Click Eat vous évite la file d’attente

Notre start-up de cette semaine s’attaque aux longues files d’attente des restaurants et veut les réduire au maximum. Elle répond à un besoin et un problème réels chez les salariés qui passent plus de temps à faire la queue  (10 à 15 mins en moyenne) que pour manger. Les sites de livraison existent par dizaine, mais aucun ne propose de passer la commande en ligne puis aller la retirer au restaurant.

Créée au sein du nouvel incubateur de l’ECE-Paris par 3 ingénieurs jeunes-diplômés, et pour en savoir un peu plus sur son activité, Analyze Thiz a rencontré l’un de ses fondateurs, Antoine Gantharet :

Analyze Thiz : pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ? et nous présenter Click Eat ?

Antoine Gantharet : Je m’appelle Antoine Gantheret, j’ai 25 ans, et suis jeune diplômé en ingénierie informatique et financière de l’école d’ingénieurs ECE – Paris. Je travaille sur Click Eat depuis bientôt 2 ans, et depuis Octobre dernier nous sommes dans l’incubateur de l’ECE. L’équipe est composée de Thibaud Channelliere et Thomas Piard. Anciens tous les 2 de l’ECE également, le 1er a suivi le même cursus que moi et le 2nd un cursus pur informatique.

Thibaud est responsable commercial, Thomas directeur technique et je suis responsable communication et marketing.

Click Eat est une plateforme web qui permet aux consommateurs de découvrir les restaurants autour d’eux, de précommander en ligne leur déjeuner et d’aller le récupérer directement sans faire la queue.
En plus de bénéficier d’un gain de temps, ils peuvent aussi profiter de réductions grâce aux offres entreprises (ou écoles), aux promotions ponctuelles et la fidélisation sur le site.

Dans les actualités récentes, nous avons été classés 3ème à la Start-up Academy et on participe actuellement à MoveJee.

Les 3 fondateurs de Click Eat
Les 3 fondateurs de Click Eat

Comment avez-vous eu l’idée de Click Eat ? et pourquoi avoir choisi ce secteur ?

L’idée m’est venue en 2011 pendant mon stage de 2ème année à Genève où chaque midi je perdais du temps dans la file d’attente à la pause déjeuner. Je connaissais beaucoup de sites de livraison mais aucun pour commander et ensuite récupérer la commande, donc pourquoi ne pas en créer un. J’ai parlé avec Thibaud de cette problématique et de la solution. Il était en stage à la Défense à Paris et m’a confirmé qu’il rencontrait le même problème tous les midis.

On a proposé ce concept à l’école et il a été validé pour notre projet de fin d’études. On a profité du cadre académique pour effectuer notre étude du marché pour vérifier la faisabilité de ce projet. Nous l’avons effectué à la Défense où les restaurants nous ont bien accueillis puisque notre projet répond à un vrai besoin. On a discuté également avec consommateurs et ils étaient intéressés eux-aussi.

Thomas a rejoint l’aventure au début de l’année 2012, après un cours où il a entendu parlé du projet par Thibaud. Son profil correspondait exactement à ce qui nous manquait !

Au premier semestre 2012, nous sommes partis en Chine avec Thomas en échange scolaire, pendant que Thibaud faisait son stage de fin d’études dans une société de conseil. En revenant, nous avons intégré en octobre 2012 le nouvel incubateur de l’ECE (il aura bientôt un an). Et nous y sommes toujours jusqu’à février 2014.

Quel est le business model ? comment générez-vous de l’argent ?

La solution est bien sûr gratuite pour les consommateurs. Les prix affichés sur le site sont les mêmes que dans le restaurant.

Notre business model repose uniquement sur une commission auprès des restaurateurs pour chaque commande passée sur leur boutique virtuelle Click Eat.

Le paiement est sécurisé et effectué en ligne via notre prestataire Paybox. Les restaurateurs possèdent, eux, un accès spécifique au back-office pour gérer les commandes et peuvent à tout moment arrêter de recevoir des commandes et “fermer” virtuellement leurs restaurant.

