Cours groupés: plateforme collaborative d’apprentissage

Vous êtes curieux, vous aimez apprendre et rencontrer de nouvelles personnes sans toutefois rentrer dans un cadre institutionnel et suivre une formation qui dure plusieurs mois ? Cours Groupés est une plateforme collaborative  d’apprentissage qui répondra à vos attentes. En devenant membre de la communauté Cours Groupés vous pouvez vous initier à toutes sortes d’activités et ce au meilleur prix.

Analyze Thiz a rencontré Emilie Lombardi, la fondatrice du site.

A.T. : Emilie, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Emilie Lombardi
Emilie Lombardi

E. L. : J’ai fait des études de commerce à Toulouse et en accord avec mon École j’ai fait une partie de mes études à Barcelone. Je suis tombée amoureuse de cette ville, j’y suis donc restée travailler pendant quatre ans. De retour en France, j’ai travaillé pendant sept ans dans la grande distribution. Cela a été une expérience très riche et je pense qu’elle m’a confortée dans dans l’idée de créer ma propre structure, car j’ai été amenée à gérer un centre de profit avec une équipe et un compte d’exploitation. Cela m’a vraiment donné envie d’avoir ma propre structure, même si c’est un domaine complètement différent. Pour des raisons de mobilité, je n’ai pas pu évoluer dans l’entreprise et c’est ce qui m’a poussée à me lancer. Je me suis dit que c’était le moment de tenter quelque chose de différent, de prendre un peu le risque. L’idée a germé petit à petit en 2012 et j’ai vraiment pris la décision de tenter l’aventure en janvier 2013 avec les bonnes résolutions !
Le site a ouvert mi-juin 2013 en version bêta sur les Alpes-Maritimes et la version la plus aboutie est sortie avec l’ouverture du site sur toute la France.

Comment avez-vous eu  l’idée de créer ce projet ?

C’est une idée qui découle d’une expérience personnelle, car je suis curieuse, j’aime apprendre, j’aime rencontrer de nouvelles personnes. J’avais envie de prendre des cours de conversation en anglais, sans pour autant suivre des cours individuels qui peuvent s’avérer onéreux. Dans ma ville je n’ai pas trouvé de cours de conversation sympathiques à un prix abordable. C’est ainsi que j’ai eu cette idée. Je me suis dit que s’il était possible de créer une plateforme pour les langues, pourquoi ne pas l’étendre à d’autres activités comme les arts créatifs, la cuisine et bien d’autres ateliers. En faisant une étude de marché je me suis rendue compte que ça n’existait pas vraiment et je me suis lancée.

Logo Cours Groupés

Présentez-nous Cours Groupés.

C’est une plateforme collaborative d’apprentissage qui est basée sur le transfert de compétences et le partage de passions. Il y a deux types de membres : les formateurs et les participants. L’inscription est gratuite. L’idée est que tout le monde soit gagnant.
Le principe est de proposer des cours à des tarifs plus abordables puisque les cours comptent plusieurs participants. Le formateur fait payer un montant moins élevé mais au final cela lui fait des revenus supérieurs.
Le formateur propose un cours. La mise en ligne est gratuite.  S’il a des participants il gagne le montant de la participation qu’il a défini et le site prend une commission dessus. Dans le cas où il n’y a pas d’inscrits, rien n’est facturé. Ainsi, cela n’engage en rien et le formateur peut proposer à nouveau le cours autant de fois qu’il le souhaite.
Pour le participant, comme je le disais, le cours est forcément plus économique qu’un cours individuel.
Comme beaucoup de plateformes collaboratives le site fonctionne sur un système de recommandations avec un commentaire sur la façon dont s’est déroulé le cours et une note. Cela permet ainsi aux formateurs d’obtenir des inscriptions à d’autres cours avec plus de facilité car forcément cela inspire confiance. C’est de cette façon que nous sommes garants de la qualité des formateurs.
Enfin pour le formateur ce peut-être une façon de capter certains clients et d’envisager peut-être avec eux des prestations plus approfondies. C’est leur vitrine !

Où en êtes vous quelques mois après le lancement du site ?

