Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowters

Orelsan et Gringe. Vous connaissez sûrement le premier, nationalement révélé par La terre est ronde -et si vous l’écoutiez avant, c’est encore mieux – rappeur de Caen, encensé lors de la sortie de son premier album. Vous n’avez peut-être pas entendu parler du second, présent au côté d’Orelsan depuis belle lurette. Les voilà à nouveau réunis, sous le pseudo de Casseurs Flowters, pour un album… bien à eux.

Orelsan et Gringe

Voilà la pochette d’Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowters.

Orelsan, c’est quelques polémiques – en particulier celle autour du morceau St Valentin – mais aussi, et surtout, deux albums solo remarqués par la critique et le public : Perdu d’avance et Le chant des sirènes. Gringe, son ami et comparse depuis toujours l’accompagne sur ses deux albums. Au milieu des années 2000, ils lancent les Casseurs Flowters. Il faut attendre le 18 novembre 2013 pour les voir sortir un album. Une longue attente, qui s’explique par le fait que les deux potes ont mis du temps à percer, et à peaufiner leurs délires.

Second degré avant tout

Avant de lancer Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowters, vous devriez écouter, ou réécouter, les deux albums solo d’Orelsan. C’est fait ? Bien. Maintenant, oubliez tout, et concentrez-vous sur l’humour décalé et les private joke. Oui, cette galette-là, c’est un délire entre potes, un album par eux, pour eux. À trente ans, ils sont perdus dans leur adolescence, et retracent une de leur journée de déchéance en un peu plus d’une heure.

D’ailleurs, ce n’est pas anodin si tout commence à 14h58. Un texte japonais, une parodie d’un générique de dessin animé des années 90, voilà l’ouverture de l’album. La suite n’est pas plus originale : glandage, portable et paresse, impossible de se méprendre, ce n’est pas du rap conscient. Le long des morceaux, on passe d’un réveil digne d’un lendemain de soirée, par les embrouilles entre potes, au temps perdu à traîner dehors puis à l’auto-promotion de leur flemmardise quasi-légendaire. C’est le genre de journée parfois chiante, parfois marquée par les dessins animés, par le temps perdu dans un abribus, c’est la médiocrité avant tout. Pour être plus concret, Orelsan continue de rapper comme à son habitude, flow mêlé à ses punchlines et l’instru élaborée par Skread. Gringe, moins connu que son compère, à fort à faire ici pour marquer les esprits. Quelques phrases bien senties et une voix bien plus grave qu’Orelsan lui permettent de se démarquer. Inutile de chercher du sens dans l’enchaînement des morceaux, cette journée perdue est totalement décousue. Au milieu de l’album arrive les deux singles Bloqué et La mort du disque. C’est là le paroxysme d’un ego trip marqué par leur no life tandis que les morceaux suivants sont bien moins décalés. Côté beat, l’inspiration est du côté des jeux vidéos 8 bit et des mangas si chers à Orelsan. D’ailleurs ces beats de Skread restent dans la lignée de ses productions précédentes sur Le chant des sirènes. Il n’empêche qu’ils sont prenants, et s’accordent parfaitement avec l’échange entre les deux rappeurs, point central de l’album.

C’est typiquement le genre d’albums qui ne plaira pas à tout le monde, et c’est justifié. Ces Casseurs Flowters viennent d’élaborer un album avec leurs blagues, leurs vies, leurs délires, et c’est parfois dur de se reconnaître dedans. On retient aussi une forte dose de je-m’en-foutisme et d’interludes qui viennent casser la bonne dynamique des morceaux. Au final, l’album compte plus de titres loufoques que de textes qui vous prennent direct au coeur. Malgré cela, le tout est bien senti. Les punchlines marchent, et l’ego trip d’Orelsan et Gringe se révèlent comme une bonne surprise. Les deux premiers singles, Bloqué et La mort du disque, ne suffisent pas à résumer l’esprit de cet album, et ce n’est pas plus mal. Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowters, c’est un peu un concept, plus proche de la blague malvenue que de l’art de rue. Il n’empêche que cet album, c’est du rap, et c’est bien le leur.

From Here to Now to You: sea, surf and sun

Mardi 17 septembre, l’été est déjà loin. Le Concordia s’est relevé, et GTA V est officiellement en vente. C’est aussi le jour choisi par Jack Johnson, Hawaïen de 38 ans, ex-futur champion de surf, reconverti artiste, pour sortir son 6e album, From Here to Now to You. Après écoute, l’été ne me semble plus si loin finalement.

Aussi bon que ses prédécesseurs

La guitare est la base des compositions de Jack Johnson.

Avant de se concentrer sur les morceaux, mieux vaut reprendre par le début. Le jeune Jack, fils d’un pionnier du surf, semble promis à une belle carrière professionnelle sur sa planche. Une violente chute contre un récif l’amène à réfléchir. Il s’éloigne du haut niveau, et se consacre à des études de cinéma. Dans le même temps, Jack touche de plus en plus à la gratte, et se met même à composer. Tout doucement, il se forge une petite réputation, et, une fois diplômé, se consacre à un film sur le surf, Thicker Than Water, dont il réalise la bande-son. Tout s’accélère, Jack devient papa, sa musique plaît à ses amis, dont un certain Ben Harper, et en 2001, il sort finalement Brushfire Fairytales. Les ventes aux Etats-Unis dépassent le million en moins d’un an. Et dire que Jack ne se voyait pas musicien. Douze ans plus tard, From Here to Now to You est donc son 6e album.

