Cleanio : vos vêtements nettoyés et livrés en 24H

Le secteur du pressing est en plein changement : le nombre de pressing ne cesse de diminuer alors que la demande augmente beaucoup.
Cleanio, notre startup de cette semaine, a profité de ce changement et a imaginé le pressing du futur avec un service inédit via une application web : récupérer vos vêtements, les nettoyer et les livrer à l’endroit de votre choix en seulement 24h! Un service claire, simple et efficace!
Cette nouvelle “expérience” est désormais accessible aux clients en version bêta pour l’instant. Pour en savoir plus, nous avons rencontré au Numa les 2 co-fondateurs de cette belle pépite française qui nous ont accordés un entretien.

Pourriez-vous vous présenter ainsi que présenter Cleanio ?

Richard Gozlan :j’ai une licence mathématiques appliqués et un master Kedge BS à Bordeaux. Après une année de césure chez

Dashlane où j’assistais le directeur produit, j’ai passé 2 mois à San Francisco au sein du programme startup Dream Team. J’ai rencontré des personnalités du monde de l’entrepreneuriat américain dans la Silicon Valley. A mon retour, j’ai commencé à travailler sur Cleanio à Bordeaux.

Je suis allé à Berlin pour assister à l’event Tech Crunch Disrupt et j’ai pitché l’idée qui a plu à beaucoup de gens. En rentrant je me suis concentré sur ce projet, j’ai fait appel à Guilherme un mois plus tard (qui est devenu maintenant co-fondateur) pour s’occuper de la partie développement, car je m’occupe de la partie font-end. Par la suite, j’ai commencé à chercher un social media manager et j’ai rencontré Florian.

Richard Gozlan
Richard Gozlan co-fondateur de Cleanio

Florian Legris : j’ai une licence de droit et j’ai choisi à Kedge bordeaux la Chaire Art culture et management. Après un passage chez Renault en tant que chef de pub, j’ai travaillé pendant 6 mois chez Tom Tom à Amsterdam en tant que social media manager. J’ai commencé à travailler sur Cleanio en parallèle. Une fois le projet lancé, j’ai démissionné début février 2014 et je suis rentré à Paris.

Florian Legris
Florian Legris co-fondateur de Cleanio

Comment avez-vous eu l’idée de créer Cleanio ? et pourquoi ?

Richard : Cette idée existe à LA, SF et en Europe (à Amsterdam et en Italie). Après des études et une enquête que nous avons réalisées, nous avons pu cerner le besoin des clients. Nous avons identifié par exemple le nombre de personnes qui vont au pressing par mois et combien elles dépensent, quel type de vêtement était le plus lavé, et établir des statistiques : une personne lambda va 1,8 fois au pressing par mois en moyenne… Nous pensons augmenter cette moyenne puisque nous facilitons la prise en charge de processus. Nous avons identifié les contraintes qui empêchent d’aller plus souvent au pressing qui sont la distance, l’oubli, les horaires d’ouverture… Cette enquête nous a guidés dans nos choix stratégiques et tarifaires. Je rajoute que sur les 10 dernières années, le nombre de pressings est passé de 10 000 à 4 000 en France alors que la demande a augmenté de 40% ! Les pressings sont tenus aujourd’hui par des personnes âgées qui vont partir bientôt à la retraite. Et ce métier n’attire plus les jeunes.
On imagine le futur du marché principalement avec des chaînes surtout qu’avec l’interdiction du Perchlo, un solvant cancérigène, les pressings traditionnels vont devoir changer de machines (qui coûtent très cher). Les propriétaires qui partent bientôt à la retraite ne vont pas le faire.
En deux mots, nous sommes dans un marché qui bouge !

logo Cleanio
Logo Cleanio

Quels services proposez-vous ?

Florian : on propose de la récupération, du lavage et de la livraison des vêtements via une web app (en bêta pour le moment) et bientôt une application. mobile On propose une expérience simplifiée aux utilisateurs (commander sur internet c’est beaucoup plus facile que se déplacer au pressing).
On simplifie la démarche et on offre un site sympa. on rend, en quelque sorte, le pressing « sexy » et friendly. Et notre objectif est de le faire partie du quotidien des utilisateurs.
Une fois commandée sur Internet : on se déplace chez les gens entre 18h-23h30 (pour l’instant) pour récupérer les vêtements. Ils seront prêts en 24 ou 48h selon les cas (contrairement au 72h de pressing normal), et on les livre à domicile ou ailleurs (au bureau…) on est flexible avec les utilisateurs.
>80% des pressings utilisent un solvant cancérigène (Perchlo) interdit (délai pour le supprimer jusqu’à 2017). Notre service est écologique et utilise des produits qui respectent l’environnement, les vêtements et les clients. On apporte à la révolution écologique une révolution technologique.
On propose le nettoyage à sec (tout ce qui ne passe pas en machine : costume, manteau, du cuir, tissu délicat contrairement à la petite blanchisserie qui remplace la machine à laver)
Nous proposons pour l’instant 8 articles les plus lavés : chemise, manteau, costume, pull, robe, jupe, veste et pantalon.

Richard : on offre également un service client sur FB, twitter, un package Cleanio.

Quelles sont vos cibles ? 

Florian : Nous préférons cibler les particuliers (BtoC) qui seront, dans le futur, des demandeurs auprès de leurs entreprises. Est-ce que l’utilisateur lambda serait intéressé par notre concept ? Nous sommes en train de prouver que oui. Dans un second temps, les entreprises seraient plus faciles à convaincre. Mais cela reste une vision lointaine. Le seul avantage du professionnel (BtoB) c’est le revenu mensuel assuré.

Richard : c’est un choix stratégique de viser plutôt le BtoC même si côté technique (site web entreprise) est prêt.

Avez-vous eu une aide financière lors de la création de cette startup?

On a participé à un seul concours « le petit poucet » un concours d’entreprenariat pour les étudiants. Nous n’avons pas eu recours à des levées de fonds ni d’argent vu que nous possédons toutes les compétences qu’on a besoin.

Quels sont les prochains axes de développement ?

Richard : améliorer notre service au gré de besoin des utilisateurs.

Quels sont les délais et vos tarifs ?

Florian : le délai de commande après l’inscription est de 24h, un délai qui va changer bientôt.

Les tarifs :

  • La commande minimum est de 20€ (qui correspondent à un costume + 2 chemises)
  • Les tarifs : une chemise sur cintre 5€
  • Nous sommes basés sur Paris et on cible les arrondissements 5-6-7-8-9-15-16-17 (la concentration des centres commerciaux dans ces arrondissements et là où les prix de pressing pratiqués sont les plus chers. On se positionne moins cher qu’eux)

Merci Richard & Florian pour cette interview.

Cleanio sur le web :

EDIT : l’application iPhone de Cleanio est désormais disponible. Vous pourrez la télécharger ici.

Internship4U, la startup spécialisée en stages à l’international

Trouver un stage à l’étranger est une tâche difficile pour les étudiants. Notre startup de cette semaine, Internship4U, a pour ambition de faciliter cette tâche et d’accompagner les étudiants dans leurs recherches et démarches pour avoir un stage de qualité qui répond à leurs besoins avec une expérience internationale enrichissante.

Analyze Thiz a interviewé Arnaud Depouilly, un des cofondateurs de cette startup incubée au Business Nursery à Kedge Business School.

