L’Illusion de Barbara Scerbo

Elle est jeune, très jeune même, et pourtant, son dernier projet photographique a fait la une des blogs photo à travers le monde entier.
Elle s’appelle Barbara Scerbo, et elle a accordé à Analyze Thiz une interview inédite pour nous parler d’elle, de ses projets et de son état d’esprit.

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

Bonjour Barbara, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je m’appelle Barbara Scerbo. J’ai 19 ans et je suis née à Caltagirone, en Sicile. J’ai fini le lycée (Ettore Majorana) cette année et j’ai déménagé à Rome pour étudier la photographie et améliorer mes compétences avec des professionnels à la Roman School of Photography.
Mes parents m’ont toujours aidée et soutenue dans mes choix et l’investissement dans le matériel de photographie. J’espère que je n’ai pas fait le mauvais choix.

Quelle est votre source d’inspiration?

Je n’ai pas une source d’inspiration particulière. Je peux la trouver dans un visage, un endroit, dans une maison bien décorée. L”inspiration me parvient au travers d’autres personnes, de mes amis. D’ailleurs, ils m’ont proposé beaucoup d’idées qui sont souvent brillantes !

Comment avez-vous appris la photographie?

Ma passion pour la photographie est née après avoir vu les photos prises en Inde par un collègue de ma mère. Mon père m’a offert un appareil CoolPix. Depuis, je lis beaucoup de livres sur la photographie, je regarde des tutos sur YouTube et je discute avec des professionnels.

Parlez-nous un peu de votre dernier projet artistique “Illusion”. Quel est le message que vous voulez transmettre?

Le projet “Illusion” était un vrai challenge. Je l’ai réalisé à la demande de mon ami Angelo. Ce n’était pas une idée nouvelle, mais comme chaque photographe, j’essaie de retravailler une idée existante avec mes propres points de vue et apposer ma touche personnelle pour la rendre originale.
Le but n’était pas de transmettre des émotions comme dans les photo-reportages : les modèles n’établissent aucun contact avec ceux qui regardent la photo. Je ne raconte aucune histoire non plus. C’est un jeu de lumière qui, sans la photographie, n’aurait pu être vu à l’œil nu.

Comment l’avez-vous  effectué?

C’est très simple : j’ai pris 2 photos, une avec le modèle, une sans. Ensuite, j’ai superposé les 2 photos avec Photoshop.

Comment décriviez-vous votre style?

Je n’ai pas encore un style qui m’est propre. Peut-être que d’ici quelques années j’en aurai un.

Quel est votre matériel?

Appareil : Nikon D7000
Objectifs : Nikkor 35mm f/2.8 and Nikkor 55-200mm f/4-5.6 Zoom
Logiciel : Photoshop CS6

Travaillez- vous en Freelance ou au sein d’une agence?

Je suis actuellement en freelance. Mais quand j’aurai fini mon école, je collaborerai avec une agence.

Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez…

Médecin vétérinaire. C’était mon deuxième rêve.

Quelle est votre photo préférée? et pourquoi?

L’une des photos que j’aime beaucoup :

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

C’était un projet que j’ai effectué en collaboration avec Federica Quattrocchi (fashion designer), Simona Gazzano (modèle) et Leo Aerografie (body painter). J’aime sa froideur et le jeu de lumière.

Quelles sont tes anciens et futurs projets?

Mes principaux anciens projets sont “The Women robot” et “Tiptoe”.
The Woman robot : c’est à propos d’une femme robot qui voulait être normale mais elle ne pouvait pas comme elle est connectée et submergée par la technologie.
Le deuxième est un hommage à la danse, le plus beau des arts !

Un dernier mot?

Malgré que le monde de la photographie soit très ouvert à tout le monde, y faire une place est toujours difficile et les photographes doivent croire à leur potentiel. La vie n’est pas juste faite des rêves, mais d’une réalité compliquée, un engagement constant, un sacrifice et de la chance ! Et il est toujours utile d’avoir un plan B de côté.

Merci Barbara.

Vous trouverez Barbara Scerbo sur :

Rémy Saglier : la composition et l’émotion comme éléments fondateurs de la photographie.

Né à Saint-Denis, Rémy Saglier a commencé ses études d’ingénieur en Mathématiques Appliquées à Paris et les a terminées à Nice.

Cet artiste est venu à la photo de manière très progressive. Attiré avant tout par le montage photographique, son travail se caractérise par un contraste noir et blanc très marqué qui lui permet de véhiculer des émotions fortes.

Rémy Saglier, portrait
Rémy Saglier

Analyze Thiz : Lorsque on se penche sur votre travail on se rend compte que la mer est un thème récurrent dans votre travail.