En 12 titres et 41 minutes, Jack Johnson m’a convaincu. Oui, From Here to Now to You est aussi bon que ses prédécesseurs. Oui, Jack maîtrise les sonorités acoustiques comme personne, et oui, j’ai envie de me mettre au surf maintenant. I Got You, premier titre, ouvre délicatement l’album. Comme d’habitude, Jack et sa guitare assurent le boulot. On perçoit aussi que sa voix est doublée: l’une grave, l’autre plus aiguë, et le tout se laisse très bien écouter. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il s’agit du premier single. Washing Dishes, second titre, est bien plus entraînant. Premier coup de cœur. Shot Reverse Shot se veut de la même trempe. Les rythmes sont variés, et la voix de Jack Johnson entêtante. Never Fade se pose en balade pour les amoureux. Les paroles sont on ne peut plus clair: <<It feels good to be the one, that you want, when all I want is you>>. Cinquième titre, Tape Deck, raconte comment lui et ses amis ont montés un groupe plutôt bancal, avec une guitare à 50$ et un batteur qui ne sait pas jouer. Là encore, il s’agit d’un de ses morceaux les plus énergiques – si j’ose dire. Deuxième coup de cœur. Un sixième morceau, qui passe un peu plus inaperçu que les précédents. As I Was Saying, en numéro sept, se révèle être une autre de ces ballades caractéristiques de l’Hawaïen, douce, tout comme You Remind Me Of You, le morceau suivant. Le deuxième single, Radiate, n’est pas le titre le plus marquant, mais cela ne signifie pas qu’il faut le zapper. Nouvelles balades des plus calmes, avec Ones And Zeros et Change où les accords de guitare sont mis à l’honneur. From Here to Now to You se conclut sur la chanson Home, dernière balade entraînante sur la nature. Énième preuve que l’ancien surfeur se soucie de l’environnement.

Au final, From Here to Now to You se révèle être un album d’une grande qualité. Jack Johnson, comme à l’accoutumée, parvient à nous faire voyager par-delà les mers, jusqu’à son île natale, le tout à l’aide de quelques accords et de sons acoustiques. En cette froide rentrée, on s’imagine allègrement prendre un bain de soleil, en attendant qu’une vague nous emmène plus loin.

House of Cards: trahisons en tous genres

Vous n’y avez certainement pas échappé, cette semaine, Canal+ dégaine sa nouvelle série événement: House Of Cards. L’affiche, avec Kevin Spacey trônant sur un fauteuil de marbre, les mains couvertes de sang, annonce clairement la couleur. La série est sale. Les coups bas, les mensonges, les trahisons, tout est permis pour accéder au pouvoir. Les premières minutes du pilote finiront de vous convaincre.

House Of Cards est adaptée d’une série britannique des années 90.

Retour sur le pitch

Frank Underwood (Kevin Spacey) vient de contribuer à l’élection de Garrett Walker en tant que 45e président des Etats-Unis. En contre-partie, celui-ci doit le nommer Secrétaire d’Etat (plus haut poste dans le gouvernement américain; équivalent au Ministre des affaires étrangères). Le Président décide finalement de ne pas tenir sa promesse, et laisse Frank sur la touche. En retour, Frank et Claire, sa femme, à la tête d’une association humanitaire, mettent tout en oeuvre pour se venger de ceux qui les ont écarté du pouvoir.

D’un autre côté, Zoe Barnes, jeune stagiaire au Washington Herald, tente de prouver ses talents de journaliste. Elle contacte Frank, qui va finalement se servir d’elle pour influer sur la politique du président, via le quotidien. Enfin, Peter Russo, député du Massachusetts à la vie sulfureuse, finit également par être manipulé par Frank.

“Faites-lui confiance pour vous trahir”

Oscarisé comme meilleur acteur dans un second rôle en 1996, et comme meilleur acteur en 2000 pour American Beauty, Kevin Spacey campe Frank Underwood, homme politique efficace, sans scrupules, et surtout trahi. À partir de là, il ne recule devant rien pour ruiner les carrières de ses partisans – et pourtant ennemis – politiques. Oui, dans House Of Cards, amis et ennemis sont jetés dans le même sac. Inutile d’avoir confiance en son prochain. D’ailleurs, Spacey ne manque pas de réserver ses commentaires pour les spectateurs, lors de plans où ils s’adressent directement à eux. Des passages  appréciables où l’on ne peut que lui donner raison. Si trahisons, manipulations et mensonges sont le cœur de la série, il ne faut pas oublier que les relations entre les personnages sont l’essence même de l’intrigue. D’ailleurs, mieux vaut vite apprendre à tous les reconnaître, au risque de se mélanger les pinceaux.

Les deux premiers épisodes, réalisés par David Fincher (Seven, Fight Club, The Social Network…) se révèlent sombres. Les arcanes du pouvoir à Washington apparaissent tortueuses, faites de compromis et d’ego. Frank semble constamment sûr de lui, calculateur et manipulateur. Loin d’être un politique sans cœur, on le découvre à l’écoute de sa femme, ou colérique, en particulier lorsqu’il apprend ne plus être choisi pour le poste de Secrétaire d’Etat. La moindre de ses victoires sur un de ses <<amis>> politiques déclenchent en lui des instants de jubilation. Nombres de ses rencontres le plonge dans de grands moments de cynisme, partagés avec le spectateur. On apprécie également la connivence apparente entre un politique et un journal à priori indépendant. Les révélations de Frank à Zoé amenant aux déboires de ses collaborateurs. Et que dire des passages fréquents des lobbyistes chez les députés !

Au final, House Of Cards se révèle être une des séries phares de la rentrée. On découvre avec plaisir le côté obscur des politiques de Washington, prêts à tout pour s’octroyer argent et pouvoir. Au-delà des manipulations, on retrouve de l’humanité en Frank, qui tranche avec l’idée d’homme calculateur et froid qu’il renvoie. Pari réussi pour David Fincher, d’autant plus qu’il s’agit de sa première série. Les treize épisodes de la première saison n’attendent que vous. La deuxième est d’ores et déjà commandée.

