Améliorer la gestion des rendez-vous

Cela m’arrive souvent, quand je dois prendre un rendez-vous chez mon ophtalmologue, de ne pas avoir la secrétaire par téléphone : j’appelle à mes heures de pause, qui sont les siennes aussi (12h-14h) et quand elle est en poste, les délais d’attente sont  tellement longs que je finis par raccrocher.

J’ai essayé une fois d’envoyer un mail, mais comme le médecin est tellement pris (RDV minimum dans 2 mois), on finit souvent par échanger une dizaine de messages avant de trouver une date/heure qui nous convient à tous les deux. Ce qui est une perte de temps pour moi et pour la secrétaire. De plus, une fois le RDV est pris, rares sont les personnes qui nous contactent pour nous rappeler le RDV.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai dû louper 3 RDV chez l’ophtalmologue car ce n’est pas évident de se souvenir d’un RDV pris dans les prochains 2-3 mois ! Ce qui représente aussi une perte d’activité pour le professionnel et une perte de recettes.
Pour information, 15 % de rendez-vous manqués, ce sont 400 000 € de pertes de recettes par an pour certains services des Hospices Civils de Lyon, le deuxième CHU de France suite au lancement de la mesure de la « performance des rendez-vous » en 2012.

J’ai remarqué également que c’est un problème commun avec d’autres professionnels qui exigent un rendez-vous pour nous recevoir : garagiste, salon de coiffure, radiologues, SAV…etc.

Comment, en tant que professionnel, puis-je améliorer la gestion des rendez-vous de ma société pour améliorer ma productivité et réduire les rendez-vous manqués ?

Plusieurs solutions existent :

  • La solution optimale est d’embaucher plusieurs secrétaires pour répondre à tous les appels avec un délai d’attente raisonnable et un rappel quelques jours en amont du jour J. C’est une solution très coûteuse que les petites sociétés ne peuvent pas supporter, surtout avec une activité aléatoire tout au long de l’année.
  • Externaliser la gestion de rendez-vous à une société tierce qui possèdent plusieurs “télésecrétaires” qui peuvent recevoir plusieurs appels en même temps. C’est une solution intermédiaire mais qui dépersonnalise un peu le service et on les appelle souvent via un numéro surtaxé. Et pas sûr qu’ils nous contactent pour nous rappeler le rendez-vous. 
  • Avoir son propre outil de gestion de rendez-vous en ligne et le connecter à son agenda : une solution optimale qui regroupent les deux premières : les clients peuvent s’y connecter à l’heure qu’ils veulent et choisir une date qu’il leur convient. Cette solution peut intégrer un service de rappel via SMS ou d’email. Ainsi le client reçoit une notification quelques jours plus tôt, et s’il le souhaite, il peut annuler en ligne également. Les clients peuvent aussi joindre par téléphone les télésecrétaires pour obtenir des informations. Le professionnel a de nombreux avantages à développer ce genre de solutions, qui peuvent être très intéressantes lorsque l’on a recours auprès de  professionnels proposant des solutions de gestion de rendez-vous (incluant différents modules et s’adaptant à vos besoins). 

Les clients deviennent de plus connectés et passent beaucoup de temps sur Internet et c’est bien dommage de ne pas exploiter cet avantage. Sans oublier l’exploitation des données qu’un tel outil peut générer : les périodes à forte influence, les périodes creuses.. ce qui permet d’anticiper les moments de forte activité. 

Au-delà de l’efficacité et de la simplicité, cette dernière solution pourra améliorer la productivité et l’efficience de votre société : la secrétaire ou la personne  en charge de prendre des rendez-vous consacrera son temps désormais à des tâches à forte valeur ajoutée ; comme la gestion des dossiers, l’accueil et le suivi des clients.

Cleanio : vos vêtements nettoyés et livrés en 24H

Le secteur du pressing est en plein changement : le nombre de pressing ne cesse de diminuer alors que la demande augmente beaucoup.
Cleanio, notre startup de cette semaine, a profité de ce changement et a imaginé le pressing du futur avec un service inédit via une application web : récupérer vos vêtements, les nettoyer et les livrer à l’endroit de votre choix en seulement 24h! Un service claire, simple et efficace!
Cette nouvelle “expérience” est désormais accessible aux clients en version bêta pour l’instant. Pour en savoir plus, nous avons rencontré au Numa les 2 co-fondateurs de cette belle pépite française qui nous ont accordés un entretien.