Comment gérer, du côté restaurant, les différentes commandes passées en même temps?

Lorsque le consommateur a passé sa commande, il doit choisir un créneau horaire pour le retrait. Le nombre de clients par créneau Click Eat est limité, et géré par le restaurateur. Lorsqu’un créneau est complet, il ne peut plus être choisi par le consommateur.

Avez-vous eu une aide financière ? 

Non pour le moment. Nous avons démarré notre activité en se basant sur des apports personnels de chacun des 3 co-fondateurs. On est soutenu également par l’incubateur de l’ECE via une aide financière, via la réalisation de certains supports en marketing (plaquettes, cartes de visite, matériels…) et via l’intervention d’experts et coachs.

Nous allons bientôt souscrire un prêt pour couvrir nos prochains frais principalement le recrutement des stagiaires : 1 en communication, 2 comme commerciaux et 1 développeur iOS.

Avez-vous déjà des partenaires ?

Nous considérons les premiers restaurants comme des partenaires ; nous avons effectué beaucoup d’échanges avec eux. Leurs feedbacks étaient importants pour le développement de la plateforme pour pouvoir proposer une solution complète qui répond à leurs besoins communs.

Dans quelles villes/quartiers êtes-vous basés actuellement?

Pour l’instant, nous sommes basés la Défense et le VIIIème arrondissement  et bientôt le 15ème. On suivra par la suite la demande des consommateurs, que cela soit dans les autres quartiers de Paris et les autres grandes villes.

Avez-vous eu un retour depuis le début de votre activité ?

Oui, toujours! On demande souvent des feedbacks aux restaurateurs et, à chaque commande, aux clients pour pouvoir améliorer notre service et le rendre parfait le plus possible.

Quelles sont les prochains axes de développement ?

Développer  une  application  iPhone,  augmenter  notre  force   commerciale,  développer des nouvelles fonctionnalités pour les consommateurs et restaurateurs et améliorer les outils. Et d’autres surprises.

Un dernier mot?

Merci de voter pour notre start-up au concours MoovJee 🙂

Merci Antoine pour cette interview.

Retrouvez Click-Eat sur :

WebEngineering : le 1er réseau social BtoB dédié au conseil en ingénierie.

Notre start-up de cette semaine répond à un besoin spécifique et crucial dans le monde du conseil. Tous les ingrédients d’une start-up à fort potentiel y sont : l’innovation, l’apport d’une solution et le ciblage d’une niche.
Le fondateur, un ancien ingénieur d’affaires et qui connait bien ce domaine, est plus que motivé par son projet, à tel point qu’il a quitté son poste pour s’y consacrer à temps plein.
Analyze Thiz l’a rencontré pour nous parler un peu plus de WebEngineering.

Logo WebEngineering
Logo WebEngineering

Analyze Thiz : Bonjour Alexandre, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Alexandre Roy : j’ai 26 ans et j’ai été diplômé de l’EPF (ex-Ecole Polytechnique Féminine, NDLR) en 2010 en option IAP (Ingénierie d’Affaires et Projets). J’ai effectué mon stage de fin d’études chez Bouygues Construction en tant qu’acheteur de travaux de sous- traitance, puis j’ai intégré par la suite ABYLSEN, société de conseil en ingénierie en tant qu’ingénieur d’affaires pendant un an où j’étais en charge de développer un centre de profit notamment en recrutant et en manageant des ingénieurs-consultants.

Alexandre Roy, fondateur de WebEngineering
Alexandre Roy, fondateur de WebEngineering

Comment avez-vous eu l’idée de WebEngineering?

Elle m’est venue d’un simple constat : les sociétés de conseil manquent cruellement d’outils pour faire connaitre leurs consultants et pour leur trouver des projets ou des missions quand ils sont en inter-contrats (une période d’inactivité du consultant qui reste toujours salarié mais qui n’est pas productif). Un consultant en inter-contrat coûte, en moyenne, entre 250-500€ par jour à son employeur.
Pour palier à ce problème, le but était donc de rapprocher les besoins immédiats des compétences disponibles et c’est l’exercice qu’un usage intelligent d’internet permettait de faire tout de suite.