Dix albums à écouter cet été

Ca y est, c’est l’été, ce qui signifie de longs trajets sur la route des vacances, du temps à passer avec ses amis, et pour ceux qui en ont la chance, du temps à tuer. Voilà donc une petite liste d’albums à écouter ou réécouter pour l’été. Dans le cas où Deezer ne propose pas ces fameuses galettes, pas de panique, un petit tour par Youtube ou Grooveshark, et tous vos soucis s’envolent.
Ps : ceci n’est pas un classement, les albums sont simplement listés.

1/ Random Access Memories, Daft Punk (2013)

Prévisible. Incontournable. Vous avez le choix. Pourtant, le dernier opus des Daft Punk mérite de s’y attarder. Il faut dire qu’il reste, selon moi, plus accessible que Homework ou Human After All par ses sonorités funk et disco. Les morceaux en featuring avec Pharell Williams sont taillés pour squatter votre mp3. Les autres, comme Giorgio by Moroder ou Touch, se découvrent et s’apprécient avec le temps. Coup de cœur personnel, Instant Crush, avec Julian Casablancas comme invité. La dernière production des deux robots Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo est clairement inévitable.

Nile Rodgers et Pharrell Williams sont présents sur plusieurs morceaux de l'album
Une chose est sûre, le buzz était total avec les extraits de “Get Lucky”.

2/ The 20/20 Experience, Justin Timberlake (2013)

Ce cher Justin Timberlake sait se faire désirer. Sept ans après son dernier album (dont on ne se lasse pas), il revient avec un opus plus long, plus travaillé. Certains morceaux étonnent par leur durée, se révèlent répétitifs, quand d’autres se laissent docilement écouter. Rien que par curiosité, et parce qu’il est d’ores et déjà un des albums de l’année, vous ne pouvez pas passer à côté.

3/ Yeezus, Kanye West (2013)

Tantôt il déçoit, tantôt il est acclamé. Personne n’y est indifférent. Pour ce nouvel album où papa Kanye montre qu’il apprécie sa personne – référence au morceau I Am a God -, c’est une avalanche de beats lourds, parfois trop, qui vous attend. Ajoutez une dose de vocodeur ici et là qui rend le tout vraiment inaudible si vous n’êtes pas d’humeur. Voire carrément insupportable comme sur Blood On The leaves. Oui oui, insupportable. Quelques morceaux sont plus corrects, à l’instar de Black Skinhead. À écouter pour se faire son avis personnel.

4/ The Golden Age, Woodkid (2013)

Pochette de “The Golden Age” de Woodkid. 

Un des phénomènes de l’année musicale française. Et même si tous les morceaux sont en anglais, on peut quand même se faire mousser. Allez, cocorico quoi ! Plus sérieusement, The Golden Age a un côté épique, des compositions dignes d’un orchestre philarmonique, une vraie touche de poésie, et des rythmes surpuissants de tambours. Certains se plaindront tout de même de quelques redondances en avançant dans leur écoute. Il n’en reste que pour un premier album, il est plus que correct, et ne lasse pas le moins du monde. Petit plus pour le bonhomme qui allie vidéos d’exception à ses morceaux.

5/ One, C418 (2012)

Totalement inconnu pour la plupart, C418 est le compositeur des musiques de Minecraft. Son album n’échappe pas à ce style bien reconnaissable. Pour les fans de musique électronique plutôt douce, ou pour ceux qui souhaitent renouveler les musiques du jeu avec des morceaux du même accabit, voici l’album One sur Grooveshark.

6/ The Next Day, David Bowie (2013)

Eh oui, David est encore là. Imaginez un peu que son premier album date de 1967. 46 ans plus tard, l’artiste continue de surprendre, avec un opus sorti de nul part. On reconnaît d’ailleurs la pochette d’Heroes, sorti en 1977, sous le carré blanc. Rien que pour sa carrière, c’est presque un devoir de l’écouter. Pour la musique ensuite, car on retrouve les sonorités propres à Bowie, et surtout sa voix. Côté morceaux à retenir, The Next Day – titre éponyme – ouvre parfaitement l’album. L’album est assez homogène, et donne envie de se replonger dans les premiers opus de Ziggy Stardust.

7/ Jazz, Queen (1978)

Impossible de passer à côté de la nouvelle publicité Visa. Mais si, celle où l’on voit un vieil homme rajeunir au fur et à mesure qu’il se sert de sa carte de crédit, tout en courant vers la maternité. Don’t Stop Me Now résonne tout le long de la pub’. Une bonne raison d’écouter l’album qui va avec. Ainsi, vous pourrez bien réagir quand quelqu’un – qui aura l’air bête à ce moment là – vous sortira la phrase maudite : « Ooh mais si je connais ça, c’est la musique de la pub avec le vieux ! ». Jazz est disponible ici.

8/ Don’t Forget Who You Are, Miles Kane (2013)

Miles Kane est un artiste à retenir.

Miles Kane, c’était un peu une surprise en 2011, avec Colour Of The Trap. Là, le bonhomme revient, toujours avec un son rock entraînant, et surtout une voix reconnaissable tout de suite ! Son premier album était un vrai succès, et le deuxième en est le digne successeur. Les morceaux sont bien montés, mais parfois un peu courts : aucun morceau n’atteint les 4 minutes, et l’album dure tout juste 32 minutes. Dommage, car on en redemande plus ! Mention spéciale au premier titre, Taking Over, qui fait figure de morceau phare.

9/ The Doors, The Doors (1967)

Aujourd’hui est le 42e anniversaire du décès de Jim Morrison. Une bonne raison comme une autre de revenir vers le disque qui a lancé le succès des Doors. Bardé de classiques, les onze morceaux sont juste excellents. L’album est difficilement critiquable. Encensé depuis sa sortie, il est désormais un des albums de rock les plus reconnus au monde. Vous pouvez aussi vous amuser à reconnaître certains morceaux, entendus dans des spots publicitaires, ou dans des films comme Apocalypse Now pour le morceau The End. Merci Grooveshark !

