terme de communication pour Chanel. Faisant partie des chanteuses les plus connues de Chine par le passé, représente-t-elle l’image que Chanel veut donner d’elle? Il faut croire que non. Très vite après les apparitions de la star dans les publicités de la marque, la clientèle de luxe chinoise a déserté les boutiques de la marque : elle ne voulait absolument pas ressembler à Coco Lee.

 

Bon, les choses ont changé depuis mais le problème est toujours le même. Trouver la célébrité idéale pour sa marque est toujours aussi difficile et compliqué. La réalité se porte en fait sur la complexité de l’image portée par ces jeunes devenus populaires plus ou moins rapidement. Généralement par les séries ou émissions télévisés, ces étoiles montantes deviennent très vite remarqués par le grand public mais marquent en retour un manque de maturité, et donc de sophistication. Ainsi, trouver la perle rare qui deviendra la future Fan Bingbing est aujourd’hui la Grande Quête des grandes marques de luxe.

 

La difficulté à construire une image forte chez les stars montantes chinoises

Jackie Chan, célébrité à réputation mondiale, est devenu la star de toutes les listes noires des grandes maisons de luxe. Etrange n’est-ce pas ? Depuis plusieurs années, l’acteur chinois préféré à l’étranger est devenu la risée de la publicité. Grâce à son succès cinématographique, Jackie Chan a enchainé les contrats publicitaires et apparaît dans de nombreuses publicités dont les marques entre elles n’ont pas toujours de lien. Ainsi, on peut le voir dans le métro chinois sur les affiches de Canon, comme à la télévision pour des climatiseurs chinois ou des shampoing à qualité douteuse. C’est d’ailleurs dans cette dernière que la star du kung-fu a enterré son heure de gloire à cause notamment de la célèbre onomatopée « Duang » qu’il utilise dans la publicité et que les chinois s’amuseront à employer pendant plusieurs mois.

 

La difficulté se pose en fait sur la construction de l’image personnelle d’une célébrité. Le concept récent de « célébrité » en Chine ne permet pas à ces stars de gérer correctement et de manière réfléchie l’image qu’elle doit avoir. Généralement, elles n’ont pas (ou rarement) de stratégie basée sur le long-terme et sont davantage orientée sur la rentabilité à court terme qui mettent fin à leur réputation aussi vite qu’elles ne l’ont acquise.

La Chine a donné naissance également à un groupe de jeunes influenceurs qui sont utilisés par les marques de Mode pour promouvoir leurs nouvelles collections. (exemple ici)

 

 

 

Conclusion

Aujourd’hui, la Chine ne manque pas de célébrités pour représenter votre marque. Seulement, soyez bien conscient de l’image actuelle et future qu’elle représentera auprès de votre marché cible. Voir ici d’autres conseils pour développer votre marque en Chine

 

Lire aussi publications sur le branding en Chine ou le digital en Chine.

 

 

Par quels canaux les consommateurs chinois font leur shopping

C’est indéniable, les chinois sont de plus en plus intéressés par la mode. Leurs dépenses en vêtements et accessoires augmentent chaque année et ils sont de plus en plus éduqués en ce qui concerne les marques et la qualité des produits.

Les chinois aiment le shopping, ils aiment la mode, les marques et sont de plus en plus attirés par les produits internationaux. Même si le revenu moyen est toujours plus faible comparé aux pays européens, en Chine chaque jour de nouveaux « shoppers » naissent.

Mais ou les consommateurs chinois achètent t-il leur vêtement et leurs accessoires aujourd’hui ? Quels canaux utilisent-ils ?


Voici un récapitulatif des canaux utilisés par les chinois ainsi que des conseils pour marketer votre marque si vous voulez peser sur le secteur de la mode en Chine.

Les canaux préférés des chinois.

Les centres commerciaux

Il y a énormément de centres commerciaux en Chine dans lesquels les chinois aiment passer leur temps libre. Aller faire du shopping dans les centres commerciaux reste très populaire. Et il s’agit encore à l’heure actuelle du canal de vente préférée des « shoppers » chinois.