Travaillez-vous tout seul sur ce projet?

Oui, je lancé ce projet tout seul mais je collabore avec des prestataires spécialisés dans le web qui développent la plateforme. Une première version bêta a été mise en ligne en octobre 2012, il reste encore quelques fonctionnalités à développer.

Quel est le business model de WebEngineering?

Les sociétés de conseil et les consultants freelances devront souscrire à un abonnement mensuel qui sera aux alentours de 100€ pour accéder à la base de données de projets. Ils paient pour accéder à toute la base de données en illimité et consulter plusieurs projets dans plusieurs secteurs d’activités. Ils auront aussi la possibilité de déposer leurs CV (pour les freelances) et ceux des consultants (pour les cabinets) que les donneurs d’ordre et les autres sociétés de conseil pourront consulter. S’il y a une mission qui les intéresse, il suffit de cliquer sur le projet et ils obtiennent les coordonnées du donneur d’ordre avec qui ils peuvent entrer en contact.

En ce qui concerne les personnes qui vont déposer des missions sur la plateforme et qui recherchent des compétences (les donneurs d’ordres), ils ont un accès entièrement gratuit et illimité la plateforme.

Si les autres cabinets peuvent consulter les CV des consultants dans d’autres cabinets, ils risquent de les débaucher.

Pas forcément et ce n’est pas le but. Il arrive parfois que certains cabinets de conseil fassent appel à d’autres sociétés de conseil pour une compétence spécifique sur un projet auquel ils ne peuvent pas répondre ; l’autre société prendra une marge sur la prestation.

Quels sont les secteurs d’activités que traite WebEngineering?

La plateforme intervient dans l’automobile, le ferroviaire, l’aéronautique/défense/spatial, l’énergie et les télécoms.

Pourquoi ce choix restreint de secteurs? Cela pourrait impacter sur le nombre des utilisateurs

C’est un choix personnel. Je préfère me spécialiser pour attirer des missions et des compétences qui sont de bonne qualité et en adéquation puisque les métiers de l’automobile, du ferroviaire, de l’aéronautique, de l’énergie et des télécommunications, sont assez semblables.

Je préfère avoir peu d’activités mais qu’elles soient cohérentes entre elles tant au niveau de l’offre et la demande. Prenons un exemple : un ingénieur en R&D, en inter-contrat, spécialisé dans l’automobile, un secteur qui va très mal en ce moment, pourra très bien se retrouver un projet dans le ferroviaire, l’aéronautique ou l’énergie.

Qu’est-ce qu’il va pousser les donneurs d’ordre à publier leurs missions sur cette plateforme et non pas via les canaux traditionnels?

Le domaine de l’ICT (Ingénierie et Conseil en Technologies) est assez peu connu en France. Les donneurs d’ordres sous-estiment beaucoup ce marché et n’en connaissent qu’une petite partie. Ainsi, WebEngineering leur propose d’élargir et de mieux cibler leur panel de fournisseur en toute simplicité.
L’autre avantage pour eux, c’est de gagner du temps. Au lieu d’envoyer une dizaine de mails à leurs fournisseurs, les donneurs d’ordres pourront publier leurs offres directement sur la plateforme et un mail sera envoyé automatiquement à tous les fournisseurs qui pourront par la suite consulter les offres sur la plateforme et proposer une solution.

Avez-vous eu une aide financière pour se lancer?

Je n’ai pas eu d’aide financière et tout l’investissement actuel vient de mes fonds propres. J’ai investi 10 000€ dans la société et je prépare une levée de fonds, de love money, de 50 000€  via des amis et de la famille en échange des parts dans la société et pourquoi pas des business angels. Je dois la clore fin février pour permettre de recruter une équipe de commerciaux et des développeurs.

Travaillez-vous dans un espace co-working?

Non, je travaille chez moi mais c’est possible que j’emménage dans un espace co-working ou dans un bureau individuel comme je vais recruter 2 stagiaire en mars.

Votre cible est nationale, internationale ou les deux?