Pourriez-vous vous présenter ainsi que présenter Cleanio ?

Richard Gozlan :j’ai une licence mathématiques appliqués et un master Kedge BS à Bordeaux. Après une année de césure chez

Dashlane où j’assistais le directeur produit, j’ai passé 2 mois à San Francisco au sein du programme startup Dream Team. J’ai rencontré des personnalités du monde de l’entrepreneuriat américain dans la Silicon Valley. A mon retour, j’ai commencé à travailler sur Cleanio à Bordeaux.

Je suis allé à Berlin pour assister à l’event Tech Crunch Disrupt et j’ai pitché l’idée qui a plu à beaucoup de gens. En rentrant je me suis concentré sur ce projet, j’ai fait appel à Guilherme un mois plus tard (qui est devenu maintenant co-fondateur) pour s’occuper de la partie développement, car je m’occupe de la partie font-end. Par la suite, j’ai commencé à chercher un social media manager et j’ai rencontré Florian.

Richard Gozlan
Richard Gozlan co-fondateur de Cleanio

Florian Legris : j’ai une licence de droit et j’ai choisi à Kedge bordeaux la Chaire Art culture et management. Après un passage chez Renault en tant que chef de pub, j’ai travaillé pendant 6 mois chez Tom Tom à Amsterdam en tant que social media manager. J’ai commencé à travailler sur Cleanio en parallèle. Une fois le projet lancé, j’ai démissionné début février 2014 et je suis rentré à Paris.

Florian Legris
Florian Legris co-fondateur de Cleanio

Comment avez-vous eu l’idée de créer Cleanio ? et pourquoi ?

Richard : Cette idée existe à LA, SF et en Europe (à Amsterdam et en Italie). Après des études et une enquête que nous avons réalisées, nous avons pu cerner le besoin des clients. Nous avons identifié par exemple le nombre de personnes qui vont au pressing par mois et combien elles dépensent, quel type de vêtement était le plus lavé, et établir des statistiques : une personne lambda va 1,8 fois au pressing par mois en moyenne… Nous pensons augmenter cette moyenne puisque nous facilitons la prise en charge de processus. Nous avons identifié les contraintes qui empêchent d’aller plus souvent au pressing qui sont la distance, l’oubli, les horaires d’ouverture… Cette enquête nous a guidés dans nos choix stratégiques et tarifaires. Je rajoute que sur les 10 dernières années, le nombre de pressings est passé de 10 000 à 4 000 en France alors que la demande a augmenté de 40% ! Les pressings sont tenus aujourd’hui par des personnes âgées qui vont partir bientôt à la retraite. Et ce métier n’attire plus les jeunes.
On imagine le futur du marché principalement avec des chaînes surtout qu’avec l’interdiction du Perchlo, un solvant cancérigène, les pressings traditionnels vont devoir changer de machines (qui coûtent très cher). Les propriétaires qui partent bientôt à la retraite ne vont pas le faire.
En deux mots, nous sommes dans un marché qui bouge !

logo Cleanio
Logo Cleanio

Quels services proposez-vous ?

Florian : on propose de la récupération, du lavage et de la livraison des vêtements via une web app (en bêta pour le moment) et bientôt une application. mobile On propose une expérience simplifiée aux utilisateurs (commander sur internet c’est beaucoup plus facile que se déplacer au pressing).
On simplifie la démarche et on offre un site sympa. on rend, en quelque sorte, le pressing « sexy » et friendly. Et notre objectif est de le faire partie du quotidien des utilisateurs.
Une fois commandée sur Internet : on se déplace chez les gens entre 18h-23h30 (pour l’instant) pour récupérer les vêtements. Ils seront prêts en 24 ou 48h selon les cas (contrairement au 72h de pressing normal), et on les livre à domicile ou ailleurs (au bureau…) on est flexible avec les utilisateurs.
>80% des pressings utilisent un solvant cancérigène (Perchlo) interdit (délai pour le supprimer jusqu’à 2017). Notre service est écologique et utilise des produits qui respectent l’environnement, les vêtements et les clients. On apporte à la révolution écologique une révolution technologique.
On propose le nettoyage à sec (tout ce qui ne passe pas en machine : costume, manteau, du cuir, tissu délicat contrairement à la petite blanchisserie qui remplace la machine à laver)
Nous proposons pour l’instant 8 articles les plus lavés : chemise, manteau, costume, pull, robe, jupe, veste et pantalon.