10/ Red, Taylor Swift (2012)

Eh oui. Il n’en plaira pas à tout le monde, pourtant la jeune chanteuse a réalisé plusieurs records de ventes avec son quatrième album. Meilleures ventes lors de la première semaine depuis 2002 (et Eminem avec The Eminem Show) et deuxième meilleur démarrage pour une artiste féminine (derrière Britney Spears en 2000). Ses six millions d’albums vendus parlent pour elle. Et côté artistique, on retrouve de nombreuses balades, entre pop et… pop. L’album surprend, s’écoute agréablement, parfait pour l’été. Notez que Taylor Swift, seulement âgée de 23 ans, connaît un grand succès outre-Atlantique depuis ses 17 ans. Rien que ça. Vous pourrez aussi mettre fin aux préjugés – dû surtout au fait qu’elle est encore moyennement connue en France – et vous forger votre propre avis sur Red, tout bénéf quoi !

Ps: tous les albums où le lien n’est pas indiqué sont disponibles sur Deezer. Facile à trouver quoi.

Google Glass: gadget or not ?

Elles arrivent, on ne voit plus qu’elles – et bientôt que par elles – les Google Glass provoquent le buzz. Entre polémiques sur le respect de la vie privée et quête d’une réelle utilité du terminal, que peut-on en retenir?

Quelle utilité? Et pour qui?

Google Glass
Vue du dessus des Google Glass

Les Google Glass sont une simple paire de lunettes, sans verres. Tout l’attirail électronique est placé sur la branche droite des lunettes. Devant l’œil  un petit écran où l’on peut consulter ses mails, faire des recherches sur le web ou bien profiter de la fonction GPS grâce à votre smartphone. Tout ça par commande vocale évidemment. Les informations qui nous intéressent sont projetées sur ce petit écran.  Connectées en Bluetooth à un téléphone, il est possible de prendre des appels sans y toucher, ainsi que de profiter du transfert de données. La connexion internet est d’ailleurs indispensable pour apprécier les possibilités offertes par l’appareil. Un nouvel outil d’hyper-connexion en quelque sorte. Des volontaires pour les emmener à la plage?

Le gros plus des Glass, la possibilité de capturer des photos ainsi que des vidéos en 720p. De quoi créer des prises de vues dignes d’un jeu vidéo, ou d’un blockbuster, avec une vision à la première personne ultra-immersive… Ou donner des idées à certains. En attendant, il est surtout possible de prendre des photos et de les poster sur son Facebook. D’autres créent des vidéos parodiques.

Pour l’instant, seul quelques chanceux – des développeurs – ont accès à ces fameuses lunettes, moyennant 1500$. Encore loin du grand public, elles sont, à ce jour, réservées aux passionnés, et à ceux qui peuvent leur donner une vraie utilité. Il faut dire que le peu d’applications disponibles prouve qu’elles sont encore en phase de test. Le prix aussi.

Des défauts ?

Tout produit en test s’accompagne de son lot de défauts. Les Google Glass n’y font pas exception. Premier point noté par les développeurs, la batterie est trop faible. L’utilisation d’applications diminue fortement la charge: une vidéo de six minutes équivaut à 20% de la batterie. Assez embêtant quand on pense que c’est l’usage le plus attirant de l’appareil. Inutile de compter s’en servir plus d’une journée. Un peu comme un smartphone, le passage par la case ”recharge” sera obligatoire tous les jours. Aussi, leur utilisation rend ce dernier INDISPENSABLE pour profiter des fonctionnalités des Glass. Android est pour l’instant clairement avantagé. Les utilisateurs d’iPhone doivent attendre que le développement progresse pour en profiter pleinement.

Autre problème, le Sénat américain, et d’autres (casino, bars, cinémas), voient d’un mauvais œil leur arrivée. Motif: la possibilité de filmer quelqu’un à son insu (donc d’enregistrer le film que l’on voit au ciné aussi). De quoi inquiéter les plus ardents défenseurs des libertés personnelles. Si l’idée apparaît normale, il convient de noter que pour l’instant, la batterie empêche de trop abuser des Glass pour ce genre d’activités. Enfin dernier défaut, et non des moindres, leur impact sur la santé. Est-ce bon d’avoir des ondes aussi près de son cerveau pendant toute une journée? Ne risque-t-on pas de fatiguer son œil droit à force d’user des Google Glass? Google déconseille aux enfants d’en porter, afin de ne pas perturber le développement de leur vue. Sortie programmée pour 2014, avec un tarif revu à la baisse. Mieux vaut garder les Google Glass à l’œil.

Films cultes cherchent seconde jeunesse en 3D

Depuis l’arrivée de la 3D, les spectateurs peuvent retrouver leurs films cultes à l’affiche. Ces sorties au cinéma sont l’occasion de raviver la nostalgie de grands films tout en nous faisant sortir notre porte-feuille. Le prochain film qui ressort en 3D ? C’est Jurassic Park. Réalisé par Steven Spielberg il y a vingt ans, vous pouvez le retrouver dans les salles obscures le 1er mai (bande-annonce par ici). Si les producteurs font le choix de la 3D, c’est qu’il y a gros à gagner. Alors, véritable ajout artistique ou simple prétexte pour alléger nos portefeuilles?

Pour rester sur Jurassic Park

Lors de sa sortie en 1993, Jurassic Park est le premier film à atteindre 900 millions de dollars au box-office mondial, record battu cinq années plus tard par Titanic. Autant dire que commercialement, le succès est au rendez-vous. Artistiquement parlant, il gagne trois Oscars (meilleurs effets visuels, meilleur son et meilleur mixage de son) et est pionnier dans l’utilisation des effets spéciaux par ordinateur.

Autre preuve de son succès, ce sont les suites. Tout film en tête du box-office a droit à un successeur. Deux sont déjà sortis, et un quatrième opus est prévu pour 2014. Bref, Jurassic Parkn’a plus rien à prouver et s’est imposé depuis longtemps comme un film culte.

Lunettes 3D, le nouvel accessoire (in)dispensable pour aller au cinéma de nos jours

L’argent avant tout ?