Rémy Saglier : En effet, la mer est omniprésente dans mes images, c’est un thème très important pour moi. D’ailleurs, il vient de m’arriver quelque chose d’incroyable. Le dictionnaire des symboles m’a récemment été offert. Tout naturellement, j’y ai cherché la symbolique de la  mer. J’ai été agréablement surpris de voir que les deux premiers paragraphes décrivaient mes deux dernières séries photographiques. Le premier symbole est celui du choix. J’ai effectivement réalisé une série de clichés sur les différents possibles et les cheminements vers le réel.  Dans le deuxième paragraphe on peut lire que les Grecs sacrifiaient des chevaux et des taureaux à la mer ; c’est ce qu’on retrouve dans la dernière série de photographies que j’ai réalisées. C’est vraiment un concours de circonstances incroyable.

Ma méditerranée a débordé
Ma méditerranée a débordé

La plupart de vos clichés sont des montages photos. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette démarche ?

Le « labo noir et blanc » est ma formation d’origine, c’est une école assez rigoureuse. Je faisais déjà des montages à l’époque de la photographie argentique. Il m’arrivait de passer une journée entière à faire un montage, en bricolant des masques incroyables. Aujourd’hui je travaille mes clichés avec un logiciel de retouches d’images.  C’est ce qui m’a intéressé depuis le début, c’est-à-dire faire de la composition d’image, faire du trucage ou du faux trucage, ou encore un trucage qui n’en a pas l’air.  Les photographies truquées sont parfois des photos des plus authentiques. Voir les personnes en interrogation devant une image est très intéressant. C’est une démarche qui peut-être critiquée, mais pourquoi ne pas intégrer ces nouveaux outils et leur donner leur lettre de noblesse ? Je retravaille les images parce que je veux y mettre en évidence ce que j’ai vu et pas forcément ce que j’ai pris.

La composition me passionne et surtout le décalage par rapport à l’idéal, où le regard est emporté par la composition. Parfois les images n’ont aucun intérêt, mis à part le fait d’être idéalement composées.

Le côté technique est ce qui m’intéresse le moins dans la photographie. Je ne vais pas m’attarder sur la mise au point,  la profondeur de champ, je préfère travailler sur l’émotion. C’est le regard qui prime dans les photos qui véhiculent une émotion. J’ai commencé par apprendre toutes les techniques photographiques. Puis j’ai eu l’impression d’avoir fait mes gammes et je me suis rendu compte qu’il fallait que je passe à autre chose, de façon naturelle j’ai donc lâché tout ce qui était la norme et je me suis mis à masquer outrageusement certaines parties de l’image.

Portrait à l'aigle
Portrait à l’aigle

Vos photos offrent au regard un contraste très fort, pourrait-on dire que c’est là votre  marque de fabrique ?

Le fait que la photo soit très contrastée représente un réel plaisir pour moi. Je cherche à ce qu’une partie de l’image soit cachée pour que l’œil soit attiré vers l’endroit où je veux le mener, mais tout en gardant toujours des détails dans les blancs. Je cherche vraiment à provoquer une émotion : le noir et blanc est ce qui touche le plus. Cela permet de se concentrer sur ce que véhicule l’image, mais aussi d’enlever un certain réalisme.

Premier de cordée
Premier de cordée

Que vous apporte la photographie ?

La photographie me permet de vivre en permanence dans un monde parallèle. Je cherche toute la journée des images dans le monde qui m’entoure. Cela permet d’ajouter un filtre un peu plus sympathique à la réalité de la vie. J’aime raconter des histoires. La photographie est un des plus beaux moyens pour raconter des histoires à l’œil, à l’intelligence, à la poésie.

J’ai toujours vu des choses extraordinaires partout. Une image me happe et m’entraîne dans son univers. Je me raconte des histoires en permanence. Je pense que dans la photographie on retrouve ce sentiment de déjà vu que l’on a quand on est enfant.  Cette espèce d’imprégnation collective qui resurgit sur une image de temps en temps. On a presque l’impression d’avoir vu l’image, l’impression qu’elle nous parle, elle comporte quelque chose qui fait appel à l’enfance, qui n’a pas forcément de sens immédiat. La personne qui la regarde peut, petit à petit, se projeter et l’interpréter à sa façon. C’est pourquoi je travaille beaucoup par analogie.

Vous travaillez en ce moment sur un projet dont le thème est la bande dessinée.

C’est vrai. Je voudrais faire de la bande dessinée à partir de photos. C’est quelque chose qui n’a pratiquement jamais été fait et qui a été très peu exploré. Ce projet représente le saint graal pour moi. Ce serait une narration en photo située entre Bilal, le roman noir, le surréalisme et la série B. L’objectif est de créer une vraie bande dessinée qui serait à la fois lisible et artistique. J’ai envie de faire ressortir quelque chose de très graphique et de très dépouillé grâce au contraste. J’y pense depuis plus d’un an et je suis déjà en train de travailler sur ce projet.