Internship4U
Internship4U

Bonjour Arnaud, pourriez-vous présenter Internship4U ? Ainsi que l’équipe derrière ?

Internship4U est une agence spécialisée dans la création d’opportunités internationales par le stage, qui a été créé en Juin 2013 après plus d’un an de préparation. Internship4U a pour objectif de permettre à l’ensemble des étudiants d’avoir l’accès à des stages internationaux de qualité dans le pays où ils le souhaitent.
 L’équipe se compose de 3 jeunes associés : moi-même (Arnaud Depouilly) PDG et Kevin Goyer issu de l’école de commerce de Marseille (Kedge Business School) ainsi que Romain Godart issu de l’école de commerce de Clermont Ferrand (France Business School). Je suis avec Romain à Buenos Aires (Argentine) pour proposer aux entreprises la pédagogie du stage Internship4U. Nous sommes également accompagnés de stagiaires eux aussi en école de commerce, alors que Kevin gère la demande des étudiants depuis Paris.

Comment avez-vous eu l’idée ?

L’idée d’Internship4U est née lors de nos propres expériences en stage à l’étranger. En effet, nous sommes tous issus d’écoles supérieures de commerce et avons donc été confronté à la longue et difficile recherche d’un stage à l’international. Nous avons identifié un véritable problème en remarquant que souvent les étudiants obtenaient des stages peu professionnalisant, que les entreprises ne leur confiaient que très peu de responsabilités et que les missions de stage n’étaient pas toujours très intéressantes. Du coup, pour remédier à ce besoin, nous avons décidé d’améliorer les relations internationales entre étudiants et entreprises en créant Internship4U.

Quels services proposez-vous ?

Notre offre est divisée en deux services distincts destinés à deux cibles différentes, une première activité dédiée aux entreprises et une autre aux étudiants. En premier lieu, notre activité est celle d’une agence de recrutement international à travers le stage. Nous activons nos réseaux en Europe (en France principalement) pour répondre à la demande précise d’entreprises concernant un talent avec un profil très spécifique. 
En second lieu, notre activité est celle d’une agence de placement, nous proposons des stages de qualité avec des missions et objectifs bien déterminés aux étudiants du supérieur. De plus, nous encadrons le stagiaire tout au long de son séjour à l’étranger aussi bien au niveau professionnel, culturel que social. L’expérience de l’étudiant est primordiale à nos yeux car elle fait partie du processus d’apprentissage d’une nouvelle culture. Nous sommes actuellement axés sur l’Amérique du Sud, avec pour première destination Buenos Aires en Argentine mais avec l’ambition de développer l’activité dans d’autres villes rapidement.

Comment détectez-vous les talents ? Est-ce que vous faites passer aux candidats des tests du type TOEIC, TOEFL, 360, 720…?

Certaines entreprises avec lesquelles nous travaillons demandent parfois le résultat du TOEIC et du TOEFL. Nous recherchons un talent suite à une demande spécifique d’une entreprise. Nous identifions les talents par certains critères que nous vérifions lors de l’entretien avec un membre de l’équipe Internship4U tels que l’expérience et le niveau de langues étrangères par exemple. Nous comptons aussi sur les écoles pour être transparentes vis-à-vis du niveau académique de l’étudiant. Enfin, puisqu’un talent ne se limite pas au niveau académique de l’étudiant, nous essayons de comprendre le projet de tous les profils. D’ailleurs, on constate une évolution dans la définition du mot talent, qui peut aujourd’hui être monsieur tout le monde ou qui du moins, devient une notion très subjective en fonction des besoins de l’entreprise.

Quelles sont vos étudiants cibles ?

Nous proposons des offres pour les étudiants d’un niveau Bac +2 jusqu’au niveau Master Bac+5. D’une manière générale, il est conseillé aux étudiants d’avoir des notions dans la langue du pays où ils vont effectuer leur stage. Nos offres sont plus orientées actuellement vers les filières commerciales, marketing, stratégie, RH, communication, design graphique mais aussi œnologie, gastronomie, architecture ou ingénierie.

Internship4u
Internship4u

Est-ce que vous êtes en contact avec des institutions pour déposer des dossiers de bourses de voyage ? (Erasmus, conseil général…)

Nous conseillons et indiquons nos étudiants les démarches à suivre ainsi que les organismes auxquels ils devront s’adresser. Seules les universités ou les écoles peuvent agir légalement au niveau de l’obtention de ces-dites bourses, notamment en ce qui concerne les aides régionales.

Prenons un exemple d’un étudiant en M2 qui cherche un stage à l’étranger, comment procède-t-il ?

Nous sommes actuellement spécialisés sur une destination qui est Buenos Aires en Argentine. Nous avons démarré par cette ville car nous sommes convaincus de son attrait et de son potentiel en termes de développement économique. 
Dans le cas d’un étudiant en M2 qui cherche un stage à Buenos Aires, il nous envoie sa candidature, nous l’examinons, il passe ensuite un entretien avec un des collaborateurs Internship4U pour cibler exactement son projet et sa demande mais aussi pour vérifier ses compétences. Ensuite, nous nous engageons à lui proposer 3 offres en accord avec sa recherche, il sélectionne celle qui lui convient le mieux pour enfin passer un entretien avec le recruteur. Notre processus est assez complexe et long afin de garantir la qualité de la mise en relation. L’étudiant va être ainsi guidé avant, pendant et après son stage !

Quel est le business model adopté?

Nous facturons la personne qui est active dans sa recherche. Si c’est l’entreprise qui fait appel à nous pour trouver un profil spécifique grâce à notre réseau nous facturons l’entreprise. Si c’est l’étudiant qui postule sur notre site internet par rapport à une offre publiée ou pour déposer son projet, nous le facturons pour la mise en relation mais aussi l’encadrement, l’accueil, le logement et de multiples activités professionnelles, culturelles, associatives et sociales sur place (packs).

Avez-vous eu une aide financière ou autre lors de la création de cette startup?

Nous avons intégré l’incubateur de la région Provence Alpes Côte d’Azur à Marseille qui s’appelle Business Nursery. Grâce à cela, nous avons bénéficié de nombreux conseils de leur part et ils nous appuient financièrement sur certaines opérations.
 Sinon, nous n’avons pas encore eu d’aides particulières.

Avez-vous eu un retour depuis le début de votre activité ?

Nous avons démarré l’activité sur la connexion Paris – Buenos Aires avec un défi de taille car le stage n’est pas aussi développé culturellement en Argentine qu’en Europe. Finalement, nous avons réussi à proposer notre pédagogie et à sensibiliser les entreprises en améliorant notre stratégie de communication sur le marché Argentin. La majorité des entreprises que nous avons contactées ont été très réceptives et désireuses d’accepter en stage des étudiants étrangers. Nous avons par conséquent de nombreuses entreprises partenaires à Buenos Aires, les premiers étudiants arriveront début 2014.

Dans quels pays opérez-vous ?

Nous opérons actuellement sur Paris et Buenos Aires avec le projet de se développer en 2014 sur d’autres destinations tout aussi attractives pour les étudiants, tant sur le plan professionnel que personnel.

Quels sont les prochains axes de développement ?

Nous préparons activement un projet depuis plusieurs mois qui va nous permettre de développer considérablement notre activité et révolutionner enfin l’environnement du stage international.