Inutile de trop réfléchir, s’il revient au cinéma, c’est que la 3D va lui apporter une importante rentrée d’argent. Déjà une révolution visuelle et technologique à son époque, ce n’est pas l’apport de cette nouvelle technologie qui va lui offrir un nouvel attrait artistique.

Eh d’ailleurs, des films cultes qui ressortent en 3D, vous devez en connaître non ? Allez faites un petit effort… En voici quelques-uns que vous avez pu revoir équipé de vos lunettes :

Le Roi Lion. Quinze ans après, Simba revient sur les écrans le 11 avril 2012. D’abord restreint aux États-Unis, les 86 millions de dollars de recettes générés lors de ses quatre semaines d’exploitation ont vite fait de changer l’avis des producteurs concernant une sortie française.

Le Monde de Nemo. Presque dix ans après, le deuxième plus grand succès commercial des studios Pixar (juste derrière Toy Story 3) remet ça au mois de janvier de cette année. Remarquez, les presque 900 millions de recettes lors de la première sortie ont de quoi les faire saliver. Disney aussi, évidemment.

Star Wars. Eh oui encore et toujours. L’éternelle saga, la deuxième plus lucrative de tout les temps (Harry Potter est passé par là) a eu le droit à sa deuxième jeunesse sur grand écran. Pour l’instant, l’épisode I (<<La Menace Fantôme>>) est ressorti le 8 février de l’an passé, pour 43 millions de dollars de recettes aux États-Unis. Cumulé avec les entrées mondiales, c’est pas moins de 102 millions de dollars que l’épisode a rapporté. Les autres épisodes devront au moins attendre la sortie de Star Wars VII pour revenir dans les salles obscures.

Titanic. Eh oui, le deuxième plus gros succès au box-office mondial de tous les temps aussi. Il est ressorti le 6 avril 2012. Résultat ? 343 millions de dollars de recettes en plus. Mieux que la majorité des films pour leur unique sortie au cinéma.

Vous l’avez compris, les producteurs de Jurassic Park ont donc de bonnes raisons de sortir leurs porte-feuilles, – adapter un film à la 3D ne se fait pas sans frais – le retour sur investissement devrait largement compenser. Pour ceux qui veulent le (re)voir, pensez à emmener vos propres lunettes 3D, l’addition sera moins salée et vous en serez moins déçus. Pour les autres, le bon vieux DVD offert à Noël suffira amplement. Jusque-là, les internautes sont plutôt déçus des sorties 3D de leurs films cultes, la technologie étant trop peu mise en avant ou servant surtout à faire gonfler le prix du ticket de cinéma (pas bête les producteurs hein). Libre à vous d’y aller, mais ne venez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu.

AQMI, le nouveau twittos pas comme les autres

Le compte d’AQMI sur Twitter

Aujourd’hui, c’est d’un sujet qui sort un peu de nos habitudes dont nous allons parler. En effet, depuis le 28 Mars, vous pouvez désormais retrouver sur Twitter le compte officiel d’AQMI. Étonnant non ? Essayons un peu de tirer tout ça au clair !

Twitter déjà. Comme vous le savez, c’est un site de micro-blogging qui vous permet de suivre des personnalités, des rédactions de presse, des hommes politiques, enfin bref, plein de monde. A coup de tweets longs de 140 caractères, vous pouvez communiquer à l’échelle mondiale. Le site pèse désormais plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde. D’ailleurs, vous voyez un peu de Twitter à la télévision tous les jours. Si, vraiment. Regardez bien lors de vos émissions préférées, le présentateur vous rappelera son Hashtag au moins une ou deux fois. Mais revenons à notre information.

Qu’est-ce que cela peut signifier concrètement ?

Eh bien premièrement, une organisation terroriste qui profite d’un service de communication mondial, c’est avant tout pour montrer <<ses muscles>> si je puis dire. Faire une démonstration de force. C’est aussi un moyen de propagande à la vue de tous. Et accessoirement, ça fait le buzz. La preuve, d’autres rédactions n’ont pas manquées de relayer l’information.

On peut imaginer que c’est là surtout une sorte d’avertissement envers les gouvernements qui sont engagés contre cette organisation. AQMI sur Twitter, c’est surtout pour eux le moyen de diffuser rapidement une propagande implacable. Vous devez d’ailleurs avoir l’habitude d’en entendre parler dans les journaux télévisés via des vidéos montrant les otages et la puissance de feu dont ils disposent. Ici, un des premiers tweets d’AQMI renvoie vers un article (en anglais) concernant les otages français ; je vous passe le contenu de l’article qui après lecture est évidemment un écrit de propagande avec menaces envers la France en bonus. Les autres tweets sont rédigés en arabe, passez donc par un outil de traduction si vous vous sentez d’humeur curieuse.

Au soir du 29 Mars, soit 24h après le lancement de ce compte, le nombre de followers s’élève à environ 2200. On peut d’ailleurs observer l’évolution constante de ce chiffre. Les followers sont pour certains des journalistes, pour d’autres de parfait inconnu dont les comptes sont en arabes.

Si l’information fait grand bruit, c’est parce que c’est la première fois que l’on peut retrouver un groupe terroriste comme AQMI sur un site communautaire. Bien que l’on imagine qu’ils vont profiter de la puissance de Twitter pour communiquer à l’échelle mondiale, on peut surtout s’attendre à ce que la direction décide bientôt à clôturer ce compte. Il serait invraisemblable que la direction du site à l’oiseau bleu laisse un groupe terroriste utiliser son site comme un outil de propagande 2.0. En effet, les organisations terroristes utilisent depuis un moment les outils du web (site, forum, Facebook, Twitter…) pour  communiquer entre-elles et diffuser leur propagande. Ces outils puissants sont devenus en peu de temps une arme fatale entre leurs mains. Selon une étude de Gabriel Weimann publiée en janvier 2012, 90% de l’activité des organisations terroristes en ligne aurait lieu sur les réseaux sociaux. Cela a poussé l’administration américaine via Hillary Clinton (la secrétaire d’état à l’administration),à créer le 23 janvier dernier deux structures dont le but est de contrer la propagande terroriste. Et comment font-ils? Tout simplement en utilisant eux aussi des messages de persuasion (entendez propagande). Même méthode, cause différente.