Aujourd’hui il y a environ 1500 membres inscrits dans la communauté et on compte entre 120 et 140 cours programmés pour les semaines à venir. Les membres qui ont déjà participé à des cours sont satisfaits de l’expérience et sont enthousiastes pour participer à d’autres cours. J’ai par exemple en tête une personne qui a suivi un cours de cuisine niçoise, qui a suivi un cours de psychologie à la petite enfance, puis un cours de couture et qui finalement souhaite donner des cours d’anglais. C’est pour moi un membre représentatif de ce que je veux qui se passe, à savoir quelqu’un de curieux dans plusieurs domaines et qui en plus peut proposer ses savoir-faire. Le fait que l’on puisse être à la fois formateur et participant est un aspect vraiment intéressant que je voudrais voir se développer.
Pour l’instant parmi les cours qui ont déjà eu lieu, 100% ont eu des retours positifs des participants.

Avez-vous reçu des aides financières ?

J’ai investi personnellement dans le projet, je n’ai pas reçu d’aide financière. Mon idée maintenant est de faire démarrer le business et avoir assez de recul pour en sortir des statistiques et ainsi dans un deuxième temps avoir la possibilité de lever des fonds, avec un système de crowdfunding. Je pense que c’est ce qui s’adapterait le plus au modèle, mais ce n’est pas évident car c’est un concept assez innovant, on ne peut pas trop comparer avec d’autres plateformes existantes. Il va falloir surtout expliquer l’idée et intéresser de potentiels  investisseurs sur le concept en lui-même, mais là c’est encore tôt. Aujourd’hui l’investissement le plus important a été le site internet et la communication. Plus tard l’idée serait peut être d’embaucher un développeur dans la société. Mais pour le moment le côté communication est très important car il faut se faire connaître et agrandir la communauté.

Comment voyez vous Cours Groupés dans quelques mois ?

J’espère que le concept va se développer pour que je puisse embaucher plusieurs personnes et pouvoir l’exporter dans d’autres pays.

Retrouvez Cours groupés sur les réseaux sociaux :

Paris web 2013

Programme de Paris web 2013
Paris Web 2013

Depuis plusieurs années les acteurs du web se réunissent à Paris autour de deux jours de conférences. Cette année le Palais Brongniart a accueilli, les 12 et 11 octobre derniers,  la huitième édition de Paris Web. Deux jours de conférence avec pour principaux mots d’ordre la qualité et l’accessibilité. Ce dernier aspect fait de cet événement un événement particulier et  qui mérite qu’on s’y attarde un peu. Aujourd’hui, l’accessibilité est un domaine encore trop souvent oublié, que ce soit dans la vie de tous les jours ou sur le web. Les organisateurs de Paris Web ont tout mis en oeuvre pour accueillir les personnes handicapées : de l’aide aux personnes ayant du mal à se déplacer, toutes les conférences ont été doublées en langages des signes, certaines ont été sous-titrées à l’aide d’une vélotypie. Enfin, plusieurs conférences ont évidemment fait  référence à l’accessibilité du web.

Cette année les conférences se sont déroulées à guichet fermé et ont accueilli 64 orateurs de qualité dont Amélie Boucher, Raphaël Goetter, Geoffrey Dorne ou encore Amaëlle Guiton pour ne citer qu’eux !

Les conférences étant toutes plus intéressantes les unes que les autres, il a parfois été difficile de faire un choix lorsque deux thèmes étaient développés sur deux conférences qui se déroulaient en simultané. Pour remédier à ce problème, mais aussi pour les personnes n’ayant pas pu assister à cet événement, les conférences du grand amphithéâtre ont été retransmises en Livestream. Elles ont aujourd’hui été mises en ligne par l’équipe organisatrice.

Voici quelques points et idées intéressants des conférences qu’Analyze Thiz a pu retirer de sa participation à Paris Web 2013:

“Je code donc je teste”, par Cyril Balit
Ici il nous a été rappelé combien il est important de faire des tests tout au long du développement d’un site web ; c’est évidemment le meilleur moyen d’éviter les bugs. Un petit bug peut avoir des conséquences désastreuses. Quatre types de tests sont à retenir : les tests d’intégration, les tests fonctionnels, les tests unitaires qui permettent de valider les composants d’un site et pour finir les tests de compatibilité.