Merci Arnaud pour cet entretien.

Vidéo de présentation d’Internship4U :

Internship4U sur le web :

L’Illusion de Barbara Scerbo

Elle est jeune, très jeune même, et pourtant, son dernier projet photographique a fait la une des blogs photo à travers le monde entier.
Elle s’appelle Barbara Scerbo, et elle a accordé à Analyze Thiz une interview inédite pour nous parler d’elle, de ses projets et de son état d’esprit.

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

Bonjour Barbara, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je m’appelle Barbara Scerbo. J’ai 19 ans et je suis née à Caltagirone, en Sicile. J’ai fini le lycée (Ettore Majorana) cette année et j’ai déménagé à Rome pour étudier la photographie et améliorer mes compétences avec des professionnels à la Roman School of Photography.
Mes parents m’ont toujours aidée et soutenue dans mes choix et l’investissement dans le matériel de photographie. J’espère que je n’ai pas fait le mauvais choix.

Quelle est votre source d’inspiration?

Je n’ai pas une source d’inspiration particulière. Je peux la trouver dans un visage, un endroit, dans une maison bien décorée. L”inspiration me parvient au travers d’autres personnes, de mes amis. D’ailleurs, ils m’ont proposé beaucoup d’idées qui sont souvent brillantes !

Comment avez-vous appris la photographie?

Ma passion pour la photographie est née après avoir vu les photos prises en Inde par un collègue de ma mère. Mon père m’a offert un appareil CoolPix. Depuis, je lis beaucoup de livres sur la photographie, je regarde des tutos sur YouTube et je discute avec des professionnels.

Parlez-nous un peu de votre dernier projet artistique “Illusion”. Quel est le message que vous voulez transmettre?

Le projet “Illusion” était un vrai challenge. Je l’ai réalisé à la demande de mon ami Angelo. Ce n’était pas une idée nouvelle, mais comme chaque photographe, j’essaie de retravailler une idée existante avec mes propres points de vue et apposer ma touche personnelle pour la rendre originale.
Le but n’était pas de transmettre des émotions comme dans les photo-reportages : les modèles n’établissent aucun contact avec ceux qui regardent la photo. Je ne raconte aucune histoire non plus. C’est un jeu de lumière qui, sans la photographie, n’aurait pu être vu à l’œil nu.

Comment l’avez-vous  effectué?

C’est très simple : j’ai pris 2 photos, une avec le modèle, une sans. Ensuite, j’ai superposé les 2 photos avec Photoshop.

Comment décriviez-vous votre style?

Je n’ai pas encore un style qui m’est propre. Peut-être que d’ici quelques années j’en aurai un.

Quel est votre matériel?

Appareil : Nikon D7000
Objectifs : Nikkor 35mm f/2.8 and Nikkor 55-200mm f/4-5.6 Zoom
Logiciel : Photoshop CS6

Travaillez- vous en Freelance ou au sein d’une agence?

Je suis actuellement en freelance. Mais quand j’aurai fini mon école, je collaborerai avec une agence.

Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez…

Médecin vétérinaire. C’était mon deuxième rêve.

Quelle est votre photo préférée? et pourquoi?

L’une des photos que j’aime beaucoup :

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

C’était un projet que j’ai effectué en collaboration avec Federica Quattrocchi (fashion designer), Simona Gazzano (modèle) et Leo Aerografie (body painter). J’aime sa froideur et le jeu de lumière.

Quelles sont tes anciens et futurs projets?

Mes principaux anciens projets sont “The Women robot” et “Tiptoe”.
The Woman robot : c’est à propos d’une femme robot qui voulait être normale mais elle ne pouvait pas comme elle est connectée et submergée par la technologie.
Le deuxième est un hommage à la danse, le plus beau des arts !

Un dernier mot?

Malgré que le monde de la photographie soit très ouvert à tout le monde, y faire une place est toujours difficile et les photographes doivent croire à leur potentiel. La vie n’est pas juste faite des rêves, mais d’une réalité compliquée, un engagement constant, un sacrifice et de la chance ! Et il est toujours utile d’avoir un plan B de côté.

Merci Barbara.

Vous trouverez Barbara Scerbo sur :

Pricemetry, ne ratez plus les bons plans!

Si vous faites partie des milliers d’internautes qui sont accro à l’e-commerce, notre startup de cette semaine va vous plaire!

Plus besoin de visiter un site tous les jours pour connaître les bons plans concernant votre produit, Pricemetry suivra les prix des produits de votre choix, comparera les différents marchands et vous informe des réductions aussitôt disponibles. Pour en savoir plus, nous avons interviewé Thibault Bonnefoy, le responsable business development de Pricemetry.

Logo Pricemetry
Logo Pricemetry

Pourriez-vous nous présenter Pricemetry? Ainsi que l’équipe derrière cette startup ?

Pricemetry c’est un site qui permet de mémoriser les produits qui vous intéressent n’importe où sur le web. Notre truc ? On suit au quotidien le prix des articles que vous ajoutez sur notre plateforme et on vous alerte en cas de baisse tarifaire. Indispensable pour dénicher les bons plans.
L’équipe est composée de quatre personnes : Samuel Roy (CEO) et Kévin Quesada (CTO), Thibault Bonnefoy (CDBO) et Jérémy Maëlstaf (Front-end developer & designer)

Comment avez-vous eu l’idée ?

Samuel s’intéressait de près à une guitare sur internet. Il allait la voir régulièrement en espérant faire une bonne affaire et le prix changeait très souvent. Il a constaté une nette augmentation 2 semaines avant les soldes. Le jour des soldes la boutique a fait une belle démarque mais qui restait au-dessus du prix qu’il avait pu constater auparavant. C’est à partir de là qu’une question s’est posé d’elle-même : existe-t-il un outil pour suivre le prix d’un produit chez un marchand ? On a rien trouvé de très pratique et très fiable alors on s’est lancé.

Comment accédez-vous aux catalogues des sites marchands et bookmarker leurs produits ?

Nous n’utilisons pas de catalogues, le service fonctionne sur n’importe quelle boutique ou site qui présente des produits. Ça fonctionne par exemple très bien avec leboncoin.fr !
Pour bookmarker les produits il suffit d’installer une de nos extensions de navigateurs disponibles pour Chrome ou Firefox. Nous proposons aussi un favori à glisser et déposer pour les autres navigateurs. Vous pouvez également tomber sur des boutiques qui sont nos partenaires et qui ont le bouton Pricemetry sur leurs fiches produits.

Est-ce que je peux intégrer d’autres critères (autre que le prix) pour recevoir une alerte? par exemple la taille pour les vêtements ?

Aujourd’hui nos alertes se font sur le prix. Si vous avez des idées de critères que vous souhaiteriez voir, faites-les nous passer. On prend le temps d’étudier toutes les propositions de nos utilisateurs.

Quel est le business model adopté ?

Nous sommes sur de l’affiliation. Nous prenons une commission sur les ventes réalisées chez nos partenaires qui ont transité par notre plateforme. C’est transparent pour nos utilisateurs et ça nous permet de garder le service gratuit. En parallèle nous proposons aux e-commerçants des offres en proposant notre service directement sur leurs boutiques. Ils accèdent à un tableau de bord avancé pour leur permettre d’identifier les envies réelles de leurs clients. Que ce soit en termes de produits, d’associations de produits ou de tarification. Le tableau de bord ouvre également la voie au trigger marketing tarifaire (informations basées sur le comportement de l’internaute ndlr).