Vous pouvez retrouver Rémy Saglier sur le web :

Benn Jae : “les possibilités de la création sont infinies”

Photographe et réalisateur, Benn Jae a su s’imposer comme un artiste talentueux en Australie. Son approche artistique pluridisciplinaire a contribué à son succès. Benn Jae a commencé à prendre des photos de mode et de célébrités telles que Lindsay Lohan, Paula Abdul, Pink et Cyndi Lauper. Il a collaboré également avec David LaChapelle et Patrick Demarchlier.

Benn a réalisé des clips pour des chanteurs et des groupes australiens comme Matt Corby, Grinspoon, Natalie Bassingthwaighte, Havana Brown, Marvin Priest, Tim & Jean et The Potbelleez.

Un croisement entre les films et la photographie, cette particularité est ressentie dans les différents travaux de Benn Jae et qui fait de lui un leader artistique en Australie.

Analyze Thiz l’a contacté pour une interview en anglais et traduite ci-dessous. (Télécharger la version anglaise)

Benn Jae
Benn Jae

Analyze Thiz : Bonjour Benn. Pourriez-vous nous parler de vos débuts en tant que photographe et réalisateur?

Benn Jae : Ça s’est passé de façon curieuse et tout s’est passé grâce à la chance. Je travaillais à Los Angeles sur une série de photo de coiffure et maquillage lorsque j’ai été abordé par la “Creative Director” de Universal Music en Australie. Après avoir collaboré ensemble pendant 4 jours, elle m’a dit que je devrais travailler comme réalisateur et qu’elle m’aiderait à y parvenir. Et elle l’a fait ! Comme les gens le disent souvent, j’étais au bon endroit au bon moment. Je suis encore aujourd’hui reconnaissant envers cette personne. Sans elle, je n’aurais pas pu avoir cette opportunité. Mais si elle m’a ouvert une porte, j’ai dû travailler vraiment dur pour réussir ensuite.

Lindsay Lohan (Benn Jae)
Lindsay Lohan (Benn Jae)

Avez-vous fait des études en photographie ou dans la réalisation?

J’ai une licence en musique. Croyez-le ou non, je n’ai jamais étudié le cinéma, la réalisation ou la photographie. J’ai eu la chance, au début, que mon meilleur ami Tony Prescott co-réalisait beaucoup de films avec moi. Il m’a appris les fondamentaux, j’ai beaucoup lu, lui ai posé beaucoup de questions et n’ai pas arrêté de travailler. Le travail dur paie toujours et vous amène sur le chemin du succès. Je suis toujours à l’étape du travail dur. Ah ah.

Goodwill Hook n Sling | Take me Higher from Benn Jae on Vimeo.

Qu’est-ce que vous préférez le plus entre la photographie et la réalisation ?

Il y a une telle différence entre ces deux arts. J’aime la photo qui est, pour moi, une façon de capturer un moment spécial. Cela amène le lecteur à s’arrêter, à regarder et à réfléchir, même pour un instant. Réaliser un film, c’est raconter une histoire et faire déplacer le public. J’ai toujours pensé que les films sont les frères prétentieux de la photographie.

KC (Benn Jae)
KC (Benn Jae)

D’où vous vient votre inspiration?

DE PARTOUT ! C’est fou, mais je peux la trouver dans les paysages, les illustrations, le street-drawing, les couleurs dans une feuille d’arbre, etc. J’essaie d’éviter les magazines et de m’inspirer du monde qui m’entoure.

Pourriez-vous nous parler des clips que vous réalisez ?

Je pourrais vous en parler toute la journée ! Ah ah! J’ai réalisé beaucoup de clips de musique pop, et en Australie, c’est classé comme une “trahison”. On me demande souvent pourquoi je ne ferais pas plus des clips dans l’indie. Mais il y a un petit enfant gros en moi qui danse dans une chambre et qui chante avec un peigne l’album “Immaculate Collection” de Madonna et qui dit : “j’adore la pop!”… Les vieilles habitudes ont la vie dure.

Natalie Bassingthwaighte | All We Have from Benn Jae on Vimeo.

Avec quel(s) label(s) travaillez-vous?

Je suis obsédé par le label de mode australien “Aje“. Eddi Robinson, l’un des designers, est mon ami depuis des années et c’est un vrai plaisir de travailler avec son label puisque l’on a grandi et sommes devenus adultes ensemble. C’est comme si nous avions construit notre maison ensemble : le processus de création est toujours une telle collaboration, qu’à chaque nouvelle saison qui se représente je suis vraiment excité de travailler à nouveau avec l’équipe de Aje.

Qu’est-ce vous ressentez quand on passe vos clips à la télé?

Je suis toujours excité de voir mon travail à la télé. Que cela soit dans un bar, dans un club de gym ou chez moi. La première fois que tu vois ton clip à la télé, c’est comme si on te mettait une tape dans le dos pour te féliciter.