Un petit par pour l’em, un grand pas pour le web, par Nicolas Hoizey
Lorsque on développe un site web il ne faut pas oublier que les utilisateurs ont des préférences de lectures et il faut les respecter. Cela concerne aussi bien l’accessibilité que le Responsive Web Design.  Il est donc important de créer des pages qui s’adaptent aux besoins des lecteurs. Pour cela il est préférable d’utiliser des unités proportionnelles “em” permettant d’avoir un design “élastique”. Ainsi  les media queries doivent être définies en “em”. Le but d’un créateur de site est de satisfaire l’utilisateur, de respecter ses choix mais sans perdre le contrôle !

La rencontre entre hacktivisme et sociétés civiles, un enjeu pour les libertés numériques, par Amaëlle Guiton
Amaëlle Guiton lance un pavé dans la mare et nous met face à la réalité : qui décide de ce qui peut ou ne peut pas être en ligne ? Est-ce qu’un réseau social est coupable de ses contenus ?  Qui décide de ce qu’on supprime ou pas ?
Elle nous rappelle que nous laissons des traces sur internet qui ne sont pas effacées. Nous sommes complices de la manière dont nous sommes surveillés. Le réseau est une extension de l’espace social. Internet fait partie d’un débat citoyen. Mais où est la place de l’utilisateur ? C’est dans ce contexte qu’agissent les hacktivistes  en vue de promouvoir les droits des citoyens sur le web.
Amaëlle Guitton a écrit un livre à ce sujet : Hackers, Au coeur de la résistance numérique

Amélie Boucher
Amélie Boucher

Penser l’expérience utilisateur mobile par Amélie Boucher
Quand on utilise un terminal mobile on se croirait parfois de retour en l’an 2000, au temps des petits modems ; en effet le temps d’accès à certaines applications peut parfois s’avérer très long. Les temps d’attente sur les mobiles sont différents pour les usagers qui de fait ont une forte propension à quitter l’application et vont voir ailleurs. C’est pourquoi il est nécessaire de faire en sorte que l’utilisateur ne s’en aperçoive le moins possible. Le designer d’application mobile se doit de travailler sur le temps d’attente perçu, pour faire en sorte que l’utilisateur s’aperçoive le moins possible qu’il est en train d’attendre. Amélie Boucher nous a donné quelques pistes : prendre soin de designer les loaders, faire en sorte qu’il y ait le moins de clics possibles pour arriver à l’information qui nous intéresse, simuler l’immédiateté en faisant croire qu’il se passe quelque chose comme en chargeant le “squelette” de l’appli en affichant le maximum de choses en attendant que le contenu se charge , indiquer ce que l’application est en train de faire.
Retrouvez en ligne ses slides : http://fr.slideshare.net/amelieboucher/pw2013-penseruxmobilea-boucher

Voici donc un aperçu de ce qui s’est passé cette année. Pour aller plus loin vous pouvez visualiser les conférences qui se sont tenues dans le Grand Amphithéâtre à l’adresse suivante : http://new.livestream.com/accounts/1764940/parisweb

Paris Web est un événement incontournable pour ceux “qui font le web” ; il permet de recharger nos batteries et ce  jusqu’au prochain rendez-vous !

Quelques idées de lectures à emporter en vacances

Le mois d’août, la plage, la campagne, le soleil. Où que vous soyez ne partez pas en vacances sans emporter des livres. Analyze Thiz a sélectionné pour vous quelques idées de lectures qui vous permettront de vous évader ! Que vous aimiez plutôt les thrillers, les livres surréalistes ou encore les classiques voici des livres à lire ou à relire. Faites votre choix parmi la sélection que nous vous avons concoctée.

Middlesex de Jeffrey Eugenides

Middlexex, Jeffrey EugenidesMiddlesex est la singulière histoire de Calliope. Pourquoi singulière ? Parce que Calliope n’est pas une fille comme les autres, elle est hermaphrodite, une particularité dont la cause serait un secret de famille… Elle/il nous raconte le parcours qui lui a permis de choisir son sexe. Epopée familiale,  humour, ironie, une liste d’ingrédients qui font toute l’originalité de ce roman. Une histoire qui débute en Grèce dans les années vingt et qui se termine aux Etats-Unis dans les années 1970. L’auteur, que l’on connaît aussi pour son célèbre livre Virgin Suicide nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. C’est un roman que l’on dévore !