Je veux cibler d’abord les régions et le secteur national pour ne pas avoir des besoins dans d’autres pays auxquels la plateforme ne pourra répondre. Lorsque j’aurais une solide base et que je serai le référent au niveau national, je me développerai à l’international.

Y-a-t-il des concurrents directs ou indirects sur le marché?

HightTechpros est une plateforme spécialisée dans le SSII est mon concurrent indirect. Il existe d’autres plateformes mais qui sont généralistes et non pas spécialisées comme WebEngineering.

Avez-vous déjà des clients?

Pour l’instant, WebEngineering compte environs 90 utilisateurs, dont 60 sociétés de conseil, 15 freelances et 15 donneurs d’ordres. Parmi eux, on retrouve déjà des grands comptes, comme EADS Sogerma, ZODIAC Seats, COMPIN, ALTRAN, ALTEN, AKKA Technologies et bien d’autres encore.

Est-ce qu’il y un système de modération ou de suivi sur la plateforme?

Je contrôle et je valide chaque inscription des donneurs d’ordres, des cabinets de conseils et des consultants freelances. Pour valider, soit je trouve leurs références sur les réseaux sociaux, soit je les appelle pour confirmer leurs activités et aussi pour contrôler les besoins qu’ils vont déposer.

Je ne peux pas vérifier via la plateforme qui a décroché un projet, en revanche, je contacte régulièrement les clients pour le suivi et les feedbacks.

Quelle est votre stratégie de communication pour faire connaitre votre projet?

Je fais de la communication sur les réseaux sociaux professionnels, principalement sur Viadeo et LinkedIn où je peux cibler mes clients. Je fais aussi de la prospection téléphonique et vais sur le terrain pour présenter mon produit aux clients potentiels.

Quels sont vos prochains axes de développement?

Mon    premier    axe    de    développement    sera    de    faire    évoluer    la    plateforme. En effet, WebEngineering ressemble, aujourd’hui, à une place de marché impersonnel où on y dépose des offres et des CV que l’on peut consulter. Je souhaiterais la faire évoluer vers un réseau social professionnel qui est, me semble-t-il, beaucoup plus approprié aux commerciaux et aux acheteurs qui aiment le contact et le visuel.

Merci Alexandre pour cette interview.

Retrouvez WebEngineering sur le web:

Pixopolitan : une ville, une photo

Le nombre de sites de photo avait explosé depuis quelques années. Une croissance due à l’amélioration technique des serveurs, à la baisse du prix de stockage et à la fluidité d’échanges entre les utilisateurs.

Ces sites proposent plusieurs activités en allant du simple stockage, à l’impression des albums photos ou des goodies. Notre start-up de cette semaine est française, elle s’appelle Pixopolitan. Les photographes comme les amateurs de la photo et de la décoration vont s’y s’intéresser. Elle a su se positionner sur un segment spécifique et propose une activité inédite en photographie. Gérée par deux jeunes entrepreneurs, elle propose d’imprimer en bonne qualité des photos des villes où vous vivez comme de celles où vous rêverez d’y aller grâce à un réseau de photographe dans plusieurs pays et plusieurs villes.

Entretien avec Romain Barbet, un des fondateurs de Pixopolitan.

Analyze Thiz : Bonjour Romain, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre associé ?

Romain Barbet : J’ai 25 ans, je suis diplômé d’Euromed Management programme Cesmed en 2010, j’ai effectué la

Les fondateurs de Pixopolitan: Paul-Henri Blaiset et Romain Barbet.
Les fondateurs de Pixopolitan: Paul-Henri Blaiset et Romain Barbet.

moitié de ma scolarité à Marseille en France et l’autre moitié à Shanghai en Chine. Ensuite j’ai intégré Sup de Co Reims où je suis toujours étudiant en dernière année avec mon associé Paul-Henri Blaiset.

Comment avez-vous eu l’idée de Pixopolitan ?