Par Benn Jae
Par Benn Jae

La journée ordinaire pour vous, c’est comment ?

Il n’y a pas de journée ordinaire. En ce moment [ndla : interview réalisée fin janvier 2013], je suis en vacances à Queenstown / Nouvelle-Zélande, chez ma mère. Mais les vacances tirent à leur fin et je serai bientôt de retour en Australie pour repérer des lieux pour mon prochain court-métrage dans une ville nommée Jindabyne. Le tournage aura lieu fin janvier, puis je sauterai tout droit dans un avion pour Los Angeles afin tourner un spot de publicité.

Qu’aimez-vous le plus en tant qu’artiste?

Les possibilités infinies !  Et que je vis dans un monde entouré par tant de génie créatif qui me pousse à me lever. C’est vraiment le challenge quotidien qui motive mon côté artistique.

Sushi Radio (Benn Jae)
Sushi Radio (Benn Jae)

Quels sont vos prochains projets?

J’ai commencé à travailler sur un court-métrage que l’on tournera prochainement.  J’aime être sur les lieux de tournage avec des acteurs australiens très talentueux. Je suis sûr que le film va cartonner ! Le tournage débutera fin janvier. Ensuite, je vais à donc LA pour réaliser une publicité.

Merci Benn pour cette interview.

My Place In The Line from Benn Jae on Vimeo.

Retrouvez Benn Jae sur le web:

Brooke Shaden

Mystérieuse, sombre et surréaliste! Brooke Shaden est une photographe américaine talentueuse et hors-norme. Ses clichés sont gorgés  d’histoires et de mystères. Ils nous captivent et nous embarquent dans un autre monde, qui est le sien, mais qui pourrait être le nôtre; celui qui reflète nos sentiments et nos émotions!

Très émotionnelle, Brooke figure parmi les jeunes photographes les mieux cotés en ce moment. Elle a accordé à Analyze Thiz une interview limite philosophique mais surtout enrichissante pour nous dévoiler son art, ses inspirations et ses prochains projets.

Vous pouvez télécharger la version anglaise ici et lire la traduction ci-dessous.

La photographe Brooke Shaden
La photographe Brooke Shaden

Bonjour Brooke, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

J’ai 25 ans. Je suis née et j’ai vécu à Lancaster (Pennsylvanie) et je vis actuellement dans la banlieue de Los Angeles (Californie). J’ai grandi entourée par une ferme et des forêts qui m’inspiraient.
J’ai été mariée pendant 5 ans et j’ai 2 petits chats que je considère comme mes bébés. J’aime tout genre d’art, notamment celui des contes de fées et le surréalisme. J’apprécie que mes clichés soient parfois sombres même si souvent ils ont une touche de fantaisie.

The One That Saves Us - Brooke Shaden
The One That Saves Us – Brooke Shaden

 Quelles sont vos sources d’inspiration?

Je suis inspirée par l’inspiration! L’important, c’est de chercher l’inspiration de partout! J’aime savoir comment contrôler ma vision du monde et c’est que je peux faire avec cette inspiration.
J’aime la nature donc je l’utilise souvent comme un background dans mes photos. J’aime aussi les contes de fées en particulier ceux que je crée et que je trouve dans l’inspiration de la narration.

Brooke Shaden
Brooke Shaden

 Avez-vous étudié la photographie?

Non, mais j’ai étudié la création de films et anglais à l’université. Après avoir eu mon diplôme, j’ai pris mon appareil photo et je me suis mise à shooter le même type de photos que je prends aujourd’hui.

Vos photos sont souvent remplies de couleurs. Pourquoi cette touche?

Pour moi, une bonne photo est celle qui raconte une histoire. Les histoires ne sont pas souvent joyeuses ou tristes. Elles détiennent des morceaux de lumière et d’obscurité.
J’essaie, tant que possible, d’intégrer beaucoup d’obscurité et de mystère dans une photo tout en gardant une certaine beauté.
Je pense que c’est une “bonne recette” qui marche pour moi en racontant une histoire unique et puissante!

Eye of the Storm - Brooke Shaden
Eye of the Storm – Brooke Shaden

 Comment décriviez-vous votre style?

Sombre, mystérieux, intemporel, lunatique, picturale, surréaliste et émotionnel. Je créée des contes avec certaines illusions et émotions.

Quels types d’appareils photos et de logiciels utilisez-vous?

J’utilise un Canon 5D MKII et un objectif de 50 mm f/1.4 et Photoshop pour le post-traitement.

Etes-vous toujours freelancer ou travaillez-vous dans une agence?

Je travaille en tant que photographe freelance. Certaines galeries exposent mes photos et j’enseigne la photographie dans le monde entier.

Brooke Shaden
Brooke Shaden

 Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez…?

Cinéaste ou écrivain. J’ai une passion intense pour raconter des histoires et j’utilise tous les moyens nécessaires pour créer celles qui passent par ma tête.