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

L'ombre du vent, Carlos Ruiz ZafonSi vous aimez les livres, vous ne pouvez pas rester insensible à ce roman. Il nous raconte l’histoire du jeune Daniel Sempere qui se déroule à Barcelone juste après la guerre civile. Un beau jour son père, bouquiniste de métier, l’emmène dans un lieu tenu secret. Pour le découvrir il faut être initié. Cet endroit n’est autre que le Cimetière des livres. Daniel doit y en adopter un . Il choisit “L’ombre du vent” qui va bouleverser le cours de sa vie. Une fois commencé on ne peut pas lâcher ce livre de si tôt. Carlos Ruiz Zafon nous raconte une histoire remplie de mystères et de secrets.

Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami

Kafka sur le rivageIl peut être difficile de ranger ce roman dans un style, mais on pourrait le qualifier de surréaliste, de fantasmagorique, ou tout simplement dire que c’est pas un roman hors norme. Il nous raconte les voyages de Kafka et Naruto, deux histoires qui vont finir par converger. Kafka s’est enfui de chez lui suite à une malédiction proférée par son père, Naruto de son côté décide de prendre la route sans trop savoir pourquoi. La réunion de leurs deux histoires va finir par nous révéler une certaine vérité à leur sujet.

Rosa candida d’Audur Ava Ólafsdóttir

Rosa CandidaArnljótur est un garçon de vingt-deux ans passionné par les roses. Cette passion lui a été transmise par sa mère, décédée dans un accident de voiture. De manière inattendue, il devient le père d’une petite fille. Malgré cette histoire sans lendemain avec Anna, il assume sa paternité. Arnljótur décide de quitter son père et son frère pour aller redonner vie à la roseraie abandonnée d’un monastère. C’est là-bas, dans un pays loin de chez lui qu’il trouvera peut-être un sens à sa vie. L’auteur nous livre une histoire toute en douceur et avec beaucoup de délicatesse. Un livre rempli d’émotion et facile à lire. Rosa candida est une lecture qui repose l’esprit, une bouffée d’air.

Le dernier Templier de Raymond Khoury

Le dernier templierLors du vernissage de l’exposition sur les trésors du Vatican au MET de New York, quatre cavaliers vêtus du costume des Templiers font irruption. Ils détruisent tout sur leur passage et finissent par voler un drôle d’objet. Sean Reilly, agent du FBI va mener l’enquête à l’aide d’une archéologue.  Un mélange d’action,  de suspense, de faits historiques et d’archéologie, voilà  la recette de cette aventure à la Indiana Jones. On tourne les pages les unes après les autres sans pouvoir s’arrêter. Ce livre dans la lignée de Dan Brown et son “Da Vinci code” est facile à lire et est idéal pour une lecture de vacances.

Bonjour Tristesse de Françoise Sagan

Bonjour tristesseUn classique pour terminer ! Cécile est en vacances sur la Côte d’Azur avec son père . Soleil, plage, farniente, tout se déroule à merveille jusqu’à l’arrivée d’une amie de la famille. Sa présence va chambouler le cours de l’histoire. S’en suivra une fin tragique. Écrit dans les années cinquante, au style très Nouvelle vague, Bonjour tristesse n’a pas pris une ride. Ce livre est tellement bien écrit que l’on du mal à croire qu’il est l’œuvre d’une jeune fille de 18 ans !

Bonnes vacances et bonnes lectures !

Rémy Saglier : la composition et l’émotion comme éléments fondateurs de la photographie.

Né à Saint-Denis, Rémy Saglier a commencé ses études d’ingénieur en Mathématiques Appliquées à Paris et les a terminées à Nice.

Cet artiste est venu à la photo de manière très progressive. Attiré avant tout par le montage photographique, son travail se caractérise par un contraste noir et blanc très marqué qui lui permet de véhiculer des émotions fortes.

Rémy Saglier, portrait
Rémy Saglier

Analyze Thiz : Lorsque on se penche sur votre travail on se rend compte que la mer est un thème récurrent dans votre travail.

