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WebEngineering : le 1er réseau social BtoB dédié au conseil en ingénierie.

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Notre start-up de cette semaine répond à un besoin spécifique et crucial dans le monde du conseil. Tous les ingrédients d’une start-up à fort potentiel y sont : l’innovation, l’apport d’une solution et le ciblage d’une niche.
Le fondateur, un ancien ingénieur d’affaires et qui connait bien ce domaine, est plus que motivé par son projet, à tel point qu’il a quitté son poste pour s’y consacrer à temps plein.
Analyze Thiz l’a rencontré pour nous parler un peu plus de WebEngineering.

Logo WebEngineering

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Analyze Thiz : Bonjour Alexandre, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Alexandre Roy : j’ai 26 ans et j’ai été diplômé de l’EPF (ex-Ecole Polytechnique Féminine, NDLR) en 2010 en option IAP (Ingénierie d’Affaires et Projets). J’ai effectué mon stage de fin d’études chez Bouygues Construction en tant qu’acheteur de travaux de sous- traitance, puis j’ai intégré par la suite ABYLSEN, société de conseil en ingénierie en tant qu’ingénieur d’affaires pendant un an où j’étais en charge de développer un centre de profit notamment en recrutant et en manageant des ingénieurs-consultants.

Alexandre Roy, fondateur de WebEngineering

Alexandre Roy, fondateur de WebEngineering

Comment avez-vous eu l’idée de WebEngineering?

Elle m’est venue d’un simple constat : les sociétés de conseil manquent cruellement d’outils pour faire connaitre leurs consultants et pour leur trouver des projets ou des missions quand ils sont en inter-contrats (une période d’inactivité du consultant qui reste toujours salarié mais qui n’est pas productif). Un consultant en inter-contrat coûte, en moyenne, entre 250-500€ par jour à son employeur.
Pour palier à ce problème, le but était donc de rapprocher les besoins immédiats des compétences disponibles et c’est l’exercice qu’un usage intelligent d’internet permettait de faire tout de suite.

Travaillez-vous tout seul sur ce projet?

Oui, je lancé ce projet tout seul mais je collabore avec des prestataires spécialisés dans le web qui développent la plateforme. Une première version bêta a été mise en ligne en octobre 2012, il reste encore quelques fonctionnalités à développer.

Quel est le business model de WebEngineering?

Les sociétés de conseil et les consultants freelances devront souscrire à un abonnement mensuel qui sera aux alentours de 100€ pour accéder à la base de données de projets. Ils paient pour accéder à toute la base de données en illimité et consulter plusieurs projets dans plusieurs secteurs d’activités. Ils auront aussi la possibilité de déposer leurs CV (pour les freelances) et ceux des consultants (pour les cabinets) que les donneurs d’ordre et les autres sociétés de conseil pourront consulter. S’il y a une mission qui les intéresse, il suffit de cliquer sur le projet et ils obtiennent les coordonnées du donneur d’ordre avec qui ils peuvent entrer en contact.

En ce qui concerne les personnes qui vont déposer des missions sur la plateforme et qui recherchent des compétences (les donneurs d’ordres), ils ont un accès entièrement gratuit et illimité la plateforme.

Si les autres cabinets peuvent consulter les CV des consultants dans d’autres cabinets, ils risquent de les débaucher.

Pas forcément et ce n’est pas le but. Il arrive parfois que certains cabinets de conseil fassent appel à d’autres sociétés de conseil pour une compétence spécifique sur un projet auquel ils ne peuvent pas répondre ; l’autre société prendra une marge sur la prestation.

Quels sont les secteurs d’activités que traite WebEngineering?

La plateforme intervient dans l’automobile, le ferroviaire, l’aéronautique/défense/spatial, l’énergie et les télécoms.

Pourquoi ce choix restreint de secteurs? Cela pourrait impacter sur le nombre des utilisateurs

C’est un choix personnel. Je préfère me spécialiser pour attirer des missions et des compétences qui sont de bonne qualité et en adéquation puisque les métiers de l’automobile, du ferroviaire, de l’aéronautique, de l’énergie et des télécommunications, sont assez semblables.