Les chaînes spécialisés

Les chaînes telles que Zara ou H&M sont également des lieux privilégiés par les chinois lorsqu’ils font du shopping. Les marques européennes sont particulièrement bien installées en Chine.

Le rôle grandissant du canal internet

L’achat par internet en Chine se porte particulièrement bien, l’e-commerce étant en plein boom. Vous n’êtes pas sans savoir que les consommateurs chinois passe beaucoup plus de temps sur internet que les européens pour rechercher des informations sur les produits, pour acheter ou encore pour donner des avis sur leurs achats.

Pour le community manager de Fazhongzhijia (agence qui offre à la clientèle chinoise qui souhaite découvrir la France des propositions de voyages sur-mesure), internet est en effet un canal à ne surtout pas négliger : « Lorsque nous recevons des touristes chinois, nous voyons qu’ils ont déjà tous leur shopping liste de fait, ils achèteront 90% des produits qu’ils ont détectés en amont. Ils vont passer des heures avant chaque gros achat, et comparerons la qualité, les prix, et les commentaires des autres utilisateurs. Le bouche à oreille en Chine est un des plus puissants au monde. »

Pourquoi les consommateurs chinois aiment acheter en ligne ?

Plusieurs raisons poussent les consommateurs à acheter en ligne : s’ils ne vivent pas dans les grandes villes alors internet leur permet d’avoir accès à un plus grand nombre de produits. De plus, internet représente la facilité et permet d’éviter les cohues dans les centres commerciaux. Enfin, Internet permet aux consommateurs de rechercher des promotions, les chinois étant particulièrement sensible aux réductions. Cela peut être un puissant facteur d’achat.

Quelles sont les plateformes utilisées par les consommateurs chinois ?

Tmall et Taobao sont extrêmement utilisés par les consommateurs chinois pour l’achat de vêtements et d’accessoires de mode. Mais Moonbosa est également très populaire en Chine. Sur ce site, vous pourrez trouver une sélection de vêtements mais également des sous-vêtements et des cosmétiques. Moonbosa est une plateforme visités par la jeunesse dorée chinoise qui est attirée par le luxe et qui recherche des vêtements assez sophistiqués.

Mais comment marketer une marque de vêtements ou d’accessoires en Chine ?

Voici 6 points importants sur lesquels vous devez miser si vous souhaitez lancer votre marque en Chine.

-Avoir un positionnement clair et différent de vos concurrents :

La différenciation est primordiale pour réussir en Chine car la concurrence est particulièrement accrue sur ce segment.

-Vendre vos produits sur internet :

Si vous décidez de vendre vos produits en Chine, je vous conseille d’ouvrir en premier lieu un eshop. Vous pouvez utiliser les plateformes déjà très populaires en Chine comme Tmall par exemple. Ainsi, vous serez capable de toucher votre cible plus facilement, de tester vos produits, voir ce qui leur plait le plus et ensuite ajuster votre offre à leurs besoins. Si votre marque décolle, vous aurez toujours la possibilité d’ouvrir une boutique physique plus tard. Le e-commerce est un excellent moyen pour minimiser les coûts d’implantation en Chine.

-Avoir votre propre site Internet traduit en Chinois :

Il est important d’avoir votre site corporate traduit en chinois en plus de votre présence sur les plateforme de e-commerce. Pourquoi ? Car c’est l’opportunité pour chaque marque de diffuser leurs valeurs et de proposer une réelle expérience client. Mais n’oublier pas de travailler sur votre SEO sur Baidu : le moteur de recherche leader en Chine.

-Utiliser les forums spécialisés dans le mode pour promouvoir votre marque :

En Chine, certain forums sont extrêmement influent dans le domaine de la mode. Ainsi, vous pouvez vous en servir pour être davantage visible par votre cible.

Pour rentrer un peu plus dans les détails, prenons l’exemple de Mogujie.

C’est une des plateformes spécialisée mode la plus célèbre.

La plateforme marche comme un réseau social concentrer sur la mode et les accessoires. Le site a été racheté en 2013 par Alibaba. Le site se rémunère par le biais de liens de redirection vers Taobao (la plateforme e-commerce du groupe Alibaba). En temps qu’utilisateurs, vous pouvez recevoir des conseils sur les tendances en matière de mode.

