Lire Autrement

L’externalisation de la gestion des tours de téléphonie mobile en Afrique

Download PDF

Le groupe panafricain IHS spécialisé dans les infrastructures télécom devient un géant dans son domaine. Et ce n’est pas la société française Wendel qui dira le contraire, elle qui depuis fin 2012, aura investi 176 millions de dollars dans le capital de la société africaine coté à la bourse de Lagos. Le holding d’investissement Wendel, coté sur l’Eurolist d’Euronext Paris, est désormais le premier actionnaire d’IHS, et à très court terme, détiendra plus de 30% du capital d’IHS.

IHS s’est spécialisé dans la réduction des coûts d’exploitation des sites de transmission, notamment grâce à la mutualisation et à la compression des coûts énergétiques. Ce modèle permet aux opérateurs d’avoir accès aux infrastructures mais en minimisant les coûts grâce à leur mutualisation. IHS s’est aussi engagé à construire de nouveaux sites combinant énergie solaire et générateurs, réduisant ainsi la consommation de diesel jusqu’à 70%.

pylone téléphonie mobile

Tous ces atouts ont dû peser dans la balance, puisqu’après avoir obtenu la gestion de 1 700 tours détenues par le sud-africain MTN en octobre dernier, la société vient d’agrandir son parc avec les 2 000 tours opérées jusque-là par le français Orange au Cameroun et en Côte d’Ivoire. IHS détient ainsi la gestion des tours de communication de ces deux sociétés concurrentes (MTN et Orange) dans les mêmes pays (Cameroun et Côte d’Ivoire).

Le partage des pylônes est un moyen très efficace pour les opérateurs mobiles de réduire les coûts de couverture tout en réduisant le temps de mise sur le marché car ils n’ont pas besoin de mettre en place de nouvelles tours elles-mêmes. Pour un opérateur de téléphonie mobile, les tours et les infrastructures d’accompagnement représente généralement plus de 60% du coût total de déploiement du réseau.  Selon les estimations des analystes, le partage des pylônes peut réduire le coût total de possession en tenant compte des coûts de location de la tour, de 16 à 23 %.

Les coûts d’exploitation et d’entretien des infrastructures, comme les générateurs diesel, le matériel de climatisation et la location de la sécurité et du site sont aggravés dans les zones rurales en raison des infrastructures limitées, telles que les routes  et l’approvisionnement  régulier en électricité.

Pour les opérateurs établis, le partage de leur actif existant permet de réduire considérablement le coût de fonctionnement du réseau.  Le partage des pylônes freine la prolifération des mâts, réduisant ainsi l’impact environnemental et visuel des réseaux des opérateurs.

Le partage d’infrastructures passives est une vraie opportunité pour aller toujours plus loin vers un meilleur service pour les clients de téléphonie mobile en Afrique, car en externalisant la gestion de leurs tours de communication les opérateurs auront la latitude de mieux se recentrer sur leurs offres de service et de réduire les frais d’installation et d’entretien de ces infrastructures. Il va s’en dire que de plus en plus d’opérateurs télécoms africains seront tentés par l’aventure…

Pierre-Yves KOTY

Web rédacteur, développeur et blogueur, il est passionné de High Tech. Cette passion, il la véhicule via son blog Tech Addict. Chief Marketing Office de la Start Up Socialspot.ci, il est un féru du social media et du webmarketing ainsi que de tout ce qui touche à la culture geek et IT.

More Posts

Follow Me:
TwitterFacebookLinkedInPinterest

A lire aussi:

Sex Webcams Livejasmin.com Aggregate Theme