Richard : on offre également un service client sur FB, twitter, un package Cleanio.

Quelles sont vos cibles ? 

Florian : Nous préférons cibler les particuliers (BtoC) qui seront, dans le futur, des demandeurs auprès de leurs entreprises. Est-ce que l’utilisateur lambda serait intéressé par notre concept ? Nous sommes en train de prouver que oui. Dans un second temps, les entreprises seraient plus faciles à convaincre. Mais cela reste une vision lointaine. Le seul avantage du professionnel (BtoB) c’est le revenu mensuel assuré.

Richard : c’est un choix stratégique de viser plutôt le BtoC même si côté technique (site web entreprise) est prêt.

Avez-vous eu une aide financière lors de la création de cette startup?

On a participé à un seul concours « le petit poucet » un concours d’entreprenariat pour les étudiants. Nous n’avons pas eu recours à des levées de fonds ni d’argent vu que nous possédons toutes les compétences qu’on a besoin.

Quels sont les prochains axes de développement ?

Richard : améliorer notre service au gré de besoin des utilisateurs.

Quels sont les délais et vos tarifs ?

Florian : le délai de commande après l’inscription est de 24h, un délai qui va changer bientôt.

Les tarifs :

  • La commande minimum est de 20€ (qui correspondent à un costume + 2 chemises)
  • Les tarifs : une chemise sur cintre 5€
  • Nous sommes basés sur Paris et on cible les arrondissements 5-6-7-8-9-15-16-17 (la concentration des centres commerciaux dans ces arrondissements et là où les prix de pressing pratiqués sont les plus chers. On se positionne moins cher qu’eux)

Merci Richard & Florian pour cette interview.

Cleanio sur le web :

EDIT : l’application iPhone de Cleanio est désormais disponible. Vous pourrez la télécharger ici.

Internship4U, la startup spécialisée en stages à l’international

Trouver un stage à l’étranger est une tâche difficile pour les étudiants. Notre startup de cette semaine, Internship4U, a pour ambition de faciliter cette tâche et d’accompagner les étudiants dans leurs recherches et démarches pour avoir un stage de qualité qui répond à leurs besoins avec une expérience internationale enrichissante.

Analyze Thiz a interviewé Arnaud Depouilly, un des cofondateurs de cette startup incubée au Business Nursery à Kedge Business School.

Internship4U
Internship4U

Bonjour Arnaud, pourriez-vous présenter Internship4U ? Ainsi que l’équipe derrière ?

Internship4U est une agence spécialisée dans la création d’opportunités internationales par le stage, qui a été créé en Juin 2013 après plus d’un an de préparation. Internship4U a pour objectif de permettre à l’ensemble des étudiants d’avoir l’accès à des stages internationaux de qualité dans le pays où ils le souhaitent.
 L’équipe se compose de 3 jeunes associés : moi-même (Arnaud Depouilly) PDG et Kevin Goyer issu de l’école de commerce de Marseille (Kedge Business School) ainsi que Romain Godart issu de l’école de commerce de Clermont Ferrand (France Business School). Je suis avec Romain à Buenos Aires (Argentine) pour proposer aux entreprises la pédagogie du stage Internship4U. Nous sommes également accompagnés de stagiaires eux aussi en école de commerce, alors que Kevin gère la demande des étudiants depuis Paris.

Comment avez-vous eu l’idée ?

L’idée d’Internship4U est née lors de nos propres expériences en stage à l’étranger. En effet, nous sommes tous issus d’écoles supérieures de commerce et avons donc été confronté à la longue et difficile recherche d’un stage à l’international. Nous avons identifié un véritable problème en remarquant que souvent les étudiants obtenaient des stages peu professionnalisant, que les entreprises ne leur confiaient que très peu de responsabilités et que les missions de stage n’étaient pas toujours très intéressantes. Du coup, pour remédier à ce besoin, nous avons décidé d’améliorer les relations internationales entre étudiants et entreprises en créant Internship4U.

Quels services proposez-vous ?