Avez-vous eu une aide financière lors de la création de cette startup? Avez-vous travaillé dans un incubateur ?

Nous nous sommes 100% autofinancés. On travaille en collaboration avec l’Auberge Numérique basé à Bordeaux. D’autres acteurs intéressés par notre technologie et ce que nous apportons aux e-commerçants nous apportent leur soutien. On peut citer la CCI de Bayonne, la Communauté Urbaine de Bordeaux ou Ecom33 qui est l’association des e-commerçants de gironde.

Avez-vous eu un retour depuis le début de votre activité ? (nombre d’utilisateurs, nombre de produits suivis…)

Pricemetry c’est une communauté de 4000 personnes qui ont ajouté plus de 20000 produits répartis entre 1000 marchands environ.

Quels sont les prochains axes de développement ?

Nous avons présenté notre service pour les boutiques au salon de l’E-commerce à Bordeaux en juillet 2013 où nous avons remporté le 1er prix en Webmarketing. On a eu un bel engouement des e-commerçants sur place et on compte en faire profiter aux plus possibles. Nous démarchons et lions des partenariats avec les professionnels, c’est notre axe principal pour les mois à venir. Ensuite nous envisagerons une levée de fond en 2014.

Merci Thibault pour cet entretien.

Retrouvez Pricemetry sur :

Motivator, le générateur des lettres de motivation

Je me souviens ce moment lorsque je recherchais un stage, et que je rédigeais beaucoup de lettres de motivation. Je faisais tout pour les travailler une à une, en ajoutant toujours un petit paragraphe en fonction de l’entreprise visée. C’était fastidieux, mais il parait que l’on a rien sans rien. Je sais que tout le monde ne le faisait pas puisque les lettres de motivation sont le cauchemar de tous les étudiants. Ce cauchemar va disparaître, ou en tout cas, c’est l’objectif de François Grante, un jeune entrepreneur français qui a lancé tout récemment un générateur de lettres de motivation en ligne totalement gratuit. Pour en savoir plus, nous avons eu un petit entretien avec ce passionné d’entrepreneuriat, en espérant que vous gardiez toujours en tête que la qualité prévaut sur la quantité de lettres envoyées 😉

Pourriez-vous vous présenter? Ainsi de présenter Motivator ?

Je m’appelle François Grante et j’ai 22 ans. Je suis actuellement en année de césure à Toulouse Business School et je compte consacrer ma deuxième partie de césure à Motivator à plein temps. Je suis passionné par le web, les startups, et j’aime tout ce qui a trait à l’automatisation.
Lancé il y a quelques mois, Motivator est un générateur de lettres de motivation automatique. En quelques clics, le site permet de réaliser des lettres entièrement personnalisées prêtes à être envoyées aux recruteurs.

François Grante
François Grante

Comment avez-vous eu l’idée ? et pourquoi ?

Quand est venu le moment pour chacun de rechercher un stage de césure en deuxième année d’école, j’ai réalisé à quel point on pouvait passer du temps sur des tâches peu enrichissantes, à commencer par la rédaction des lettres de motivation souvent très formatées. C’est là que j’ai pensé à automatiser la rédaction. Je me suis vite rendu compte que cela pouvait en intéresser plus d’un !
Chacun peut en faire l’usage qu’il souhaite. Certain s’en servent simplement comme base de rédaction à retravailler ensuite, d’autres l’utilisent pour envoyer des dizaines de candidatures personnalisées en en temps record !

Comment le site fonctionne-t-il ?

Le générateur prend en compte toutes les informations indiquées dans le formulaire comme l’entreprise, le poste visé, les expériences et qualités du candidat pour créer des lettres de motivation pertinentes par rapport à la situation. Féru de SEO, j’applique également des techniques de content spinning pour m’assurer que toutes les lettres générées soient bien différentes. 

Comment reconnait-il les entreprises pour générer de l’information adéquate ?

L’outil peut aussi ajouter un certain nombre d’informations aux lettres, comme le chiffre d’affaires de l’entreprise ciblée ou son secteur d’activité. Pour afficher ces informations, Motivator utilise Wikipédia et en fonction de ce qu’il y trouve, choisit ou non d’enrichir la lettre. L’important, c’est qu’il n’y ait pas d’erreur et que la rédaction reste irréprochable quel que soit son contenu.

Quel est le business model adopté?

Le générateur de lettres est gratuit, utilisable sans inscription et le restera. Je suis en train de développer un service plus complet d’aide à la candidature permettant d’aller encore plus loin dans l’automatisation. J’ai plusieurs business models en tête, dont un modèle freemium, mais je m’oriente actuellement davantage vers un modèle entièrement gratuit monétisé par l’affiliation.

Avez-vous eu une aide financière ou autre (développeurs, graphistes) lors de la création du site ?

Non, j’ai tout réalisé moi-même. Mais lorsque le projet prendra plus d’ampleur je ferai appel à des compétences en développement et en graphisme, ce qui me permettra de plus me consacrer à la partie marketing du projet.

Avez-vous eu un retour depuis le début de votre activité ? (nombre d’utilisateurs, nombre de lettres générés…)

Actuellement, près de 10 000 lettres ont été générées sur le site. Motivator réalise pas mal de partages sur les réseaux sociaux et reçoit surtout beaucoup de retours d’utilisateurs très positifs.

Quelles sont les prochains axes de développement ? existera-t-il en d’autres langues par exemple?

La prochaine étape, c’est la sortie de l’outil complet d’aide à la candidature. Je vais partir d’un service simple qui évoluera en fonction des retours et des résultats que j’obtiendrai. Dans un second temps je préparerai sans doute une version anglaise du site. Certains m’ont demandé désespérément une version allemande du générateur de lettres mais ce n’est pas encore d’actualité !

Un dernier mot ?

Je suis toujours preneur de suggestions et idées d’améliorations de Motivator. N’hésitez pas à m’écrire à bonjour@motivator.fr, j’y répondrai rapidement.

Merci François pour cette interview.

Retrouvez Motivator sur le:

“Fensch Toast ? C’est du plaisir avant tout !”

Logo de l’entreprise

Cyril, Alexandre, Thomas, Godeffroy, Quentin et Renaud. Non, ce n’est pas un nouveau boys band, mais bien les membres de la société de productions audiovisuelles Fensch Toast. Issus de la vallée de la Fensch, en Lorraine, cette bande de copains d’à peine 25 ans ont décidés de se lancer dans la production audiovisuelle. Portrait d’une jeune société qui en veut.