En rentrant de Shanghai, je voulais une photo qui illustre cette ville pour l’accrocher dans mon appartement à

Reims. Or je n’ai pas pu trouver un service sur le web pour satisfaire ma demande. Là je me suis rendu compte qu’il y a une vraie demande en décoration pour ce concept et j’ai commencé à travailler sur l’idée en septembre 2011. J’ai rédigé le business plan jusqu’à janvier 2012 et avec mon associé, nous avons intégré en mars 2012, via un concours, l’incubateur Founder Institute à Paris, (un des grands accélérateurs de start-up au monde, il est implémenté dans 22 pays et plus de 37 villes, NDLR). Nous avons créé la start-up en juin et en juillet nous avons fini 3ème sur 30 idées retenues en juillet. Le site web a été lancé le 4 octobre dernier en version bêta. Nous avons ouvert une boutique éphémère début décembre et la prochaine sera à partir de 9 janvier jusqu’à 9 février à Paris dans le célèbre quartier le Marais au 13 rue des blancs manteaux à Paris.

La boutique éphémère au 13 rue des blancs manteaux 75004
La boutique éphémère au 13 rue des blancs manteaux 75004

Avez-vous eu une aide financière ?  une levée de fonds?

Non, le capital initial est constitué uniquement d’un apport personnel.

Pourriez-vous nous parler un peu du business model de Pixopolitan?

C’est de l’e-commerce et nous prélevons une marge sur chaque produit vendu. Un jury sélectionne les photos à

Endless stairs - Dongguan, China (par Lun Liu)
Endless stairs – Dongguan, China (par Lun Liu)

publier sur le site. Sur chaque photo vendue, nous reversons entre 5 et 15% HT (en fonction de la taille de la photo) au photographe. Les prix sont fixes de 49€ à 229€ tout dépend du support et du format demandés.

Nous avons aussi un système d’appel d’offres ou “tirage sur-mesure” uniquement – pour l’instant – pour Paris, Londres et New-York: le client commande la photo de n’importe quelle rue/quartier de ces 3 villes. Nous transmettons ensuite l’adresse à la communauté des photographes de la ville concernée qui prendra des photos et par la suite les proposer au client. Ce dernier sélectionne une ou des photos et peut décider de les avoir en exclusivité pour 400€ ou non pour 200€ (tirage classique).

Nous avons actuellement 3 tailles différentes de photos proposées aux clients: 30×45, 60×90, 100×150. (cm) et le site existe en anglais et en français.

Quels sont les supports proposés que vous proposiez ? 

Nous proposons que du Toile 100% coton et de l’aluminium laqué.

Underground - Paris, France (par Pascal Dupont)
Underground – Paris, France (par Pascal Dupont)

Y-a-t-il un tirage limité ?

Pour le moment non mais cela pourrait être possible dans l’avenir.

Côté juridique, comment gérez-vous les droits d’auteur?

Nous devons propriétaire de chaque photo publiée sur le site et nous avons le droit de l’exploiter et la vendre d’une manière exclusive pendant 2 ans. L’avantage de cela, les photos que vous trouverez sur Pixopolitan vous ne les trouverez nulle part ailleurs.

Avez-vous déjà des photographes avec qui vous collaborez ? Comment vous les avez recrutés ? Est-ce qu’ils sont tous connus ? 

Oui, 133 photographes jusqu’à maintenant pour 384 photographies validées. Nous les avons recrutés sur les réseaux sociaux généralistes et spécialistes en photographie et depuis peu nous avons des inscriptions spontanées. Le photographe n’avance aucun coût pour publier ses photos sur notre site. Les photographes peuvent être des amateurs comme des professionnels.

Quelles sont les villes accessibles pour le moment ?

Plus de 54 métropoles mais nous sommes bien implantés (plus de 5 photographes dans chaque ville) à Paris, Marseille, Lyon, Lille, New-York, Londres, Shanghai et Tokyo.

Quelles sont vos axes de développement ?

Publier la V2 du site web, avoir entre 1000 et 2000 photos avant la fin de l’année et rendre le service d’appel d’offre opérationnel dans une dizaine de grandes villes.

Merci Romain pour cette interview.