Rémy Saglier : En effet, la mer est omniprésente dans mes images, c’est un thème très important pour moi. D’ailleurs, il vient de m’arriver quelque chose d’incroyable. Le dictionnaire des symboles m’a récemment été offert. Tout naturellement, j’y ai cherché la symbolique de la  mer. J’ai été agréablement surpris de voir que les deux premiers paragraphes décrivaient mes deux dernières séries photographiques. Le premier symbole est celui du choix. J’ai effectivement réalisé une série de clichés sur les différents possibles et les cheminements vers le réel.  Dans le deuxième paragraphe on peut lire que les Grecs sacrifiaient des chevaux et des taureaux à la mer ; c’est ce qu’on retrouve dans la dernière série de photographies que j’ai réalisées. C’est vraiment un concours de circonstances incroyable.

Ma méditerranée a débordé
Ma méditerranée a débordé

La plupart de vos clichés sont des montages photos. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette démarche ?

Le « labo noir et blanc » est ma formation d’origine, c’est une école assez rigoureuse. Je faisais déjà des montages à l’époque de la photographie argentique. Il m’arrivait de passer une journée entière à faire un montage, en bricolant des masques incroyables. Aujourd’hui je travaille mes clichés avec un logiciel de retouches d’images.  C’est ce qui m’a intéressé depuis le début, c’est-à-dire faire de la composition d’image, faire du trucage ou du faux trucage, ou encore un trucage qui n’en a pas l’air.  Les photographies truquées sont parfois des photos des plus authentiques. Voir les personnes en interrogation devant une image est très intéressant. C’est une démarche qui peut-être critiquée, mais pourquoi ne pas intégrer ces nouveaux outils et leur donner leur lettre de noblesse ? Je retravaille les images parce que je veux y mettre en évidence ce que j’ai vu et pas forcément ce que j’ai pris.

La composition me passionne et surtout le décalage par rapport à l’idéal, où le regard est emporté par la composition. Parfois les images n’ont aucun intérêt, mis à part le fait d’être idéalement composées.

Le côté technique est ce qui m’intéresse le moins dans la photographie. Je ne vais pas m’attarder sur la mise au point,  la profondeur de champ, je préfère travailler sur l’émotion. C’est le regard qui prime dans les photos qui véhiculent une émotion. J’ai commencé par apprendre toutes les techniques photographiques. Puis j’ai eu l’impression d’avoir fait mes gammes et je me suis rendu compte qu’il fallait que je passe à autre chose, de façon naturelle j’ai donc lâché tout ce qui était la norme et je me suis mis à masquer outrageusement certaines parties de l’image.

Portrait à l'aigle
Portrait à l’aigle

Vos photos offrent au regard un contraste très fort, pourrait-on dire que c’est là votre  marque de fabrique ?

Le fait que la photo soit très contrastée représente un réel plaisir pour moi. Je cherche à ce qu’une partie de l’image soit cachée pour que l’œil soit attiré vers l’endroit où je veux le mener, mais tout en gardant toujours des détails dans les blancs. Je cherche vraiment à provoquer une émotion : le noir et blanc est ce qui touche le plus. Cela permet de se concentrer sur ce que véhicule l’image, mais aussi d’enlever un certain réalisme.

Premier de cordée
Premier de cordée

Que vous apporte la photographie ?

La photographie me permet de vivre en permanence dans un monde parallèle. Je cherche toute la journée des images dans le monde qui m’entoure. Cela permet d’ajouter un filtre un peu plus sympathique à la réalité de la vie. J’aime raconter des histoires. La photographie est un des plus beaux moyens pour raconter des histoires à l’œil, à l’intelligence, à la poésie.

J’ai toujours vu des choses extraordinaires partout. Une image me happe et m’entraîne dans son univers. Je me raconte des histoires en permanence. Je pense que dans la photographie on retrouve ce sentiment de déjà vu que l’on a quand on est enfant.  Cette espèce d’imprégnation collective qui resurgit sur une image de temps en temps. On a presque l’impression d’avoir vu l’image, l’impression qu’elle nous parle, elle comporte quelque chose qui fait appel à l’enfance, qui n’a pas forcément de sens immédiat. La personne qui la regarde peut, petit à petit, se projeter et l’interpréter à sa façon. C’est pourquoi je travaille beaucoup par analogie.