Une passion commune

Fensch Toast. Voilà un nom bien particulier. Créée en 2010, cette société est l’aboutissement d’une passion commune d’une bande de copains : l’audiovisuel. Rencontrés en 2005 au lycée à Thionville, en Lorraine, Cyril, Alexandre et Thomas décident de s’unir et de tourner quelques court-métrages. Ils rencontrent Godeffroy, passionné de théâtre, Quentin, photographe et Renaud. Ils forment alors ensemble une équipe qui fait ses propres projets. “On est contents, on est entre nous, on choisit nous-même les projets qui nous intéressent.” explique Cyril, le producteur.
Seulement, tout n’est pas si simple, et ils ne peuvent être éligibles aux subventions audiovisuelles, malgré leur talent. Cyril décide alors de créer l’association Point Zéro, en 2007. “Nous étions bénévoles, c’était chouette. On avait enfin un véritable cadre pour pratiquer, qui nous permettait de faire un peu plus que ce que nous faisions déjà” explique Cyril. C’est d’ailleurs lui qui a proposé à ses camarades de se lancer encore plus loin : “Je suis monté à Paris pour faire des castings et j’ai été pris pour un rôle. J’ai alors vu l’envers du décor. J’ai trouvé ça impressionnant mais pas inatteignable.” Il suffisait, selon lui, de trouver du “matériel adéquat”, puisque les “compétences étaient déjà acquises par l’équipe”. Il a donc proposé aux autres membres du groupe de se lancer en dehors de l’association déjà existante : ils ont tout de suite accrochés et l’ont suivi dans ce nouveau challenge.

Fensch Toast
Fensch Toast

Un nouveau départ

Et qui dit nouveau départ, dit nouveau nom. Pourquoi donc Fensch Toast ? Est-ce que cela signifie quelque chose ? “Et bien, la vallée de la Fensch est un endroit assez connue dans notre région. Et c’est aussi de là que la majorité du groupe vient.” raconte Cyril, sourire en coin. Un rappel aux sources en somme. Et le Toast ? “C’est un jeu de mot qui symbolise le fait de partir d’une matière, de la chauffer et de l’expulser quand le degré adéquat correspond. C’est un clin d’oeil au fait que l’on fonctionne comme ça dans notre société.” rajoute-t-il.
Et le groupe commence fort avec un premier clip réalisé pour le groupe Habstrakt. “Get Funky” réalise plus de 180 000 vues sur la plateforme Youtube. “C’est un véritable coup de poker” raconte Cyril, “Nous n’avions pas les droits sur la musique du groupe mais on s’est tout de même lancé. On a fait une véritable démarche de production : on est à la base du scénario, de la réalisation et du montage. Tout est de Fensch Toast” Le travail fini, ils décident donc de le montrer à l’artiste. Celui-ci adhère alors totalement à l’idée et utilise leur vidéo comme clip officiel ! Un premier pas est franchi pour Fensch Toast.

Ils décident alors de monter leur propre court-métrage. “Geste Commercial” voit le jour en 2012. “C’était une bonne expérience. Bien sur, comme toutes les premières fois il y a du bon et du moins bon.” Geste Commercial, c’est l’histoire de Tom, un jeune homme qui mange tranquillement des pâtes sur son canapé en regardant la télévision. Mais il va voir son quotidien perturbé quand le chef cuisinier, emblème d’une célèbre marque de pâtes, fait irruption dans sa vie. Un combat va alors naitre : il va opposer la marque, la pub et le centre commercial, face au jeune consommateur. “Le scénario ne tenait qu’en deux pages. Mais c’était un véritable plaisir. Quasiment toutes les scènes étaient improvisées !” Ce court-métrage fut d’ailleurs diffusé au cinéma Le Palace de Metz pendant une semaine.

Et la suite ?

“L’objetcif à long terme, c’est que l’on devienne des salariés à temps plein. Nous avons tournés deux productions auto-produites mais nous voulons voir encore plus loin et produire un court-métrage. Nous aimerions avoir le soutien de la région, du Conseil Général…” explique Cyril. Mais en attendant, le groupe continue d’appeler régulièrement des entreprises afin de savoir si elles ont besoin de leur service. “Nous avons récemment tourné une vidéo pour le directeur du festival Passages, Pierre Lescure. Le fait que chacun d’entre nous est une vie en dehors de Fensch Toast permet d’avoir un réseau encore plus large et de développer de nouveaux projets.” Niveau festival, le clip Get Funky a d’ailleurs été sélectionné à la Fédération Française de cinéma et de vidéo. L’occasion de revoir leur travail à Bourges et de se lancer encore un peu plus dans l’aventure audiovisuelle !

Page Facebook de la société
Leur clip, Get Funky

Rémy Saglier : la composition et l’émotion comme éléments fondateurs de la photographie.

Né à Saint-Denis, Rémy Saglier a commencé ses études d’ingénieur en Mathématiques Appliquées à Paris et les a terminées à Nice.

Cet artiste est venu à la photo de manière très progressive. Attiré avant tout par le montage photographique, son travail se caractérise par un contraste noir et blanc très marqué qui lui permet de véhiculer des émotions fortes.

Rémy Saglier, portrait
Rémy Saglier

Analyze Thiz : Lorsque on se penche sur votre travail on se rend compte que la mer est un thème récurrent dans votre travail.

Rémy Saglier : En effet, la mer est omniprésente dans mes images, c’est un thème très important pour moi. D’ailleurs, il vient de m’arriver quelque chose d’incroyable. Le dictionnaire des symboles m’a récemment été offert. Tout naturellement, j’y ai cherché la symbolique de la  mer. J’ai été agréablement surpris de voir que les deux premiers paragraphes décrivaient mes deux dernières séries photographiques. Le premier symbole est celui du choix. J’ai effectivement réalisé une série de clichés sur les différents possibles et les cheminements vers le réel.  Dans le deuxième paragraphe on peut lire que les Grecs sacrifiaient des chevaux et des taureaux à la mer ; c’est ce qu’on retrouve dans la dernière série de photographies que j’ai réalisées. C’est vraiment un concours de circonstances incroyable.

Ma méditerranée a débordé
Ma méditerranée a débordé

La plupart de vos clichés sont des montages photos. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette démarche ?

Le « labo noir et blanc » est ma formation d’origine, c’est une école assez rigoureuse. Je faisais déjà des montages à l’époque de la photographie argentique. Il m’arrivait de passer une journée entière à faire un montage, en bricolant des masques incroyables. Aujourd’hui je travaille mes clichés avec un logiciel de retouches d’images.  C’est ce qui m’a intéressé depuis le début, c’est-à-dire faire de la composition d’image, faire du trucage ou du faux trucage, ou encore un trucage qui n’en a pas l’air.  Les photographies truquées sont parfois des photos des plus authentiques. Voir les personnes en interrogation devant une image est très intéressant. C’est une démarche qui peut-être critiquée, mais pourquoi ne pas intégrer ces nouveaux outils et leur donner leur lettre de noblesse ? Je retravaille les images parce que je veux y mettre en évidence ce que j’ai vu et pas forcément ce que j’ai pris.

La composition me passionne et surtout le décalage par rapport à l’idéal, où le regard est emporté par la composition. Parfois les images n’ont aucun intérêt, mis à part le fait d’être idéalement composées.

Le côté technique est ce qui m’intéresse le moins dans la photographie. Je ne vais pas m’attarder sur la mise au point,  la profondeur de champ, je préfère travailler sur l’émotion. C’est le regard qui prime dans les photos qui véhiculent une émotion. J’ai commencé par apprendre toutes les techniques photographiques. Puis j’ai eu l’impression d’avoir fait mes gammes et je me suis rendu compte qu’il fallait que je passe à autre chose, de façon naturelle j’ai donc lâché tout ce qui était la norme et je me suis mis à masquer outrageusement certaines parties de l’image.

Portrait à l'aigle
Portrait à l’aigle

Vos photos offrent au regard un contraste très fort, pourrait-on dire que c’est là votre  marque de fabrique ?