Pixopolitan en chiffres:

  • 133 photographes inscrits
  • 384 photos validées
  • >50 métropoles concernées
Retrouvez Pixopolitan sur:

BedyCasa et la chambre chez l’habitant

Avoir une chambre chez l’habitant est une tendance ancestrale. Elle a connu une forte croissance depuis 3-4 ans suite à la démocratisation d’internet et l’émergence de quelques sites qui ont facilité les échanges entre le voyageur et l’hébergeur. Ils ont facilité également le paiement et ont apporté la garantie aux deux acteurs.
La crise n’a fait qu’augmenter la demande et l’offre: d’un côté les voyageurs qui cherchent un logement moins cher que l’hôtel et de l’autre côté, des hébergeurs qui cherchent à arrondir leurs fins de mois.

Tous les sites mettent le point sur “voyager autrement” ou “profiter de la proximité et les échanges avec l’hébergeur” dans leurs stratégies marketing, un concept que les autres modes d’hébergement classiques tels que les hôtels, les B&B…ne peuvent pas assurer.

Les hébergeurs sont libres de fixer leurs tarifs ainsi que les voyageurs pourront choisir le prix qu’il leur correspond. Le business model de ces plateformes CtoC repose sur un système de commission prélevée sur les réservations du côté hébergeur et voyageur. Certaines plateformes privilégient plutôt le voyageur et ne taxent que les hébergeurs. Elles offrent aussi une garantie et une sécurité pour les transactions, ainsi plus besoin de payer l’hébergeur en cash.

Les hébergeurs doivent créer un profil et décrire leurs logements en y incluant des photos. Plus la description est explicite et détaillée plus ils augmenteront leurs réservations.
Côté voyageur, il doit créer lui aussi un profil. Les profils sont tous vérifiés via une adresse mail, adresse postales, numéro de téléphone…

Ce marché qui est en plein essor est partagé en France par: AirBnB (américain), BedyCasa (France), Abritel (France), ChambreAlouer.com (France), Cohebergement (France),  sejourning.com…

Nous connaissons tous le concept de Couchsurfing qui consiste à accueillir et héberger gratuitement des voyageurs chez soi. Ce concept a évolué vers le payant à cause de la crise mais qui garde toujours certains sympathisants.

La convivialité, l’authenticité, la rencontre des habitants locaux et le prix sont des arguments et des motivations qui ont réussi à développer cette activité qui n’est pas encore arrivée à sa maturité.

Interview avec BedyCasa

Notre start-up de cette semaine est française et nous vient de Montpellier. Une start-up née d’une passion; la passion de voyager et de se loger chez l’habitant: BedyCasa est un site communautaire créé en 2007 d’abord sous forme de blog mais qui évolué rapidement en site communautaire.

Ce site est un des leaders français dans le logement chez l’habitant et connaît une croissance sans précédent. La start-up a remporté plusieurs prix depuis sa création: le prix Coup de Coeur TPE de la région Languedoc Roussillon, prix des Ambassadeurs du Sud, label Travel d’Or 2012 (meilleure start-up).
Elle a réussi récemment (13 décembre) une deuxième levée de fonds d’1 million d’euros auprès d’Yves Péis (ex-PriceMinister), Michel Kubler (ex-TF1), Jean-Michel Bénard (ITS Groupe), Nicolas Machard (ex-Opodo), le fonds Soridec et sa fondatrice. (source Journal du net)

Nous avons rencontré sa fondatrice et directrice Magali Boisseau qui nous a accordé cette interview:

Logo BedyCasa
Logo BedyCasa

Analyze Thiz : Bonjour Magali, pourriez-vous nous présenter BedyCasa?

Magali Boisseau : BedyCasa est un site communautaire de réservation de chambres chez l’habitant partout dans le monde. Cela permet

Magali Boisseau
Magali Boisseau – Fondatrice et directrice de BedyCasa

à des personnes qui possèdent une chambre libre ou un espace chez elles de le louer d’une façon occasionnelle à des voyageurs de passage et arrondir leur fins de mois. D’un autre côté, cela permet au voyageur de voyager d’une façon authentique et économique partout dans le monde, que cela soit dans le cadre de voyages d’affaires, d’études ou tout simplement pour ses vacances.

