House of Cards: trahisons en tous genres

Vous n’y avez certainement pas échappé, cette semaine, Canal+ dégaine sa nouvelle série événement: House Of Cards. L’affiche, avec Kevin Spacey trônant sur un fauteuil de marbre, les mains couvertes de sang, annonce clairement la couleur. La série est sale. Les coups bas, les mensonges, les trahisons, tout est permis pour accéder au pouvoir. Les premières minutes du pilote finiront de vous convaincre.

House Of Cards est adaptée d’une série britannique des années 90.

Retour sur le pitch

Frank Underwood (Kevin Spacey) vient de contribuer à l’élection de Garrett Walker en tant que 45e président des Etats-Unis. En contre-partie, celui-ci doit le nommer Secrétaire d’Etat (plus haut poste dans le gouvernement américain; équivalent au Ministre des affaires étrangères). Le Président décide finalement de ne pas tenir sa promesse, et laisse Frank sur la touche. En retour, Frank et Claire, sa femme, à la tête d’une association humanitaire, mettent tout en oeuvre pour se venger de ceux qui les ont écarté du pouvoir.

D’un autre côté, Zoe Barnes, jeune stagiaire au Washington Herald, tente de prouver ses talents de journaliste. Elle contacte Frank, qui va finalement se servir d’elle pour influer sur la politique du président, via le quotidien. Enfin, Peter Russo, député du Massachusetts à la vie sulfureuse, finit également par être manipulé par Frank.

“Faites-lui confiance pour vous trahir”

Oscarisé comme meilleur acteur dans un second rôle en 1996, et comme meilleur acteur en 2000 pour American Beauty, Kevin Spacey campe Frank Underwood, homme politique efficace, sans scrupules, et surtout trahi. À partir de là, il ne recule devant rien pour ruiner les carrières de ses partisans – et pourtant ennemis – politiques. Oui, dans House Of Cards, amis et ennemis sont jetés dans le même sac. Inutile d’avoir confiance en son prochain. D’ailleurs, Spacey ne manque pas de réserver ses commentaires pour les spectateurs, lors de plans où ils s’adressent directement à eux. Des passages  appréciables où l’on ne peut que lui donner raison. Si trahisons, manipulations et mensonges sont le cœur de la série, il ne faut pas oublier que les relations entre les personnages sont l’essence même de l’intrigue. D’ailleurs, mieux vaut vite apprendre à tous les reconnaître, au risque de se mélanger les pinceaux.

Les deux premiers épisodes, réalisés par David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network…) se révèlent sombres. Les arcanes du pouvoir à Washington apparaissent tortueuses, faites de compromis et d’ego. Frank semble constamment sûr de lui, calculateur et manipulateur. Loin d’être un politique sans cœur, on le découvre à l’écoute de sa femme, ou colérique, en particulier lorsqu’il apprend ne plus être choisi pour le poste de Secrétaire d’Etat. La moindre de ses victoires sur un de ses <<amis>> politiques déclenchent en lui des instants de jubilation. Nombres de ses rencontres le plonge dans de grands moments de cynisme, partagés avec le spectateur. On apprécie également la connivence apparente entre un politique et un journal à priori indépendant. Les révélations de Frank à Zoé amenant aux déboires de ses collaborateurs. Et que dire des passages fréquents des lobbyistes chez les députés !

Au final, House Of Cards se révèle être une des séries phares de la rentrée. On découvre avec plaisir le côté obscur des politiques de Washington, prêts à tout pour s’octroyer argent et pouvoir. Au-delà des manipulations, on retrouve de l’humanité en Frank, qui tranche avec l’idée d’homme calculateur et froid qu’il renvoie. Pari réussi pour David Fincher, d’autant plus qu’il s’agit de sa première série. Les treize épisodes de la première saison n’attendent que vous. La deuxième est d’ores et déjà commandée.

666 Park Avenue, venez pactiser avec le diable…

666 Park Avenue est l’endroit où tout se joue. Vous ne sortirez pas vivant de cet endroit, à moins de pactiser avec le diable… Découvrons ensemble cette nouvelle série produite par ABC. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais je me retrouve perdue à chaque nouvelle rentrée des séries. Vous me direz, la rentrée des séries est passée depuis 3 mois. Je vous répondrai que cela m’a laissé le temps de tester à peu prés toutes les nouvelles séries et que j’ai été littéralement séduite pas 666 Park Avenue..

666 Park Avenue, ça parle de Park Avenue ?

Au prime abord, il pourrait s’agir d’une série racontant la vie de Jane et Henry, un couple venu du Montana pour s’installer à New York, au 666 Park Avenue. Cela pourrait en effet être une simple histoire de réalisation du rêve américain au cœur de la ville qui ne dort jamais. Mais méfiez-vous des apparences …

En effet, étant les nouveaux gérants du Drake, cet immeuble mythique de l’Upper-East Side, Jeanne et Henry vivent alors en étroite proximité avec Gavin Doran (John Locke dans Lost) propriétaire de l’immeuble, ainsi qu’avec sa délicieuse femme Olivia.