Le fait que la photo soit très contrastée représente un réel plaisir pour moi. Je cherche à ce qu’une partie de l’image soit cachée pour que l’œil soit attiré vers l’endroit où je veux le mener, mais tout en gardant toujours des détails dans les blancs. Je cherche vraiment à provoquer une émotion : le noir et blanc est ce qui touche le plus. Cela permet de se concentrer sur ce que véhicule l’image, mais aussi d’enlever un certain réalisme.

Premier de cordée
Premier de cordée

Que vous apporte la photographie ?

La photographie me permet de vivre en permanence dans un monde parallèle. Je cherche toute la journée des images dans le monde qui m’entoure. Cela permet d’ajouter un filtre un peu plus sympathique à la réalité de la vie. J’aime raconter des histoires. La photographie est un des plus beaux moyens pour raconter des histoires à l’œil, à l’intelligence, à la poésie.

J’ai toujours vu des choses extraordinaires partout. Une image me happe et m’entraîne dans son univers. Je me raconte des histoires en permanence. Je pense que dans la photographie on retrouve ce sentiment de déjà vu que l’on a quand on est enfant.  Cette espèce d’imprégnation collective qui resurgit sur une image de temps en temps. On a presque l’impression d’avoir vu l’image, l’impression qu’elle nous parle, elle comporte quelque chose qui fait appel à l’enfance, qui n’a pas forcément de sens immédiat. La personne qui la regarde peut, petit à petit, se projeter et l’interpréter à sa façon. C’est pourquoi je travaille beaucoup par analogie.

Vous travaillez en ce moment sur un projet dont le thème est la bande dessinée.

C’est vrai. Je voudrais faire de la bande dessinée à partir de photos. C’est quelque chose qui n’a pratiquement jamais été fait et qui a été très peu exploré. Ce projet représente le saint graal pour moi. Ce serait une narration en photo située entre Bilal, le roman noir, le surréalisme et la série B. L’objectif est de créer une vraie bande dessinée qui serait à la fois lisible et artistique. J’ai envie de faire ressortir quelque chose de très graphique et de très dépouillé grâce au contraste. J’y pense depuis plus d’un an et je suis déjà en train de travailler sur ce projet.

Vous pouvez retrouver Rémy Saglier sur le web :

BreakDigitalDivide : l’initiative qui veut réduire la fracture numérique

L’association Break Digital Divide (BDD) est une initiative solidaire qui a fait le choix de s’axer sur l’aide numérique pour les plus démunis. Objectif : apporter à toute personne dans le monde des solutions émergentes en finançant des projets novateurs contribuant à la diminution de la fracture numérique. Pour en savoir plus sur cette initiative, nous avons rencontré la vice-présidente de BDD Marylise Bellio.

breakdigitaldivide
breakdigitaldivide

Analyze Thiz : Bonjour, pourriez-vous vous présenter ?

Marylise Bellio: Bonjour, je suis Marylise Bellio, vice-présidente de l’association BreakDigitalDivide. J’ai 53 ans et  j’habite une petite ville de Belgique juste en dessous de Charleroi. De formation assistante en pharmacie, je suis une passionnée des médias sociaux et de tout ce qui touche à la problématique du libre accès numérique.

Présentez-nous votre association

BreakDigitalDivide est une association dont le siège se trouve en Suisse (Lausanne), elle a été créée début mars.

Breakdigitaldivide offre un cadre adapté pour développer des solutions concrètes afin d’éradiquer la fracture numérique tout en aidant des porteurs de projets à se réaliser. Grâce à cette initiative citoyenne, beaucoup de projets durables verront le jour et on pourra se dire : j’ai été utile envers mon prochain, car comme le dit si bien un proverbe africain : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin…

Quels sont vos objectifs ?

Trouver de l’argent pour pouvoir “offrir” des PC/tablettes, des formations en informatique et l’accessibilité web à ceux qui souffrent de la fracture numérique. Nous aidons aussi des porteurs de projets qui doivent nous soumettre un dossier, et si cela va dans l’esprit de Breakdigitaldivide, nous pouvons les assister.

Marylise Bellio : la vice-présidente de BDD
Marylise Bellio : la vice-présidente de BDD

Qu’est ce qui vous a incité à créer cette association?

En Europe, soyons honnête, cette fracture numérique existe bel et bien. Mais gardons à l’esprit que la fracture reprend un certains nombre d’idées, pas juste l’accès à un ou autre type de technologie, mais aussi l’accès à la connaissance, aux savoir-faire et l’accès à l’information critique.

La Présidente Isabelle TODE, d’origine sénégalaise, a pris conscience depuis longtemps cette problématique dans les pays africains et c’est cela qui l’a incitée à mettre sur pied ce beau projet. J’ai pris le train en marche car je crois en cette association, en ses valeurs.

Qui peut en être membre?

Tout le monde peut adhérer à Breakdigitaldivide. La porte est grande ouverte aussi bien pour de futurs membres que pour des partenaires et sponsors. Nous avons plusieurs sortes de membres : ceux d’honneur et ceux qui peuvent participer pour la somme de 30 euros avec droit d’entrée de 50 euros offert la 1ère année (mais la cotisation passera à 50 euros en septembre).

Quels sont les projets innovants que vous incubez ?

Nous incubons le réseau citoyen ThinkiAme un projet révolutionnaire co-fondé par Thierry Graziani, qui offre la possibilité de monétiser votre historique digital. Vous recevrez ainsi une partie des bénéfices générés par l’exploitation de vos données. Nous prévoyons de mettre aussi en lumière d’autres projets annexes qui intègreront à terme le réseau Breakdigitaldivide.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres projets humanitaires ?

logo breakdigitaldivide

Nous travaillons en “communauté ” avec plus de 30 personnes réparties à travers le monde et tout cela via le web.

Ce qui nous différencie est que nous allons apporter des solutions émergentes à des populations défavorisées. Ces dernières gagneront en autonomie pour élever leur niveau économique.

Quel est votre dernier mot ?

Merci de nous soutenir par différents moyens :

 Merci Marylise Bellio pour cette interview et bonne continuation.

Bobler : le premier media social vocal

Retenez bien ces expressions “Social Vocal Media” ou “Média Social Vocal”, car elles vont devenir une tendance d’ici quelques années. Le précurseur ? Une start-up française qui a créé un concept inédit qui plaira aux institutions culturelles comme aux utilisateurs lambdas (des journalistes, des écrivains, des humoristes…).

Après l’émergence des podcasts, ces enregistrements audio (pour la plupart) des émissions de radio/télé voire des cours académiques, il semble que c’est un format très adapté à la mobilité et à la portabilité. Bobler, notre start-up de cette semaine, s’est basée sur cette tendance tout en innovant son service : elle propose un nouvel outil pour produire et écouter des enregistrements géolocalisés de deux minutes maximum.

Logo Bobler
Logo Bobler

Pour en savoir plus sur ce concept, nous avons rencontré Marc-Antoine Durand, l’un des fondateurs de Bobler.

Analyze Thiz : Pourriez-vous vous présenter et nous présenter Bobler?

Marc-Antoine Durand : Je suis Marc-Antoine Durand, j’ai 24 ans et je suis un ancien élève de Sciences-Po Paris en Affaires publiques. J’ai co-fondé, avec Pierre Brouder qui est aussi un ancien étudiant de Sciences-Po en communication, Bobler, qui est le premier media social vocal. Il permet d’enregistrer et d’écouter des “Bulles” qui sont des messages audios de 2 minutes maximum que l’on localise sur la carte du monde, à l’endroit qui correspond à son propos.