J’ai créé BedyCasa en 2007 avec un capital de 3000€ et je me suis retrouvée toute seule pendant 2 ans et demi  Je m’attendais à des résultats immédiats mais ce n’était pas le cas. Il m’a fallu 4 ans pour faire une première levée de fonds de 500k €  en 2011 et une autre tout récemment (13 décembre) 1M€. (la présentation de BedyCasa en infographie, NDLR)

Que signifie le mot “BedyCasa”?

Littéralement, BedyCasa signifie Lit (bed en anglais) et Maison (casa en espagnol). J’ai choisi cette terminologie parce qu’elle permet de réunir en un seul mot toutes les formes d’hébergements alternatifs.  Ce mot est également facile à mémoriser car il comporte de nombreuses voyelles.

Comment avez-vous eu l’idée ?

BedyCasa vient d’une aventure personnelle et surtout d’un bon carnet d’adresses : j’ai voyagé dans une soixantaine de pays et j’avais une centaine d’adresses d’amis qui hébergeaient déjà des voyageurs de passage d’une façon occasionnelle  mais ils ne recevaient aucune rémunération. Je leur ai proposé d’être rémunérés pour cette activité comme l’hébergement induit des frais liés à la nourriture, à l’électricité et à l’eau et j’avais envie de les récompenser pour fournir cet accueil à d’autres voyageurs.  Cette liste a d’abord existé sur MSN Messenger et a ensuite rapidement évolué sous forme de blog pour finalement devenir une véritable plateforme communautaire de réservation de logements chez l’habitant.

Quel est le business-model utilisé?

Nous avons privilégié le voyageur parce que nous partions du principe qu’il était anormal que voyager coûte cher. Notre but est de rendre le voyage accessible à un maximum de personnes. Nous percevons une commission de 15% sur chacune des transactions et nous payons l’hébergeur le lendemain de l’arrivée du voyageur après confirmation de son arrivée sur les lieux.
L’hébergeur peut s’inscrire sur BedyCasa et peut ajouter autant d’annonces qu’il le souhaite. BedyCasa lui propose également un véritable tableau de bord intuitif lui permettant d’éditer lui-même ses tarifs en fonction de la périodicité, de la saison, des évènements qui ont lieu dans sa région. Il peut également ajouter des tarifs promotionnels pendant les périodes creuses ou aussi des tarifs spéciaux lors d’évènements importants comme certains festivals. Par ailleurs, nous ne souhaitons pas inciter l’hébergeur à devenir hôtelier. Cela doit rester un simple complément de revenu non une activité professionnelle.

Quelles sont les contraintes juridiques pour cette activité? Est-ce qu’elle est encadrée par l’état?

Il existe un flou juridique sur l’activité de location de chambres chez l’habitant. Néanmoins, le législateur français a prévu une loi qui encadre la location de chambres d’hôtes qui se rapprocherait ainsi plus de la location de chambres chez l’habitant.
Enfin, il est par ailleurs bon de noter que la location d’une chambre chez soi ne doit pas être confondue avec la location de chambres d’hôtes; les chambres d’hôtes sont souvent assorties de prestations additionnelles et ces chambres d’hôtes se rapprochent bien plus du secteur hôtelier que d’une activité occasionnelle gérée par un particulier.

La crise n’était pas un facteur positif qui a participé à l’émergence de cette activité?

Evidemment ! Nous faisons tous face à des difficultés financières. C’est une économie disruptive amenée à s’intensifier et les mentalités vont évoluer. Nous sommes dans un écosystème où tout le monde doit s’adapter à un nouveau mode de consommation. Le logement chez l’habitant répond à des problématiques économiques et sociales, en France, en UE et dans le monde. Cela permet d’économiser 3 à 5 fois le budget que l’on aurait dépensé dans un hôtel.  Mais la chambre chez l’habitant ne doit pas remplacer l’hôtel : elle est une solution alternative et doit répondre à un besoin plutôt ponctuel.

Est-ce qu’il y a un système de modération qui détecte si l’hébergeur avait publié son annonce sur BedyCasa et dans les autres sites concurrents?