Aujourd’hui, Mogujie c’est 85 millions d’abonnés et 35 millions d’utilisateurs actifs par mois. Si vos produits sont référencés sur cette plateforme, c’est donc autant de consommateurs potentiels qui pourront voir vos produits.

Mais il existe un nombre impressionnant d’autres forums que vous pouvez utiliser comme Meilishuo ou 55bbs…

-Promouvoir votre marque par le biais des KOL :

Les Key opinions leaders sont très influents dans l’industrie de la mode. Un KOL est une personne suivi par des milliers voire des millions de followers sur les réseaux sociaux chinois. Leur voix est très puissante et dès qu’ils postent la photo d’un nouveau sac ou d’un nouveau pantalon cela peut influencer un bon nombre de leurs abonnés. Les marques de luxe font souvent appel aux KOL afin d’attirer une cible plus affinitaire et de devenir plus désirable.

-Soyez présent sur les réseaux sociaux :

Vous ne pouvez pas ne pas être présent sur les réseaux sociaux en Chine pour réussir dans le secteur de la mode. Cela vous permettra de parler directement à votre cible et de personnaliser vos messages sur WeChat ou Weibo qui sont très utilisés ici. L’interaction est très importante pour les consommateurs chinois.

Burberry est une des marques qui utilise le mieux les réseaux sociaux. Par exemple leur campagne « The Art of the Trench » a très bien marché. Le but de cette campagne était de prendre en photo des personnes aux quatre coins de la chine portant un trench Burberry. Les photos ont été exposer offline durant une exposition et ont été repris online sur le compte Weibo de la marque. Les followers pouvaient voter pour leur photo préférée et ce fut un énorme succès pour la marque. Dans cette campagne les abonnés étaient « acteurs » et c’est ce qui les a intéressé.

De plus, pour Sébastien Gryngo, fondateur de CHATQN Lingerie, « aujourd’hui si une marque n’est pas présent sur les réseaux sociaux, les consommateurs en Chine vont s’inquiéter. Même si le retour sur investissement n’est pas immédiat c’est un canal nécessaire pour rassurer le consommateur. »

Avec ces exemples, vous vous rendez facilement compte à quel point le digital est crucial en Chine pour une marque de vêtements ou d’accessoires. Ainsi, si vous souhaitez vous faire connaître je ne peux que vous conseiller de discuter de votre projet avec un acteur local qui pourra vous aider à vous faire connaître.

Pour plus d’informations sur la mode en Chine, cliquez-ici et ici.

Le jeu du chat et de la souris continu entre la Chine et Facebook

Cela fait désormais 5 ans que Facebook est bloqué suite à des révoltes qui avaient eu lieu à Wulumuqi. La Chine a complètement interdit l’accès au réseau social américain alors que celui-ci multiplie les opérations de charmes. Quel impact ? Quelles opérations ? Sont-elles prises au sérieux par le responsable de la censure des média en Chine ? Ce sont autant de questions auxquelles nous répondront ensemble dans la suite de cet article en revenant sur les différents échanges.

Retour sur les relations tumultueuses entre Facebook et la Chine

Le blocage de Facebook.

Déjà avant le 7 Août 2009 Facebook ainsi que bien d’autres sites communautaires comme Twitter, Youtube se faisaient bloquer de temps à autre lorsque des périodes jugées prône à une montée d’opposition ou d’opinion défavorable se profilaient à l’horizon.

C’est finalement à cette date que beaucoup de réseaux sociaux se sont vus littéralement bouter hors de Chine pour avoir été considérés comme ayant été les moyens grâce auxquelles les manifestations Uigurs ont pu avoir lieu.