Notre offre est divisée en deux services distincts destinés à deux cibles différentes, une première activité dédiée aux entreprises et une autre aux étudiants. En premier lieu, notre activité est celle d’une agence de recrutement international à travers le stage. Nous activons nos réseaux en Europe (en France principalement) pour répondre à la demande précise d’entreprises concernant un talent avec un profil très spécifique. 
En second lieu, notre activité est celle d’une agence de placement, nous proposons des stages de qualité avec des missions et objectifs bien déterminés aux étudiants du supérieur. De plus, nous encadrons le stagiaire tout au long de son séjour à l’étranger aussi bien au niveau professionnel, culturel que social. L’expérience de l’étudiant est primordiale à nos yeux car elle fait partie du processus d’apprentissage d’une nouvelle culture. Nous sommes actuellement axés sur l’Amérique du Sud, avec pour première destination Buenos Aires en Argentine mais avec l’ambition de développer l’activité dans d’autres villes rapidement.

Comment détectez-vous les talents ? Est-ce que vous faites passer aux candidats des tests du type TOEIC, TOEFL, 360, 720…?

Certaines entreprises avec lesquelles nous travaillons demandent parfois le résultat du TOEIC et du TOEFL. Nous recherchons un talent suite à une demande spécifique d’une entreprise. Nous identifions les talents par certains critères que nous vérifions lors de l’entretien avec un membre de l’équipe Internship4U tels que l’expérience et le niveau de langues étrangères par exemple. Nous comptons aussi sur les écoles pour être transparentes vis-à-vis du niveau académique de l’étudiant. Enfin, puisqu’un talent ne se limite pas au niveau académique de l’étudiant, nous essayons de comprendre le projet de tous les profils. D’ailleurs, on constate une évolution dans la définition du mot talent, qui peut aujourd’hui être monsieur tout le monde ou qui du moins, devient une notion très subjective en fonction des besoins de l’entreprise.

Quelles sont vos étudiants cibles ?

Nous proposons des offres pour les étudiants d’un niveau Bac +2 jusqu’au niveau Master Bac+5. D’une manière générale, il est conseillé aux étudiants d’avoir des notions dans la langue du pays où ils vont effectuer leur stage. Nos offres sont plus orientées actuellement vers les filières commerciales, marketing, stratégie, RH, communication, design graphique mais aussi œnologie, gastronomie, architecture ou ingénierie.

Internship4u
Internship4u

Est-ce que vous êtes en contact avec des institutions pour déposer des dossiers de bourses de voyage ? (Erasmus, conseil général…)

Nous conseillons et indiquons nos étudiants les démarches à suivre ainsi que les organismes auxquels ils devront s’adresser. Seules les universités ou les écoles peuvent agir légalement au niveau de l’obtention de ces-dites bourses, notamment en ce qui concerne les aides régionales.

Prenons un exemple d’un étudiant en M2 qui cherche un stage à l’étranger, comment procède-t-il ?

Nous sommes actuellement spécialisés sur une destination qui est Buenos Aires en Argentine. Nous avons démarré par cette ville car nous sommes convaincus de son attrait et de son potentiel en termes de développement économique. 
Dans le cas d’un étudiant en M2 qui cherche un stage à Buenos Aires, il nous envoie sa candidature, nous l’examinons, il passe ensuite un entretien avec un des collaborateurs Internship4U pour cibler exactement son projet et sa demande mais aussi pour vérifier ses compétences. Ensuite, nous nous engageons à lui proposer 3 offres en accord avec sa recherche, il sélectionne celle qui lui convient le mieux pour enfin passer un entretien avec le recruteur. Notre processus est assez complexe et long afin de garantir la qualité de la mise en relation. L’étudiant va être ainsi guidé avant, pendant et après son stage !

Quel est le business model adopté?

Nous facturons la personne qui est active dans sa recherche. Si c’est l’entreprise qui fait appel à nous pour trouver un profil spécifique grâce à notre réseau nous facturons l’entreprise. Si c’est l’étudiant qui postule sur notre site internet par rapport à une offre publiée ou pour déposer son projet, nous le facturons pour la mise en relation mais aussi l’encadrement, l’accueil, le logement et de multiples activités professionnelles, culturelles, associatives et sociales sur place (packs).

Avez-vous eu une aide financière ou autre lors de la création de cette startup?

Nous avons intégré l’incubateur de la région Provence Alpes Côte d’Azur à Marseille qui s’appelle Business Nursery. Grâce à cela, nous avons bénéficié de nombreux conseils de leur part et ils nous appuient financièrement sur certaines opérations.
 Sinon, nous n’avons pas encore eu d’aides particulières.