Nous n’avons pas intérêt à restreindre la cible et les offres. Les utilisateurs vont utiliser les sites qui vont rendre leur expérience agréable. Les hébergeurs vont s’inscrire sur plusieurs sites. Mais certains ne vont pas s’identifier à la cible proposée.

Quelles sont les prochaines stratégies de développement de BedyCasa?

Renforcer notre présence sur certaines zones : les régions françaises, l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre et l’Allemagne. Nous recherchons des responsables pour ces pays.
Nous allons également organiser notre communauté de façon à ce qu’elle soit active et relancer le “tour du monde chez l’habitant” l’année prochaine. L’objectif est de récompenser notre communauté. Il est donc question d’une stratégie de fidélisation pour croître par la suite naturellement via le bouche à l’oreille qui a toujours bien fonctionné chez BedyCasa.

L'équipe BedyCasa
L’équipe BedyCasa

BedyCasa en quelques chiffres:

  • 162 pays
  • 15 500 adresses chez l’habitant
  • 110 000 inscrits à la communauté
  • CA : 100% de croissance cette année par rapport à l’année précédente
  • 12 collaborateurs
  • 23% des produits génèrent 80% du CA

Merci Magali pour cette interview.

Retrouvez BedyCasa sur:

Oktoprod: 1er éditeur numérique de manga francophone

Vous êtes dessinateur ou dessinatrice de manga francophone et vous êtes à la recherche d’un éditeur? Oktoprod, le dernier gagnant du concours Startup Weekend-Marseille, est la solution ! C’est un éditeur 100% numérique spécialisé dans le manga francophone. Continue reading Oktoprod: 1er éditeur numérique de manga francophone

Zeenshare : annotez vos documents et partagez les!

Annoter et partager des documents n’est jamais été une tâche facile avec Zeenshare surtout si on cherche une solution indépendante des géants  Mircrosoft et Google.
Notre startup de cette semaine combine ces 2 tâches et nous propose une application web facile et intuitive pour optimiser la collaboration et le partage des documents dans les projets.

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Dropgifts, les cadeaux du futur ?

En France, on compte plus de 27 millions d’utilisateurs de Facebook, dont 35 à 40% d’utilisateurs quotidiens. Sur ce réseau social, on partage publiquement ses goûts, ses statuts, son job, sa date d’anniversaire… c’est d’ailleurs sur les réseaux sociaux qu’on souhaite le plus leur anniversaire à nos amis : les sms sont presque devenus has-been pour ce genre d’occasion !

C’est sur cette tendance qu’a choisi de surfer la jeune start-up Dropgifts. Elle permet aux utilisateurs de Facebook d’envoyer des cartes cadeaux virtuelles de grande marque à leurs amis,  à l’occasion d’un anniversaire. C’est simple, fun, et personnalisé ! Retour sur un concept encore inexistant en France… le dropgifting.

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Talkab: créer un site web en quelques clics

Voulez-vous créer facilement une page ou un site web pour partager du contenu sur internet? Talkab, note startup de cette semaine vous permet d’éditer un site web en quelques clics et en quelques minutes. Continue reading Talkab: créer un site web en quelques clics

Leeaarn, nos connaissances n’ont pas de limite!

Nous ne pourrons jamais avoir une connaissance absolue dans plusieurs domaines, mais nous sommes toujours à la recherche d’apprendre des nouvelles connaissances en relation avec notre métier, avec notre passe-temps préféré ou tout simplement avec notre vie quotidienne. Continue reading Leeaarn, nos connaissances n’ont pas de limite!

Une robe pour un soir

La start-up de cette semaine va plaire aux femmes: nous savons tous combien les femmes galèrent pour trouver une robe pour une soirée et qui va finir ensuite au fond du dressing ou du placard. Isaure de Goesbriand, une jeune parisienne a trouvé la solution pour faire ressortir ces robes que vous avez oubliées et que vous ne portez plus, pour les monétiser en les louant à d’autres femmes. Comment? Continue reading Une robe pour un soir