Quelle est votre photo préférée et pourquoi?

Cela change tout le temps, heureusement! mais ma photo préférée pour le moment est “Between”, la première photo que j’ai publiée cette année. Elle représente des défis techniques que j’ai surmontés tant qu’au niveau du shooting et du post-traitement. Elle représente un concept sur lequel je travaillais depuis des mois.
Between - Brooke Shaden
Between – Brooke Shaden

Quels sont vos anciens projets et campagnes, et quels sont les prochains?

J’ai déjà publié un book, j’ai exposé dans des galeries aux US et aux Pays-Bas et j’ai enseigné dans des ateliers de photo.
L’avenir me cache des projets intéressants : je viens de rentrer d’un voyage en Inde où j’ai enseigné la photographie à des survivants au trafic-humain. Cette expérience m’a ouverte les yeux et je m’impliquerai plus envers cette cause.
J’ai des expositions déjà planifiées pour cette année et des interventions dans des ateliers (j’ai une grande passion pour l’enseignement). Je travaille aussi sur deux nouvelles séries qui m’ont vraiment inspirées et je les ajouterai au fur et à mesure à mon portfolio.

Un dernier mot?

Merci pour cette interview. Que la passion et l’inspiration soient avec tout le monde!

Imagination Island - Brooke Shaden
Imagination Island – Brooke Shaden
Brooke Shaden
Brooke Shaden
Brooke Shaden
Brooke Shaden
Brooke Shaden
Brooke Shaden
The Sinking Statue - Brooke Shaden
The Sinking Statue – Brooke Shaden
Brooke Shaden
Brooke Shaden

Merci Brooke pour cette interview.

Retrouvez Brooke sur le web :

 

Kitty Gallannaugh

Kitty Gallannaugh est une jeune photographe londonienne de mode et de portraits avec beaucoup de talents. Obsédée et possédée par la photographie, elle a gagné plusieurs concours et a plus de 30 000 fans sur Facebook ! La grisaille de Londres ne l’a pas influencée ; elle shoote des photos pleines de couleurs et avec de la lumière naturelle.
Autodidacte et freelance, Kitty a déjà travaillé sur plusieurs projets et pleins d’autres l’attendent pour 2013. Malgré son emploi du temps chargé, elle nous a accordé cette interview en anglais que vous pouvez télécharger en version originale ici et lire la traduction ci-dessous.

Kitty Gallannaugh - Autoportrait
Kitty Gallannaugh – Autoportrait

Bonjour Kitty, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je suis née à Londres où j’ai grandi avec mes parents et ma petite soeur entourée par beaucoup de cousins. J’ai toujours adoré la création et j’ai essayé de tout tester et créer -j’ai même une fois dessiné sur le mur avec du charbon pour faire de la peinture rupestre. Ma mère prenait toujours des photos et j’ai découvert récemment les films que mes grands-parents avaient faits.
J’ai débuté avec un appareil photo basique avant de passer au numérique, que j’ai commencé à apprendre toute seule, notamment à effectuer des post-traitements. Je peux passer des heures devant l’écran de mon ordinateur avec des grands yeux d’admiration comme je teste pleins de paramètres.
En grandissant, mon désir de raconter des histoires via mon objectif grandissait lui aussi. Je pense que je suis obsédée.

Kitty Gallannaugh - portrait d'Emmy Lightfoot
Kitty Gallannaugh – portrait d’Emmy Lightfoot

Quelles sont vos sources d’inspiration?

J’écoute beaucoup mes émotions. Quand je suis heureuse, j’imagine des scènes aux tonalités de pastel avec de visages souriants que je souhaite shooter. Quand je suis mélancolique, j’imagine des photos en noir et blanc avec de la mauvaise humeur et des tonalités étranges.
Je lis depuis peu des histoires des rois et des reines qui datent de plusieurs siècles, je me suis retrouvée influencée par ces contes qui vont faire l’objet des futurs shoots.
Il est difficile parfois de trouver l’inspiration, mais j’essaie de la retrouver partout, car avec un esprit ouvert on peut trouver la beauté même dans les coins les plus sombres.

Avez-vous étudié la photographie?

Oui et non. J’ai eu un cours de photographie pendant un an mais on ne nous a pas appris “la photographie” proprement parlant. Ils nous ont fait confiance sur nos capacités techniques avec les appareils photos, donc nous avons passé du temps à rédiger des devoirs et à discuter à propos de la photographie. Ce n’était pas ce que je cherchais. J’ai préféré être libre et tout explorer seule. Donc, après avoir fini ce cours, je me suis lancée en tant que freelance et j’ai travaillé dans ce j’aime le plus.

Vos photos sont souvent remplies de couleurs. Pourquoi cette touche?

Mes yeux sont comme un estomac, donc je shoot avec beaucoup de couleurs pour les nourrir ! Je vois le monde en couleur et je veux le retranscrire comme mes yeux le voient.