Je préfère avoir peu d’activités mais qu’elles soient cohérentes entre elles tant au niveau de l’offre et la demande. Prenons un exemple : un ingénieur en R&D, en inter-contrat, spécialisé dans l’automobile, un secteur qui va très mal en ce moment, pourra très bien se retrouver un projet dans le ferroviaire, l’aéronautique ou l’énergie.

Qu’est-ce qu’il va pousser les donneurs d’ordre à publier leurs missions sur cette plateforme et non pas via les canaux traditionnels?

Le domaine de l’ICT (Ingénierie et Conseil en Technologies) est assez peu connu en France. Les donneurs d’ordres sous-estiment beaucoup ce marché et n’en connaissent qu’une petite partie. Ainsi, WebEngineering leur propose d’élargir et de mieux cibler leur panel de fournisseur en toute simplicité.
L’autre avantage pour eux, c’est de gagner du temps. Au lieu d’envoyer une dizaine de mails à leurs fournisseurs, les donneurs d’ordres pourront publier leurs offres directement sur la plateforme et un mail sera envoyé automatiquement à tous les fournisseurs qui pourront par la suite consulter les offres sur la plateforme et proposer une solution.

Avez-vous eu une aide financière pour se lancer?

Je n’ai pas eu d’aide financière et tout l’investissement actuel vient de mes fonds propres. J’ai investi 10 000€ dans la société et je prépare une levée de fonds, de love money, de 50 000€  via des amis et de la famille en échange des parts dans la société et pourquoi pas des business angels. Je dois la clore fin février pour permettre de recruter une équipe de commerciaux et des développeurs.

Travaillez-vous dans un espace co-working?

Non, je travaille chez moi mais c’est possible que j’emménage dans un espace co-working ou dans un bureau individuel comme je vais recruter 2 stagiaire en mars.

Votre cible est nationale, internationale ou les deux?

Je veux cibler d’abord les régions et le secteur national pour ne pas avoir des besoins dans d’autres pays auxquels la plateforme ne pourra répondre. Lorsque j’aurais une solide base et que je serai le référent au niveau national, je me développerai à l’international.

Y-a-t-il des concurrents directs ou indirects sur le marché?

HightTechpros est une plateforme spécialisée dans le SSII est mon concurrent indirect. Il existe d’autres plateformes mais qui sont généralistes et non pas spécialisées comme WebEngineering.

Avez-vous déjà des clients?

Pour l’instant, WebEngineering compte environs 90 utilisateurs, dont 60 sociétés de conseil, 15 freelances et 15 donneurs d’ordres. Parmi eux, on retrouve déjà des grands comptes, comme EADS Sogerma, ZODIAC Seats, COMPIN, ALTRAN, ALTEN, AKKA Technologies et bien d’autres encore.

Est-ce qu’il y un système de modération ou de suivi sur la plateforme?

Je contrôle et je valide chaque inscription des donneurs d’ordres, des cabinets de conseils et des consultants freelances. Pour valider, soit je trouve leurs références sur les réseaux sociaux, soit je les appelle pour confirmer leurs activités et aussi pour contrôler les besoins qu’ils vont déposer.

Je ne peux pas vérifier via la plateforme qui a décroché un projet, en revanche, je contacte régulièrement les clients pour le suivi et les feedbacks.

Quelle est votre stratégie de communication pour faire connaitre votre projet?

Je fais de la communication sur les réseaux sociaux professionnels, principalement sur Viadeo et LinkedIn où je peux cibler mes clients. Je fais aussi de la prospection téléphonique et vais sur le terrain pour présenter mon produit aux clients potentiels.

Quels sont vos prochains axes de développement?

Mon    premier    axe    de    développement    sera    de    faire    évoluer    la    plateforme. En effet, WebEngineering ressemble, aujourd’hui, à une place de marché impersonnel où on y dépose des offres et des CV que l’on peut consulter. Je souhaiterais la faire évoluer vers un réseau social professionnel qui est, me semble-t-il, beaucoup plus approprié aux commerciaux et aux acheteurs qui aiment le contact et le visuel.

Merci Alexandre pour cette interview.

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Imad Bousaid

Fondateur et responsable de publication d'Analyze Thiz. Il s'intéresse à la finance, la stratégie et la photographie.

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