Vous vous croyez dans Gossip Girl? Je le sentais venir. C’est pourquoi je tiens à souligner que cette série, certes très inspirée par d’autres séries au niveau du style, se place dans un tout nouveau genre : la série Glamofantastique. Et oui, la vie aurait été trop belle pour Jeanne et Henry si d’étranges évènements fantastiques ne cessaient de se produire au sein de cet immeuble emblématique qu’est le Drake…

Pactiser avec le diable, où comment sauver sa vie…

Dans 666 Park Avenue, pactiser avec le diable est le seul moyen de sortir vivant de l’immeuble. Le pacte avec le diable n’est pas uniquement un moyen pour parvenir à la richesse ou de résoudre ses problèmes, dans la série. Pactiser avec le diable est ici un moyen de rester en vie car le diable ne laisse pas le choix et « possède » ces habitants.

Ainsi, contrairement au traditionnel pacte avec le diable permettant aux personnes d’accéder à la richesse ou au bonheur en échange de leur âme, ici il est plutôt question de possession éternelle. Les personnages ne vendent pas seulement leur âme mais ils se donnent entièrement au diable, corps et âme ! Ce qui m’étonne est que les personnages ne peuvent pas être sauvés du diable comme Saint-Basile l’aurait fait pour cette fameuse sorcière au Vème siècle.


Pourquoi aime t-on 666 Park Avenue ?

La question serait surtout pourquoi suis-je devenue fan de cette série, et pourquoi pourrait-elle bien vous plaire également ?

  • Le mélange de deux univers opposés :

Le glamour et le fantastique. Peu ou presque aucune série américaine n’avait osé mélanger le glamour façon Gossip Girl et le côté fantastique. Je ne suis pas fan des séries fantastiques, je dois l’avouer, mais je ne raterais cette série pour rien au monde.

  • Un juste milieu :

Ni trop d’effets spéciaux mal réalisés, ni trop d’histoires d’amour déjà vues mille fois à Hollywood. Ici, tout est parfaitement dosé et l’on obtient un mélange subtil permettant de plaire au plus grand nombre.

  • Parce que c’est New York mais en mieux :

Je pense que tout comme moi vous en avez marre des sempiternelles comédies romantiques où l’on découvre cent fois les mêmes lieux de cette si jolie ville qu’est la Big Apple ? Dans cette série, vous ne verrez que quelques endroits de New York tous existants mais sortant des lieux traditionnellement filmés et clichés.

  • Pour le casting :

La série ne peut pas se vanter de proposer au public un casting digne d’une superproduction américaine mais le casting me semble juste. Le jeu des acteurs est plus que correct et la caricature est presque absente du casting.

Et puis, pour le plaisir des yeux que vous soyez un homme ou une femme vous y trouverez votre bonheur. Personnellement, Robert Buckley (Brian dans la série) et autre star de la série Lipstick Jungle ne gâche rien à mon plaisir. Rassurez vous messieurs il y en a pour vous aussi. Jane est jouée par la ravissante Rachael Taylor ayant fait des apparitions dans Grey’s Anatomy.

Les limites de cette série ?

  •  Un manque de réalisme :

Je vous le concède, parfois la série manque de réalisme. Non pas par la qualité de ses effets spéciaux mais par les faits narrés. Un homme se faisant avaler par un mur peut parfois vous apparaître comme étrange et impossible. Je peux reconnaître que même en ayant conscience que 666 Park Avenue est une série Fantastique il est difficile de concevoir et de figurer de tels évènements.

  • La peur d’épuisement du scénario :

Bien que pas mal ficelé jusqu’à présent il se pourrait que le scénario devienne de moins en moins bien ficelé. Je ne veux pas vous gâcher le plaisir de regarder les premiers épisodes et n’étant pas devin je ne peux pas savoir ce qu’il en sera.

Rachel Taylor
Rachel Taylor

Le mieux est de vous faire une idée de cette série en regardant le premier épisode et puis pourquoi pas le deuxième et le troisième…

Alors, au diable les préjugés, laissez-vous tenter par 666 Park Avenue.

Le retour des zombies de Walking Dead

Et c’est parti pour une troisième saison de “The Walking Dead” ! Les “walkers”, ou plus simplement zombies, reviennent avec plus de suspens et d’oppression. Un an d’attente pour les fans, des litres de maquillage pour les équipes de tournage, une ambiance macabre, et près de 11 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis pour la diffusion du premier épisode de cette nouvelle saison : qu’est ce qui fait son succès ?

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