Avez-vous eu un retour depuis le début de votre activité ?

Nous avons démarré l’activité sur la connexion Paris – Buenos Aires avec un défi de taille car le stage n’est pas aussi développé culturellement en Argentine qu’en Europe. Finalement, nous avons réussi à proposer notre pédagogie et à sensibiliser les entreprises en améliorant notre stratégie de communication sur le marché Argentin. La majorité des entreprises que nous avons contactées ont été très réceptives et désireuses d’accepter en stage des étudiants étrangers. Nous avons par conséquent de nombreuses entreprises partenaires à Buenos Aires, les premiers étudiants arriveront début 2014.

Dans quels pays opérez-vous ?

Nous opérons actuellement sur Paris et Buenos Aires avec le projet de se développer en 2014 sur d’autres destinations tout aussi attractives pour les étudiants, tant sur le plan professionnel que personnel.

Quels sont les prochains axes de développement ?

Nous préparons activement un projet depuis plusieurs mois qui va nous permettre de développer considérablement notre activité et révolutionner enfin l’environnement du stage international.

Merci Arnaud pour cet entretien.

Vidéo de présentation d’Internship4U :

Internship4U sur le web :

Pixopolitan Corner

Nous avons interviewé cette pépite française en janvier dernier. Mais tout récemment, Pixopolitan, une startup spécialisée dans la photographie urbaine, a réussi une levée de fonds de 230,000€ auprès du fond d’amorçage Ingenium Fund et d’investisseurs privées dont Pierre Beyssac (co-fondateur de Gandi), Pascal Launay (ex DG de Celio) et François Lainée (co-président du TechTour).

Pixopolitan - Espace de vente à Vélizy 2
Pixopolitan – Espace de vente à Vélizy 2

Pixopolitan a ouvert également, depuis 25 novembre, son premier espace de vente inédit et high-tech au centre commercial Vélizy 2 qui attire chaque année 15 millions de visiteurs.

Les clients peuvent sélectionner des photos via des iPads et les faire apparaître sur les écrans comme si elles étaient déjà imprimées. Ils peuvent par la suite les commander et les recevoir chez eux ou dans le point de vente, 3 à 5 jours plus tard.

Pixopolitan - Espace de vente à Vélizy 2
Pixopolitan – Espace de vente à Vélizy 2

Félicitations et bonne continuation! 🙂

Comment s’introduire en bourse?

A l’heure où Twitter et Criteo avaient effectué leurs entrées au NASDAQ ( National Association of Securities Dealers Automated Quotations), le deuxième marché d’actions le plus important aux Etats-Unis en volume traité, on peut se demander, comment une entreprise peut faire une IPO (Initial Public Offering) ou s’introduire en bourse ?

La bourse. Crédit : Julien Eichinger - Fotolia
La bourse. Crédit : Julien Eichinger – Fotolia

Pourquoi s’introduire en bourse?

Malgré la difficulté de la tâche, plusieurs facteurs stratégiques poussent une société à s’introduire en bourse. La bourse permet à l’entreprise de:

  • Financer sa croissance en levant des capitaux propres
  • Diversifier ses sources de financement
  • Accroître sa visibilité, sa notoriété et sa crédibilité, souvent utile pour les entreprises qui veulent se développer à l’international
  • Réduire le coût du capital et la dette
  • Offrir une sortie ou une liquidité aux actionnaires actuels, en vendant leurs parts
  • Faciliter les futures acquisitions des autres sociétés, qui peuvent être payées (en partie) par des actions
  • Augmenter l’engagement des salariés et attirer d’autres en proposant des plans de distribution d’actions

La procédure

Le processus d’introduction en bourse est coûteux  et complexe. Il peut prendre plusieurs mois pour mener bien le projet de cotation. Même si les réglementations et les démarches juridiques changent selon les pays, certaines procédures de bases sont les mêmes. Dans tous les cas, un accompagnement spécifique est nécessaire tout au long du processus (cabinet de conseil en stratégie, d’avocat, d’audit, agence de marketing, de communication…).

Avant de vous ruer vers votre banque (BforBank par exemple) pour acheter des actions, passons un peu à la loupe les différentes étapes d’introduction en bourse.