Marc-Antoine Durand et  Pierre Brouder
Marc-Antoine Durand et Pierre Brouder

Comment avez-vous eu l’idée ? 

J’ai travaillé avec Pierre Brouder il y a deux ans chez France Culture à la conception d’une webradio étudiante qui s’appelle aujourd’hui “France Culture +”. Pierre et moi avons travaillé de longs mois pour rechercher les nouvelles tendances et les innovations en matière radiophonique et nous nous sommes rendus compte que l’audio était le format le moins bien exploité sur Internet alors qu’il était le plus adapté aux situations de mobilité et de multitasking. Nous avons donc voulu faire un test après la mission France culture sur des formats audio très courts. Il fallait, pour tester la validité de nos intuitions, créer une premier prototype ou comme on le dit dans le langage des start-up, un Minimum Viable Product. On a donc fondé une première start-up “bobradio.fr” qui était une webradio diffusant des podcasts de deux minutes sur des sujets culturels. On a réussi à atteindre un million de téléchargements en 2 mois et demi grâce à des sujets évènementialisés autour des révisions du bac et surtout à être écoutés à hauteur de 50% depuis un mobile (sans avoir d’application). Nous avons établi un partenariat avec Le Nouvel Observateur et BobRadio était diffusé à la BPI du Centre Pompidou.

Nous avions Bobler en tête depuis près de 2 ans, et, une fois ce prototype réussi, nous avons levé des fonds et commencé la conception de Bobler en septembre 2012. Bobler capitalise sur les deux prochains “drivers” du web qui sont l’audio et la géolocalisation. L’audio apparaît comme le format le plus adapté aux situations de mobilité et c’est celui qui crée, on le sait avec le media radio, le plus de fidélité: il est plus engageant d’entendre quelqu’un plutôt que de lire un texte. Pour ce qui est de la géolocalisation, c’est le nouveau moyen pour trouver un contenu en fonction du lieu où l’on se trouve ou de l’endroit que l’on veut chercher. Nous dépassons vraiment le degré zéro de la géolocalisation et le simple check-in dont l’intérêt est limité, en permettant d’écouter et d’enregistrer des Bulles sur New York, Shangaï ou Bombay. C’est ça qui rend Bobler génial et super enthousiasmant. Avec Bobler, on fait donc une proposition novatrice pour créer une nouvel usage.

Comment voyez-vous l’avenir du Media Social Vocal?

La voix est la prochaine révolution sur internet car c’est le format le plus adapté à la mobilité. Pensez tout simplement aux Google Glass ! D’où l’augmentation depuis quelques années des téléchargements de Podcasts. La musique n’aura plus le monopole dans les écouteurs des gens.

Et puis, tout simplement, nous avons aujourd’hui besoin de plus de proximité, de plus d’humanité dans nos communications. La voix permet réellement de rendre les échanges plus incarnés et beaucoup plus vivants. En écoutant une voix, on peut plus facilement sourire, réagir ou adhérer à une cause. Comme le dit mon associé Pierre Brouder, “ce qui s’écrit n’est pas ce qui se dit”.

Enfin, le dernier élément  c’est que Bobler permet de décoller les yeux de son écran et de regarder ce qu’il y autour de soi, ce qui n’est pas négligeable.

Pourriez-vous nous décrire son fonctionnement?

L’application Bobler n’existe que pour iPhone et uniquement en langue française pour l’instant. Elle est très simple à utiliser : une fois que je suis inscrit, j’appuie sur Rec, j’enregistre mon message et je géolocalise la bulle où je veux dans le monde. Je rajoute par la suite un titre, une photo, une description et à la fin je l’indexe dans un Intérêt (cinéma, art, question, reportage en 2 minutes, etc.). Je peux également la partager sur les autres réseaux sociaux (Facebook et Twitter).

Une fois la Bulle est publiée, elle apparaît sur la carte des personnes qui me suivent. Les autres fonctionnalités de l’application :

  • on peut retrouver une bulle en fonction de sa position en activant le Radar
  • on peut enregistrer une bulle à Paris et la positionner dans un autre endroit,
  • si j’active le radar, la carte m’affiche les bulles des gens que je ne suis pas, dans la zone de la carte (je peux active le radar à New York)
  • on peut enregistrer autant de messages que l’on veut,
  • on peut suivre et être suivi,
  • on peut discuter une Bulle,
  • on peut trouver de nouveaux utilisateurs dans le Top, par Intérêt ou par Hashtag.
Screenshot de l'application
Screenshot de l’application
Screenshot de l'application
Screenshot de l’application
Screenshot de l'application
Screenshot de l’application
Screenshot de l'application
Screenshot de l’application

Qui pourra utiliser Bobler ?

Des journalistes radio, web et papier qui peuvent faire connaitre ce qu’ils veulent dire par la voix. Des écrivains, des politiques, des humoristes, des institutions culturelles et n’importe quelle personne ayant envie d’utiliser Bobler.
Comment peut-on chercher le contenu ?

Le son n’est pas référencé par défaut, pour cela l’utilisateur peut référencer sa bulle par intérêt, par hashtag, et la géolocalisation.

Nous allons intégrer prochainement un outil qui permettra de générer des tags écrits à partir mots dits dans la bulle. Une sorte de la reconnaissance vocale et du tagging sonore.

Quel est votre business model ?

Pour générer l’argent, les réseaux sociaux mettent, pour la plupart, du temps pour être rentable, ils sont formés sur les usages : prenons l’exemple de Twitter et le social TV. Grâce à l’usage de Twitter pour commenter les émissions de télé qu’ils ont décidé de le considérer comme une valeur ajoutée au service et de monétiser.

Donc pour qu’un réseau social soit rentable, il faut un grand volume d’utilisateurs, du contenu et surtout comprendre comment les utilisateurs vont s’emparer de Bobler. En se basant sur ces leviers, on pourra par la suite déterminer réellement le business model. Nous avons un grand nombre de pistes de monetization qu’il s’agit donc de valider en testant.

Avez-vous eu une aide financière ? Avez-vous travaillé dans un incubateur ?

Nous avons effectué une première levée de fonds auprès de business angels.

Nous étions (et sommes toujours) incubés à Sciences-Po Paris qui nous a aidé à trouver des investisseurs et accompagnés dans nos démarches.

Avez-vous déjà des partenaires ou d’utilisateurs?

Plus de 1500 personnes ont déjà ouvert des comptes sur Bobler : des humoristes (Arnaud Demanche), des entrepreneurs (Gilles Babinet), des économistes (Jacques Attali), des critiques gastronomiques (Sébastien Demorand)…

Nous avons déjà tissé de très nombreux partenariats avec des grandes institutions culturelles comme la RMN, le Palais de Tokyo, les Arts Décoratifs, la Gaîté Lyrique (et plein d’autres qui vont arriver comme les Musées de la Ville de Paris). Mais nous voulons garde la surprise entière. Nos partenaires auront leurs Bulles visibles par défaut sur la carte, pas besoin d’abonnement pour les voir sur sa carte. Elles auront des Bulles de couleur bleue.