Kitty Gallannaugh
Kitty Gallannaugh

Comment décriviez-vous votre style?

Un mélange de romantisme, de contes de fées et de la naïveté.

Quels types d’appareils photos et de logiciels utilisez-vous?

Je suis fangirl de Canon! Je shoote avec des modèles de Canon SLR et DSLR des années 70 et un 5D.
Pour le post-traitement, j’utilise Photoshop; c’est mon meilleur ami depuis des années.

Avez-vous gagné des prix?

J’ai gagné mon premier prix de photographie à l’âge de 14 ans. Cela m’a donné une grande faim pour prendre plus de photos. En 2011 j’ai gagné un concours où ma photo a été affichée dans “Houses of Parliament” (Le palais de Westminster , ndlr), c’était magique. J’ai gagné le prix du publique dans Art Takes Miami 2011. Les concours me font souvent peur ; je n’aime pas comparer mes travaux à ceux des autres.

Kitty Gallannaugh - Urban Indian
Kitty Gallannaugh – Urban Indian

Etes-vous toujours freelancer ou travaillez-vous dans une agence?

Je travaille toujours en freelance; je préfère avoir de la flexibilité.

Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez…?

Probablement fleuriste. J’aime les fleurs et l’idée de travailler avec elles est toujours attrayante : arranger un bouquet pour les évènements, savoir qu’elles rendent les gens heureux n’a pas de prix.

Quelle est votre photo préférée et pourquoi?

J’essaie toujours shooter la meilleure. Personnellement, ne pas avoir une photo de préférence est une grande motivation pour moi, pour aller la shooter.

 Quels sont vos anciens projets et campagnes, et quels sont les prochains?

Ma dernière mission était de shooter la couverture d’un livre qui sortira en printemps. J’ai travaillé sur des lookbooks pour certaines entreprises en automne dernier et je suis en train de planifier mon planning pour cette année. J’espère travailler sur des grandes campagnes et sur mon propre portfolio aussi.

Kitty Gallannaugh - Kate & Rachel
Kitty Gallannaugh – Kate & Rachel

Un dernier mot?

N’ayez pas peur de l’inconnu. Si vous rêvez, ne laissez pas la peur vous retenir.

Merci Kitty pour cette interview.

Kitty Gallannaugh - Apple Buds avec Paige
Kitty Gallannaugh – Apple Buds avec Paige

Retrouvez Kitty sur le web :

Dominic Boudreault et l’art du time lapse

À la recherche d’une façon originale de capturer le monde qui l’entoure et de partager sa vision, Dominic Boudreault fut très tôt attiré par la time lapse photography. Depuis ce jour, il est constamment à la recherche d’un point de vue qui transmettra à la fois la beauté et la vitesse du monde dans lequel nous vivons.

Dominic Boudreault
Dominic Boudreault

Récemment, Dominic a entre autres été amené à partager son travail avec le Today Show (NBC) et CBC Canada et ses “time lapses” se retrouvent dans de nombreuses publicités, documentaires et longs métrages à travers le monde, ainsi que sur Getty Images.
Lorsqu’il n’est pas à la recherche d’aventures et de la scène parfaite, Dominic habite à Vancouver, Canada.

Analyze Thiz : Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Dominic Boudrealt : je dirais que la musique inspire beaucoup mon travail. Souvent, à l’écoute d’une pièce musicale, une idée naît pour un prochain projet.

The City Limits

Quels matériels / logiciels utilisez-vous ?

Pour la prise du vue, en ce moment le Canon 5D Mark III avec des objectifs de série L. Pour la post-production, j’utilise Adobe After Effects et Final Cut Pro.

On vous connait pour la technique Time Lapse et vous avez publié tout récemment la vidéo « Civilization » part 1 – Europe, pourquoi cet intérêt pour le time lapse ?

Après ma toute première sortie photographique pour réaliser un time lapse, en plein hiver québécois à -25 degrés Celsius, j’ai compilé les images sur mon ordinateur. J’ai tout de suite été émerveillé par la qualité de ces images et aussi par les détails que l’on ne voit pas au moment de la prise de vue ou encore à l’oeil nu : un bateau qui tangue en glissant lentement sur l’eau ou les étoiles qui bougent dans le ciel. Les dés étaient jetés, j’avais la piqûre du time lapse et j’avais déjà hâte à ma prochaine sortie, malgré le froid glacial qui m’attendait !

Préférez-vous plus la photo qui bouge que celle qui est figée et fixe ? Pourquoi ?

Je viens du monde de la vidéo et des courts-métrages et j’ai toujours adoré le cinéma. J’ai donc un penchant pour les images qui bougent, mais je crois que les principes de la photographie « fixe » sont à la base de toute image réussie. J’ai beaucoup étudié les principes du cadrage et de la prise de vue traditionnelle et ces mêmes principes m’ont beaucoup aidé dans le monde de la vidéo.