Facebook : opération séduction

Projet d’ouverture de bureaux commerciaux en Chine de la part de Facebook

Tout d’abord Facebook lors d’un premier pas a décidé d’ouvrir ses Facebook ads aux entreprises chinoises afin de « stimuler la coopération avec les entreprises chinoise et les aider à trouver des clients hors de Chine ». Cette stratégie ayant réussi, il a ensuite pour projet d’ouvrir des bureaux en Chine afin de se rapprocher encore plus de cette clientèle investissant de plus en plus dans le domaine de la publicité. Pourtant, rien que ce projet n’est pas facile à mettre en place, et ce même sans considérer les problèmes causés par le gouvernement chinois. Corruption, flou juridique, barrière linguistique sont quelques-uns des problèmes que la firme aurait à résoudre.

Allocution du patron de Facebook à l’université de Tsinghua : le gain de Face pour la Chine commence !

Intervention de Mark Zuckerberg à l’université de Tsinghua, l’université la plus réputé en Chine en ce qui concerne les sciences et technologies surnommée le MIT chinois. Lors de cette intervention ce n’est pas vraiment le contenu qui a surpris mais plutôt que le dirigeant de Facebook se soit exprimé en chinois, à la surprise générale.

Cette marque de respect vis-à-vis de la culture chinoise montrant que le dirigeant de Facebook cherche à mieux comprendre la Chine a fait plaisir à son audience avant d’aller rendre visite à des chefs d’entreprise telle que le fabricant de Smartphone Xiaomi, Lei Jun avec qui il prit un repas où leur conversation s’est tenue en chinois.

Lors de cet événement, l’université de Tsinghua, les officiels auxquels il a rendu visite ont tous gagné de la « Face »,  un élément important dans la culture chinoise qui pourrait en partie être assimilé à de la fierté, ou du prestige. Il est culturellement important de donner de la Face à son interlocuteur si celui-ci est chinois pour entretenir de bonnes relations.

Et ça, le dirigeant de Facebook semble l’avoir bien compris lors de cet événement !

Visite de l’homme clé de la censure chinoise sur le campus de Facebook.

Il semblerait que la stratégie de Zuckerberg ayant pour objectif de faire revenir Facebook en Chine est en train de porter ses fruits. En effet, ce n’est pas Facebook mais bien un site ayant l’appui du gouvernement chinois qui a documenté le meeting avec des photos de l’événement comme celle où l’on peut voir Lu Wei, l’homme clé de la section de censure chinois, s’assoir au bureau de Zuckerberg et « fortuitement » remarquer le livre rassemblant les discours de Xi Jin Ping posé sur la table de son bureau. Le dirigeant de Facebook explique qu’il souhaite mieux connaître les différents aspects du socialisme et du régime chinois. II a également souligné en avoir  distribué à ses employés afin que tous puissent également mieux comprendre le régime socialiste à la chinoise.

Pour qu’un officiel chinois du département de contrôle de la censure et du « grand firewall » se rende au cœur même d’un des sites américain les plus connus et notoirement bloqués en Chine, il faut vraiment que les choses aillent dans le bon sens. Ce qui est sans doute le cas étant donné qu’avoir la photo d’un homme politique chinois aussi haut placé dans un tel endroit donne également beaucoup de Face à celui-ci et au reste du gouvernement, quelque chose dont celui-ci a vraiment besoin. Le gouvernement chinois montre ainsi un visage plus humain et décidément tourné vers l’avenir. Ce genre de message fort est plus en adéquation avec les générations montantes que sont celles nées après les années 80 et 90

Pourtant, Zuckerberg est loin de faire l’unanimité avec ce que certains voient plutôt comme Facebook, un espace de liberté se vendant à ce qui en est l’antithèse, le gouvernement chinois contrôlant étroitement l’information en Chine.

Les réactions ont été plus que divisées sur le sujet avec des photos satiriques comme celle-ci :

Mark Zuckerberg habillé en garde rouge avec le livre des discours de Xi Jin Ping sur le cœur

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Cette parade pour s’attirer les faveurs des hommes politique chinois, déçoit un nombre croissant de son auditoire auparavant fidèle. En se « vendant » au gouvernement chinois de façon à vouloir attirer une grande part des 634 millions d’utilisateurs chinois, Facebook ne va-t-il pas perdre une partie de sa communauté qui jusqu’à présent lui était le plus fidèle ? C’est un jeu risqué qu’il risque fort de perdre si le positionnement de Facebook change ou bien devient moins clair.

Sources