En attendant, vous pouvez toujours chercher @Andalus_Media sur le site et constater par vous-mêmes l’arrivée de ce nouveau Twittos pas comme les autres.

Minecraft, dix millions de petits cubes

Minecraft, une belle histoire de jeu vidéo, un conte moderne maintes fois conté, et pourtant ce jeu type <<bac à sable>> n’a rien perdu de son originalité. Et si vous faites partie des nombreux joueurs qui ont pu y toucher, vous n’ignorez pas que Mojang fête les dix millions de copies vendues. Et dix millions, ce n’est pas rien ! Retour ce qui fait le succès de ce jeu indépendant.

Simple mais efficace

Vous trouvez ça moche?

Des blocs. Voilà ce qu’on y trouve une fois la partie lancée, rien que des blocs, de 16 pixels par 16, à perte de vue. La terre, c’est des blocs, l’eau, c’est des blocs, les avatars des joueurs, toujours des blocs. Même les animaux c’est des blocs. Mais des blocs, c’est moche non ? Réponse, non ce n’est pas moche, le design du jeu est très bien assumé, et surtout, c’est ce qui fait sa force.

Tout d’abord, le gameplay du jeu, simplissime. Votre avatar est projeté dans un monde constitué de biomes forts différents – une forêt, des montagnes, des plaines infinies, des cavernes, des marais – chacun ont leurs spécificités, et tous sont utiles au joueur. Selon les différents modes de jeu, vous avez le choix entre laisser libre court à votre imagination et construire tout et n’importe quoi, ou bien vous confrontez au côté impitoyable du mode survie. Évidemment, il existe quelque variantes, le mode survie est aussi disponible en mode <<hardcore>>, où vous disposez d’une seule vie pour faire face à une difficulté maximale. Si le jeu n’a pas de scénario, le <<but>> du joueur est de terrasser le dragon de l’Ender, boss du jeu à la vitalité qui en décourage plus d’un. Pour ceux qui ne s’intéressent pas à la fin du jeu, vous pouvez tout simplement jouer. Construire une maison, une deuxième, puis une ville, des champs, des temples, créer un monde à votre image.

L’indispensable table de craft

Minecraft, comme son nom l’indique, fonctionne sur un système de <<craft>> : la possibilité d’associer différents matériaux pour créer un objet comme une arme par exemple, ou un outil. Une fois équipé, l’intérêt est de miner. Les minerais sont nombreux, certains sont trouvables en surface, d’autres vous demanderont de descendre dans les tréfonds de la map. Mais attention, si la journée tout semble paisible, monstres et dangers vous guettent une fois la nuit tombée, et ces monstres déambulent dans les cavernes à la recherche de chair fraîche. Vous vous sentez courageux ? Construisez un portail pour le Nether (l’enfer du jeu), vous serez bien accueilli !

La liberté à portée de clics

Bon, le concept du jeu, vous le connaissez depuis longtemps, inutile de plus nous étendre dessus. Un point plus notable selon moi, c’est la liberté que les développeurs accordent aux joueurs.

Au-delà de l’immensité de la carte générée, j’identifie une seule et unique limite : votre imagination. Difficile de faire plus simple, il est possible de construire absolument tout ce que vous voulez, du puits au château fort en passant par le croiseur interstellaire. D’ailleurs voici un exemple de ce que les joueurs sont capables de concevoir avec une bonne dose de travail et de temps.

Autre point que je considère comme majeur dans le soft, c’est la possibilité de créer des modes et autres packs de textures. Et cela commence aussi par la possibilité de personnaliser son avatar au pixel près. Aussi, n’importe quel joueur initié au codage peut à sa guise développer un mode qu’il pourra ensuite ajouter au jeu. Certes, en terme courant, cela signifie cracker le jeu, mais ici, ce n’est pas mal vu ! Les développeurs le prouvent en ayant déjà incorporés plusieurs modes au jeu (les pistons, better light, la minimap).

Vous ne vous sentez pas l’âme d’un développeur ? Eh bien vous pouvez à loisir créer une map aventure. Imaginez un scénario – ou pas –, construisez vous-mêmes le décor, incorporez des monstres, des pièges, des objectifs, et le tour est joué. Ce genre de création foisonne sur le net, autant dire que vous ne manquerez pas de matière pour jouer. L’implication des joueurs, voilà le secret. Toute la communauté de Minecraft participe à créer des suppléments au jeu (les maps aventure, les modes, des vidéos), à faire découvrir des vidéos, bref, les joueurs font vivre ce jeu, et ça, ça fait plaisir à voir !

Minecraft se démarque de la mauvaise habitude que l’industrie du jeu vidéo est en train de prendre, à savoir les rumeurs de connexions constantes des consoles nouvelle génération pour bloquer le marché de l’occasion. Ou encore cette possible mesure de code unique par jeu pour déverrouiller le multi-joueurs et/ou le solo. Avouez que vous êtes ravis ?

Et côté déception ?

L’ami Creeper !

Soyons honnête, tout bon jeu à ses défauts, Minecraft n’y échappe pas. Premièrement, et sûrement le plus important d’entre tous : le matériel nécessaire pour faire tourner le soft. Nos malheureux processeurs de netbooks et autres PC d’entrée de gamme sont incapables de générer tous les calculs nécessaires à la création de la map. Attendez-vous à ce que votre machine surchauffe. Soit le jeu ne tournera pas, soit vous serez victime d’un lag qui vous ôtera l’envie de jouer. Autre point, les graphismes. Certes les cubes font le charme de Minecraft, mais beaucoup se plaignent du pack de texture de base peu élaboré. Précisons que s’il est peu élaborer, ça permet de rendre le jeu moins lourd pour votre ordinateur ; les plus pointilleux d’entre vous peuvent télécharger un des nombreux packs <<réaliste>> déjà existants. Autre point négatif, le jeu s’apparente surtout à un jeu d’exploration et de découverte, or certains joueurs aimeraient que les phases d’action soient plus présentes (même conseil qu’avant, téléchargez un mode rajoutant des monstres).