Et pourquoi « Civilization » ? Que voulez-vous montrer et faire passer comme message via cette vidéo ?

Pour réaliser Civilization: Part I – Europe, j’ai visité 14 villes dans 4 pays empreints d’histoire qui ont eu une influence majeure sur notre monde actuel : l’Angleterre, la France, l’Italie et l’Espagne.
Ces lieux ont été choisis parce que nous y retrouvons des moments forts de notre histoire : des vestiges de l’immense Empire romain au berceau de l’époque des Lumières; de l’emblème européen de la démocratie parlementaire aux vestiges d’une société où Musulmans, Chrétiens et Juifs vivaient côte à-côte. Nombre de ces lieux sont également classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Avec ce projet, j’ai voulu donner un aperçu de l’évolution de notre société, des civilisations anciennes aux villes animées d’aujourd’hui et ainsi faire réfléchir sur le chemin parcouru par le genre humain. J’ai également voulu témoigner de la richesse culturelle du monde qui nous entoure et, si possible, sensibiliser les spectateurs à l’importance de préserver notre patrimoine. Enfin, comme pour toutes mes réalisations, je souhaite tout simplement faire rêver et voyager.

Civilization: Part I – Europe

On remarque un mariage parfait entre la vidéo et la musique de fond, est-ce que c’est vous qui choisissez les morceaux de musique ou c’est quelqu’un d’autre ? Et sur quels critères le choix sera établi ?

Je choisi moi-même la trame musicale de mes vidéos. C’est pour moi une étape cruciale du processus créatif. Parfois, une idée majeure me vient tout simplement à l’écoute d’une pièce musicale. Le critère le plus important pour moi est que la pièce choisie évoque une émotion ou un sentiment.

 Quelle sera la part 2 de « civilization » et Quels sont vos prochains projets ?

Je travaille en ce moment sur un autre projet de time lapse, en même temps que sur la deuxième partie de Civilization. J’ai plusieurs idées intéressantes pour la suite du projet, mais rien n’est encore arrêté. J’invite donc les gens à me suivre sur mon blogue pour découvrir la suite de mes aventures et partager avec moi leur opinion tant qu’à l’endroit que je devrais visiter pour Civilization: Part II !

Merci Dominic pour cette interview.

Retrouvez Dominic sur le web:

 

Helmut Newton : un hommage

Analyze Thiz rend hommage aujourd’hui à un grand photographe, Helmut Newton qui nous a quittés le 23 janvier 2004.

Né à Berlin en 1920, il émigre en Australie pendant un certain moment avant de s’installer à Paris et finalement à Los Angeles où il est mort à cause d’un accident de voiture.

Collection Yves Saint-Laurent (Helmut Newton, Vogue France)
Collection Yves Saint-Laurent (Helmut Newton, Vogue France)

Helmut est connu pour ses photos provocatrices en noir et blanc qui avaient une certaine touche érotique et une violence sous-jacente. Il s’est intéressé surtout aux photographies de mode et de la nudité féminine. Il utilisait aussi la technologie Polaroid à partir des années 70 pour ses photos de mode pour avoir un aperçu immédiat des ses idées.

Il a collaboré pour différents magazines australiens, allemands et français parmi eux Vogue Magazine.

Femmes dans le désert arabe, (Helmut Newton, Vogue France)
Femmes dans le désert arabe, (Helmut Newton, Vogue France)

Il a présenté ses collections un peu partout dans le monde et reçu plusieurs prix et décorations tels que le Grand Prix National de la Photographie (France, 1990) et la Grande Croix du mérite allemand (Allemagne, 1992).

Auto-portrait (Helmut Newton)
Auto-portrait (Helmut Newton)

Helmut a créé en 2003, quelques mois avant son décès, la fondation Helmut Newton (HNF) en partenariat avec  la fondation du patrimoine culturel prussien (stiftung preußischer kulturbesitz) pour préserver et présenter ses travaux ainsi que ceux de sa femme (June)- collection Alice Springs.

Helmut Newton (David Bowie, 1982)
Helmut Newton (David Bowie, 1982)
Yves Saint-Laurent (Helmut Newton)
Yves Saint-Laurent (Helmut Newton)
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
Helmut Newton
David Lynch et Isabella Rossellini (Helmut Newton)
David Lynch et Isabella Rossellini (Helmut Newton)
Monica Belluci (Helmut Newton)
Monica Belluci (Helmut Newton)
Madonna (Helmut Newton, 1991)
Madonna (Helmut Newton, 1991)
Helmut Newton, Vogue France
Helmut Newton, Vogue France

Helmut Newton sur le web:

Kourtney Roy : un portrait

J’ai beau cherché à parler de Kourtney Roy, mais je n’ai pas trouvé mieux que ses oeuvres pour décrire cette photographe talentueuse.