Avez-vous eu un retour depuis le début de votre activité ?

Nous avons un taux de retour assez important. 70% des utilisateurs reviennent plusieurs fois dans la semaine sur l’application.
De nombreux utilisateurs ont déjà enregistré des Bulles et sont très créatifs !

Quelles sont les prochains axes de développement ?

Nous avons développé un site web (qui sort aujourd’hui). C’est vrai qu’il est plus facile à enregistrer via un smartphone, mais nous allons étudier le taux d’utilisation de la plateforme depuis le site. En revanche, il sera très ergonomique et facile à utiliser et les utilisateurs pourront charger des sons déjà enregistrés sur leurs pc. Je pense ici aux musiciens et aux professionnels du son comme les radios.

Nous allons développer aussi une fonction d’intégration à d’autres sites web, une API et un player.

Merci Marc-Antoine pour cette interview et bonne continuation.

La bulle de présentation de Bobler sur la page d’Analyze Thiz.

Vous retrouverez Bobler sur :

“Pote Emploi” recherche des potes !

D’habitude, nous interviewons dans cette rubrique des startups qui visent à rentabiliser financièrement leurs projets, mais aujourd’hui, Analyze Thiz va vous présenter un projet social qui nous a touchés.

Trois étudiants en dernière année d’école de commerce, de gestion et de sciences politiques, avaient créé le projet “Pote Emploi“. Objectif : favoriser la mixité sociale, l’échange entre les jeunes en recherche d’emploi et des “potes” experts qui peuvent aider ces derniers dans leurs démarches. Une activité extrascolaire pour ces trois acolytes qui misent sur l’utilité sociale de leur projet.

Nous avons rencontré Antoine Chatelain, l’un des trois co-fondateurs pour nous parler un peu plus de Pote Emploi.

Logo Pote Emploi
Logo Pote Emploi

Analyze Thiz : Bonjour Antoine, pourriez-vous vous présenter et nous présenter Pote- Emploi ?
Antoine Chatelain : Je suis en dernière année de Sciences-Po et j’ai créé, avec Juliette Robert (HEC) et Félicie Robert (ESG), une plateforme d’échange et d’entraide entre jeunes pour améliorer l’insertion professionnelle : sur notre site, le jeune est mis en contact avec des “potes” disponibles pour l’aider dans ses démarches et répondre à ses questions. Ces “potes” peuvent être des étudiants, des jeunes diplômés ou des jeunes qui sont déjà en poste.

C’est une initiative personnelle et un projet à but non lucratif, avec un vrai engagement sur l’égalité des chances et la mixité sociale. Par notre site, on cherche notamment à cibler plus spécifiquement les jeunes défavorisés et sans diplômes qui cherchent un emploi.

Nous l’avons lancé à côté de nos études et il a eu le soutien de nos écoles.

Capture du teaser de Pote Emploi
Capture du teaser de Pote Emploi

Comment avez-vous eu l’idée ? Et pourquoi?
Nous avons commencé à penser à ce projet au début de l’année. L’insertion professionnelle des jeunes est difficile en ce moment et encore plus pour ceux qui n’ont pas ou peu de diplômes diplômés.

Partant du principe que le réseau est un enjeu important, nous avons créé Pote Emploi pour aider ceux qui manquent de réseau. Pote Emploi, ce n’est donc rien d’autre qu’un réseau pour chercher un boulot.
Concrètement, cette plateforme que nous créons peut aider à rédiger un CV par exemple, à trouver une information sur un métier précis ou un type d’études, où à se faire accompagner dans ses démarches administratives auprès d’un organisme publique… et tout cela dans un cadre informel et convivial. Et même si la rencontre entre les deux personnes ne débouchera pas sur un emploi, elle leurs permettra néanmoins d’avoir la chance de se rencontrer et d’échanger. D’où la dimension de la mixité sociale.

Comment la plateforme fonctionne-t-elle ? Quel est le processus ?
Les personnes intéressées pour donner bénévolement de l’aide doivent d’abord s’inscrire sur la plateforme, devenant des « potes ». Lors du lancement officiel du site en septembre prochain, on leur demandera de compléter leurs profils : ils doivent préciser en quoi ils sont prêts à aider (le secteur d’activité), le type d’études effectué, les outils (CV, LM), et leur degré d’engagement (être contacté une ou plusieurs fois par mois).

Les personnes qui demandent de l’aide vont devoir compléter quasiment le même profil. Prenons l’exemple d’un développeur web en recherche d’emploi et qui a besoin d’aide pour mieux rédiger et valoriser son CV, Pote Emploi va contacter deux ou trois “potes” qui correspondent à son profil selon certains mots clés et qui pourront le contacter via la plateforme (système de messagerie interne). Cet échange pourra évoluer par des sessions Skype, voire des rencontres physiques. L’aide pourrait aussi se porter sur une recherche d’informations sur un métier précis ou sur un organisme (les démarches pour s’inscrire à Pôle Emploi par exemple) ou sur un type d’étude.


Bref, on a créé Pote emploi par Pote_emploi

Quels sont les services proposés ?
La plupart de nos services se concentrent sur les conseils, le coaching et le partage d’expérience.

Une autre particularité aussi, le profil rempli sert à aider et à être aider. La personne qui demande de l’aide pourrait être un jour sollicitée à son tour en tant que “pote” pour aider une autre personne.

Nous fidélisons nos “potes” via un système de notation (avoir les feedbacks des utilisateurs) et via la mise en place d’un classement des “meilleurs potes” qui concerne les personnes les plus actives sur la plateforme.

Avez-vous eu une aide financière ?
Non mais nous sommes bien entourés : une équipe d’étudiants d’Hetic, une école en informatique, où l’on a soumis notre idée comme projet de fin d’études, nous accompagne dans notre projet. Ils développement la plateforme depuis 5 mois. Nos écoles nous aident aussi et ont mis à notre disposition des locaux et des ressources.

Nous allons organiser, en partenariat avec des BDE, une soirée le vendredi 17 mai dont tous les bénéfices iront à Pote-Emploi. Cet argent va être investi pour embaucher une personne dès l’année prochaine qui pourra animer notre communauté de « Potes ». On postule également pour des bourses.

Avez-vous déjà des partenaires ?
Oui, avec nos écoles, des BDE et plusieurs associations engagées sur les thématiques d’égalité des chances et d’entrepreneuriat. Nous cherchons également à créer des partenariats avec des associations de terrain qui s’occupent de l’insertion de jeunes afin de nous faire connaître et pour promouvoir leurs activités sur notre site.

On s’est rapproché aussi de Pôle Emploi. D’abord pour avoir l’autorisation d’utiliser un nom proche du leur et également pour envisager dans l’avenir un partenariat.

Quelles sont les prochains axes de développement ?
Nous allons améliorer la section de réorientation vers d’autres sites et organismes qui existent déjà et qui peuvent aussi apporter une aide complémentaire à celle qu’on offre sur pote-emploi.fr. Nous souhaiterions également mettre en place des outils faits par des “potes”, par exemple des guides sur comment se préparer à un entretien ou comment rédiger un CV…

 Un dernier mot?

Pour tout “pote” intéressé par ce projet et qui aimerait aider une autre personne, je l’invite à s’inscrire sur le site http://www.pote-emploi.fr/

Merci Antoine pour cette interview.

Retrouvez Pote Emploi sur :