En résumé, Minecraft est un excellent jeu, qui pousse l’utilisateur à mettre en œuvre toute sa créativité et ses talents d’architecte du dimanche. Au-delà des défauts du soft, il suffit d’un peu d’imagination et sa durée devient tout bonnement illimitée. La preuve ? Dix millions de personnes se sont déjà laissées tenter par la version PC et Mac. Serez-vous le prochain acheteur ?

The Heavy, du rock et de la soul

Pour bien commencer cette nouvelle année, j’ai envie de m’attarder sur un groupe, mais pas n’importe lequel, un groupe britannique qui a eu la bonne idée de mélanger rock et soul. Le résultat ? Trois albums bardés de compositions rythmées rock et soul, le tout appuyé par des riffs lourds, les sonorités des cuivres très présentes et surtout la voix et les textes de Kelvin Swaby, le chanteur du groupe. A écouter sans modération. Ladies and gentlemen, here is The Heavy.

Disons-le tout de suite, leur musique m’a tellement enthousiasmé que je n’en suis presque pas objectif, mais passons, le but c’est de vous donner envie de les découvrir.

Mais qui sont-ils?

Kelvin Swaby, Dan Taylor, Spencer Page et Chris Ellul. Une voix, une guitare, une basse et une batterie. Swaby et Taylor se sont rencontrés à la fin des années 90. Ils deviennent rapidement amis, échangent de nombreux morceaux de musique, et décident plus tard de monter le groupe. Le plus frappant dans leurs compositions, c’est la diversité de leurs sources d’inspirations. Énormément de blues et de soul évidemment, mais aussi du rock, une touche de pop anglaise et parfois du rap. Un cinquième membre s’intègre au groupe, c’est Little Hannah Collins, qui occasionnellement officie au clavier et au choeur.

Leur premier album Great Vengeance And Furious Fire est sorti en 2007. S’ensuit leur signature au sein du label Ninja Tune, une tournée en Angleterre et aux États-Unis. Tout s’enchaîne vite, leur deuxième album est écrit pendant la tournée et sort en Octobre 2009. Plus tard, un soir de janvier, The Heavy se retrouve au Late Show with David Letterman. Impressionné par leur prestation, le présentateur vedette en redemande, s’entame alors un rappel de leur nouveau titre How You Like Me Now, une première dans l’histoire de l’émission (et le lien de la vidéo est juste là). Après plusieurs tournées, le groupe se met à l’écriture de son troisième album, et pour les fans, ils vont poster sur leur page ainsi que leur site une foule de chansons récapitulant leurs influences pour le nouvel album. The Glorious Dead est sorti au mois d’août 2012.

Trois albums, un talent jamais contesté

Revenons donc à leur premier album, s’il est plutôt court, c’est que The Heavy privilégie la qualité à la quantité, et on ne peut que les remercier. Dix chansons – ce premier album est ce qu’ils ont fait de plus soul jusque maintenant – et leur premier single That Kind Of Man est très présent, mais si vous voulez mon avis, des titres comme Colleen, titre assez lent mais puissant au niveau vocal, Set Me Free qui se révèle un peu plus pop ou encore Girl qui tend vers un phrasé rap et des sonorités proches du hip-hop méritent votre attention. Mais ne vous détrompez pas, aucun titre ne joue plus bas qu’un autre. Notez aussi In The Morning, titre qui rompt avec le reste de l’album par sa fougue et  son dynamisme.

Passons-en au deuxième album, nommé The House That Dirt Built. Il s’ouvre par le morceau Oh No Not You Again qui est clairement apparenté à un style très rock-garage, preuve que les influences ont peut-être évoluées et se sont élargies entre deux disques. Vient ensuite How You Like Me Now, n’en doutez pas, c’est le morceau-phare de cet album, impossible de passer à côté, et il faut bien dire que ses cuivres et son refrain entêtant ne vous aideront pas. S’ensuit Sixteen, morceau tout aussi accrocheur dû à sa sonorité bien particulière. Short Change Hero est clairement un des titres les plus marquants. On y retrouve un riff de guitare simple mais efficace, secondé par les mêmes notes jouées avec un violon, on s’imagine presque l’écouter derrière notre fenêtre un jour de pluie, et pourtant le titre n’a rien de larmoyant. Petite surprise dans cet album, c’est Cause For Alarm qui a des airs de morceaux venus tout droit de la Jamaïque. Encore une fois, le groupe essaie de varier ses productions. Clairement, cet album varie au niveau de ses influences mais n’oublie pas ses racines soul. Coup de coeur sur le morceau de fin, Stuck.

Enfin, le petit dernier de The Heavy, c’est donc l’album The Glorious Dead, et une chose est sûre, il n’a rien à envier à ses prédécesseurs. La galette s’ouvre magistralement avec Can’t Play Dead, un morceau qui va surement vous remuer (je ne fais pas exception à la règle), attendez-vous à quelques frissons en entendant les chœurs. Ici, la locomotive s’appelle What Makes a Good Man ?, le riff sonne lourd, les chœurs eux sonnent forts, c’est le premier morceau à avoir son clip, très soul, entêtant, bref, inévitable. Autre titre à écouter avec attention, The Big Bad Wolf, dans lequel la forte présence de cuivres donne au morceau un air d’hymne de fanfare mais avec une forte touche rock (il en existe une autre version plus rock, le lien est en ici). D’ailleurs côté rock, on note surtout les titres Same Ol’ et Just My Luck. Plus soul, vous apprécierez certainement The Lonesome Road ou encore Blood Dirt Love Stop qui conclut l’album. Une vraie réussite et un plaisir pour les oreilles.