Kourtney est née à North Bay, une petite ville au nord d’Ontario au Canada. Après avoir eu un diplôme de l’institut Emily Carr Fine Arts à Vancouver en 2004, elle emménage à Paris où elle vit et travaille toujours. Ses travaux contemporains oscillent entre la mode et la photographie.

Publicité - Kourtney Roy
Publicité – Kourtney Roy

Cette jeune canadienne de 31 ans a su faire parler d’elle grâce à ses fameux clichés autoportraits. Faute de trouver des modèles, elle commença à se prendre en photo quand elle était à l’université. Selon Kourtney :”se prendre en photo est un moyen d’étudier les différents tempérament contradictoire et soi-même. Cela permet de prendre un morceau de soi-même et de dire: j’étais cette personne. Je suis là et j’étais là“.

Ses autoportraits la représentent souvent énigmatique, poétique et perdue dans ses pensées dans des chambres vides ou lieux déserts. Ce genre de photos devient sa marque de fabrique.

Autoportrait - Kourtney Roy
Autoportrait – Kourtney Roy

Kourtney est attirée par les banlieues qui sont des lieux transitoires où les gens ont le potentiel de vivre plusieurs réalités dans une seule journée. Elle s’inspire des images des films et est influencée par Douglas Sirk, Jeff Wall, Stephen Shore, Francis Bacon, Hitchcock et “L’inquiétante étrangeté” de Freud qui démontre que le plus étrange est souvent le plus familier!

Kourtney Roy
Kourtney Roy

Elle aime bien shooter les jambes des femmes “ il y a rien de plus beau et graphique que les jambes d’une femme“.

Les jambes de Kourtney - Kourtney Roy
Les jambes de Kourtney – Kourtney Roy

Elle a gagné quelques prix : Picto (mention spéciale en 2007) et Screenings Awards à Berlin en 2008.

Elle a travaillé pour des campagnes publicitaires pour différentes marques telles que Lady Dior, Bocage, Envy, Mercedes.

Lady Dior par Kourtney Roy
Lady Dior par Kourtney Roy
Campagne publicitaire - Kourtney Roy
Campagne publicitaire – Kourtney Roy
Campagne publicitaire - Kourtney Roy
Campagne publicitaire – Kourtney Roy
Lingerie par Kourtney Roy
Lingerie par Kourtney Roy
Campagne Mercedes - Kourtney Roy
Campagne Mercedes – Kourtney Roy
Campagne Bocage - Kourtney Roy
Campagne Bocage – Kourtney Roy

Ses anciennes expositions: Expo rencontres d’Arles (2008), Expo Prix Picto Retrospective à Paris (2008).

Sa prochaine exposition est au Festival Planche(s) de Deauville, où elle met en scène une série d’autoportraits dans différents endroits de la ville.

Kourtney Roy - autoportrait - photo de son exposition à Deauville
Kourtney Roy – autoportrait – photo de son exposition à Deauville

Les images de Kourtney reflètent des lumières dramatiques et sont peu chargées de couleurs. Elles offrent des aperçus gelés avec un décor un peu rétro et “banal” d’un monde ordinaire.

A propos des femmes photographes et le féminisme elle dit dans une interview accordée à Sex, Mode & Digestion Magazine : “nous sommes tous obsédés par des photos de femmes, mais quand une femme prend ces photos, elle est plus libre! Elle peut shooter des enfants et des femmes nues sans aucune ambiguïté. Tout dépend maintenant des femmes pour pouvoir exprimer comment elles conçoivent leurs féminité. Après un siècle où les femmes se font prendre en photo par des hommes, c’est à notre tour maintenant de passer derrière l’appareil photo“.

Autoportrait - Kourtney Roy
Autoportrait – Kourtney Roy
Par Kourtney Roy
Par Kourtney Roy

Retrouvez Kourtney Roy:

Source: Yellow Corner, Daily Telegraph, CulturBox, FA Cesar et Figures de style.

Une carte postale, oui, mais pourquoi?

C’est toute une histoire…  

La carte postale a fait son apparition pour la première fois en France dans les années 1800. Celle-ci servait comme moyen de communication avant le téléphone. Selon les modèles et les époques, l’un de ses côtés peut porter une illustration dessinée ou photographique, à vocation touristique, artistique ou humoristique. Une des fonctions les plus anciennes de la carte postale est aussi d’être un objet de collection. Continue reading Une carte postale, oui, mais pourquoi?

Eric Clément-Demange : “je fais de la photo pour voir le monde autrement”

La photographie est pour Eric Clément-Demange un moyen d’expression qui lui permet de prendre la parole. Par l’encrage et le grattage, il apporte une nouvelle dimension à ses images. Il travaille de manière instinctive. Pour ce chasseur d’images, la photographie représente un vrai travail intellectuel.

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