Vous travaillez en ce moment sur un projet dont le thème est la bande dessinée.

C’est vrai. Je voudrais faire de la bande dessinée à partir de photos. C’est quelque chose qui n’a pratiquement jamais été fait et qui a été très peu exploré. Ce projet représente le saint graal pour moi. Ce serait une narration en photo située entre Bilal, le roman noir, le surréalisme et la série B. L’objectif est de créer une vraie bande dessinée qui serait à la fois lisible et artistique. J’ai envie de faire ressortir quelque chose de très graphique et de très dépouillé grâce au contraste. J’y pense depuis plus d’un an et je suis déjà en train de travailler sur ce projet.

Vous pouvez retrouver Rémy Saglier sur le web :

Maurice Maubert : « l’art c’est la vie »

Maurice Maubert a commencé par la création de bandes dessinées. Il entre aux Arts Décoratifs de Nice à la fin des années 1970, qu’il quitte après la première année.

À 19 ans il tente sa chance à Paris, où, avec l’aide de l’artiste peintre Raymond Moretti, ami de son père, il se donne pour but de trouver des contacts qui pourraient lui permettre de percer dans le domaine de la BD. Ne trouvant finalement pas son chemin sur Paris, il revient à Nice où il commencera à peindre grâce à un ami qui lui apprendra les bases de la peinture.

Comme il le dit lui-même, Maurice Maubert a un «cursus anarchique». Il crée des installations, des sculptures, de la peinture, des aquarelles, et de grands formats comme de plus petits.

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Louis Dollé, un artiste qui aime les défis

Louis Dollé est ce qu’on appelle un artiste pluridisciplinaire : il est à la fois peintre, sculpteur professeur, commissaire d’exposition et installateur.

Titulaire d’un CAP maîtrise d’ébéniste et de sculpteur ornemaniste, il a été dans un premier temps artisan.

Plusieurs rencontres le mèneront à étudier les Beaux Arts puis à exercer le métier d’artiste. Continue reading Louis Dollé, un artiste qui aime les défis

Eric Clément-Demange : “je fais de la photo pour voir le monde autrement”

La photographie est pour Eric Clément-Demange un moyen d’expression qui lui permet de prendre la parole. Par l’encrage et le grattage, il apporte une nouvelle dimension à ses images. Il travaille de manière instinctive. Pour ce chasseur d’images, la photographie représente un vrai travail intellectuel.

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Florence Panzani : vibration, verticalité, rythme et couleur

Florence Panzani est artiste peintre. C’est en Normandie qu’elle se découvre une passion et un don pour la peinture. Pour l’assouvir, elle part vivre au bord de la Méditerranée, source d’inspiration et de fascination dans la pratique de son art. L’artiste est aujourd’hui créatrice d’un art abstrait et coloré, peint verticalement au couteau,  et transcripteur d’un cheminement spirituel propre à Florence Panzani.

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Patrick Schumacher, créateur de chimères contemporaines

Sculpteur de chimères animalières, il aime le noir et blanc, les contrastes et ce qui claque. Cet artiste, pour qui le contact physique avec le plâtre et les matériaux durs a son importance, réalise des sculptures proches de l’objet design. Tout objet peut être magnifié ; il n’y a pas de frontière entre la sculpture, l’art et l’objet. Entrons dans l’univers de Patrick Schumacher, où se mêlent sérieux et dérision. Continue reading Patrick Schumacher, créateur de chimères contemporaines

Daniel Airam : un artiste classique qui s’affranchit de la technique

Daniel Airam est né à Lyon en 1958. Aujourd’hui, il vit et travaille à Nice.

Cet artiste, chez qui l’aplat est une constance, réalise des créations abstraites, auxquelles il rajoute des personnages lui permettant de former un équilibre. Il utilise la ligne pour renforcer ses tableaux à la structure dessinée. Chaque élément, chaque personnage n’est pas placé par hasard, tout est fait avec précision. Continue reading Daniel Airam : un artiste classique qui s’affranchit de la technique