La qualité avant tout

C’est l’évidence quand on écoute ces albums, le groupe ne se laisse pas entraîner par la durée et la quantité, ici, c’est la quantité qui prime. Et ça se ressent. Dix titres pour le premier album, onze pour le second, puis de nouveau dix pour le troisième. Si les albums ne brillent pas par leur durée, nul doute que vous serez secoués par ces compositions parfaitement maîtrisées. Rien à jeter, tout à garder. Je vous l’accorde, vous trouverez vite votre album préféré; au fil des écoutes, on se rend vite compte que si les trois sont très bons, Great Vengeance And Furious Fire et The House That Dirt Built semblent un cran au-dessus. Les morceaux apparaissent plus osés, plus entraînant, ou tout simplement plus touchant. Je parle ici d’ambiance générale dans les albums, de l’atmosphère qui s’en dégage. Et malheureusement, si The Glorious Dead s’avère être un bon album, il ne marque pas autant les esprits que les précédents. Cela s’explique par l’évolution du groupe, de leurs influences et donc de leur musique. On ne peut pas dire que la qualité va en décroissant, ce serait mentir. Disons simplement que leurs premières productions s’avèrent être d’une telle qualité, ils ont mis la barre si haute, que parfois, il est difficile d’égaler ses meilleures créations. Un avis subjectif bien sûr, et le mieux, c’est encore que vous puissiez forger le vôtre.

Serait-ce “A Good Day To Die Hard” pour John McClane?

‘Tout d’abord, étant donné que le film sort le 20 Février, je tiens à préciser que je ne l’ai donc pas vu et que et article est une réflexion sur ce que l’oeuvre représente ainsi que sur la possible trame générale du film que j’étables en me basant sur les précédents opus.

Les fans peuvent s’en ravir, John McClane n’est pas encore à la retraite. Déjà héros national anonyme après avoir sauvé l’Amérique d’une attaque informatique dans le dernier opus, il revient cette fois sauver le monde. Et le monde, c’est en Russie, accompagné de son fils, qu’il va tenter de le sauver. Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs: Die Hard 5.

Bruce Willis pour Die Hard 5

Le pitch

Son cher fiston s’est malencontreusement fait emprisonner en Russie, et papa McClane n’est pas content, il va donc visiter du pays et tâcher de secourir son rejeton. Pas de chance, son emprisonnement fait partie d’un machiavélique plan terroriste qui menace la paix mondiale.

Oui c’est comme ça, dans Die Hard, les ennuis vont crescendo. D’abord amené à secourir des otages – dont sa femme – au Nakatomi Plaza, en passant par la reprise d’un aéroport contrôlé par des terroristes, notre policier préféré a su éviter l’explosion de bombes dans New York et écarter la menace informatique qui pesait sur les États-Unis d’Amérique, bref, la production voit encore un peu plus gros, c’est donc la paix mondiale qu’il faut désormais maintenir.

Comme dit plus tôt, John et son fils John Jr – Jack pour les intimes – vont devoir se battre contre la mafia russe et divers autres terroristes. Rien de plus pour l’instant.

Ce à quoi on peut s’attendre

Un Die Hard, ça a quand même une trame générale, dans tous les films, certains codes reviennent, on peut donc s’attendre plus ou moins à quelques impératifs.

Premier d’entre eux, John McClane sera en position de faiblesse, il nous apparaîtra en situation délicate, oppressé, mais jamais découragé. Secundo, les grands méchants de l’histoire vont s’en prendre personnellement à lui, c’est un peu comme quand on a un caillou dans la chaussure, on ne pense qu’à l’enlever. Troisième point, notre policier pré-retraité va effectuer des cascades plus grosses que lui, on peut s’attendre à des scènes assez spectaculaires ; rappelons que dans le dernier film, John McClane détruit un hélicoptère en lui catapultant une voiture. Qui dit mieux ?

Autre point notable, et non des moindres, je vous parle bien entendu de sa réplique légendaire ”Yipikai mother f***er”. On peut donc être sûr de l’entendre à un moment, probablement pendant la deuxième moitié du film. D’ailleurs, attendons-nous aussi à ce qu’elle soit mal – très mal – adaptée dans la langue de Molière (Die Hard 2 : “C’est pas la St Jean mais ça fait rien”; Die Hard 3 : “Bon voyage espèce d’enf****”; Die Hard 4 : “Youpi ka hé pauvre con”), les puristes apprécieront certainement la VO sous-titrée.

Pourquoi on l’aime quand même

John McClane, même si avec le temps on se rend compte qu’il n’est pas parfait, on continue de l’aimer, impossible de lutter contre ça. C’est le seul qui se retrouve pieds nus quand il y a du verre brisé partout, c’est encore lui qui rampe dans les conduits d’aération, toujours lui qui est coincé dans une voiture suspendue dans une cage d’ascenseur, qui se prend pour Tarzan avec une lance à incendie ou encore qui se promène dans un quartier défavorisé de New-York avec une pancarte ‘‘I hate niggers”.

Au-delà, un Die Hard, c’est avant tout un film d’action, ça pète dans tous les sens, mais là au moins, le héros ne se prend pas pour le sauveur de l’humanité, sauver sa petite personne lui demande déjà pas mal de travail, et c’est bien là tout ce qu’on lui demande. Vous saurez aussi appréciez les répliques de ce cher John, grande gueule par excellence, qui ne manqueront pas de vous faire sourire.

En bref, espérons juste qu’il ne donne pas trop dans la surenchère. Ce qui fait la force de ces films, c’est leur simplicité : rendre une histoire crédible grâce – à cause – de la malchance du personnage principal, et de notre capacité à le voir comme un héros normal.

Ici la bande-annonce pour les curieux