IPO
IPO

Dans son livre, International and US IPO Planning: a business strategy guide, Frederick Lipman décrit 7 étapes stratégiques essentielles que les dirigeants d’entreprises doivent suivre avant l’introduction boursière :

  1. Créer une équipe de management très professionnelle
  2. Développer l’activité de l’entreprise tout en gardant un oeil sur le marché public
  3. Obtenir un audit financier conformément aux principes comptables de l’IPO
  4. Renouveler l’acte de l’entreprise
  5. Etablir des défenses anti-OPA (Offre d’Achat Public)
  6. Avoir une bonne gouvernance
  7. Créer des occasions de sauvetage financier à travers cette introduction
Le cabinet E&Y évoque 5 étapes opérationnelles pour cette introduction (je ne vais pas entrer dans les détails techniques) :
  1. Analyse préalable : il faut d’abord préparer le terrain, identifier le marché adéquat à l’entreprise, choisir les partenaires, calculer la valorisation de l’entreprise, organiser la gouvernance et prévoir un budget.
  2. Préparation du dossier :
    • Anticiper et formaliser les besoins en termes d’information financière et d’organisation,
    • Prendre conscience de la nécessité de communiquer
    • S’ouvrir à de nouveaux publics (actionnariat, investisseurs, analystes…)
    • Rendre visible l’entreprise et la différencier dans un environnement boursier très concurrentiel
  3. Introduction du dossier :
    • Dépôt du dossier (projet prospectus) auprès de l’AMF décrivant le projet d’introduction en bourse et accompagné d’un “document de base” présentant en détail la société aux investisseurs
    • Validation : l’AMF vérifie la conformité du prospectus vis-à-vis de la réglementation et après d’éventuelles modifications, accorde ou non son visa. Une décision d’admission est nécessaire aussi du NYSE Euronext
  4. Introduction :
    • Roadshow : L’entreprise publie le prospectus visé par l’AMF et peut démarcher les investisseurs pour les inciter à souscrire à l’introduction. Pour cela elle organise une tournée d’information (roadshow) auprès des professionnels
    • Placement des actions : la banque introductrice procède au placement des actions selon les modalités fixées dans le prospectus,  qui peuvent inclure un placement privé auprès des investisseurs institutionnels et/ou une offre de titres au public ouverte aux particuliers. Cette phase peut durer plusieurs semaines
  5. Cotation :
    • Finalisation et cotation : si le titre est suffisamment souscrit, l’introduction peut s’achever. Le prix d’introduction est fixé en fonction de la demande de titres et la cotation de l’action démarre  ensuite à la bourse. Toutefois, si les souscriptions sont insuffisantes, l’entreprise peut prolonger le placement ou repousser, voire annuler l’introduction
Les différents acteurs qui entrent en jeu et doivent être au courant de cette introduction :

  • L’AMF (l’Autorité des Marchés Financiers) qui veille à la protection de l’épargne investie, à informer les investisseurs, et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers
  • Le NYSE Euronext (groupe mondial de place boursière), il propose plusieurs marchés de cotation en Europe (compartiment A, B ou C et l’Alternext)
  • L’Alternext (plateforme de transactions) et prépare et assiste l’entreprise à sa cotation sur l’Alternext
  • Une Banque introductrice : qui se charge de préparer l’introduction de la société en valorisant l’entreprise, s’impliquant dans le suivi post-introduction et travailler à la composition d’un noyau d’actionnaires stables
  • Une agence de communication pour animer l’introduction en bourse
  • Un cabinet d’avocats, Expert-conseil  et un Commissaire aux comptes qui accompagnent les phases de l’introduction et développement de l’entreprise

Les inconvénients : 

Même si l’entreprise voit beaucoup d’avantages dans son introduction en bourse, il existe plusieurs inconvénients :

  • Une entreprise cotée demande beaucoup d’actions coûteuses comme la publication trimestrielle des rapports financiers et créer la division “relation investisseurs”
  • Le coût élevé de l’opération : payer des cabinets de conseil externes pour conduire les opérations financières et juridiques
  • Limite l’action du conseil d’administration qui doit se référer aux actionnaires dans les décisions majeures
  • Risque de perdre le contrôle de la société (si après une OPA, Offre Publique d’Achat)
  • L’obligation de divulguer certaines données confidentielles aux actionnaires et qui peuvent transmises ensuite aux concurrents
  • La pression créée par les actionnaires sur le conseil d’administration
  • Risque de ne pas pouvoir réussir l’opération et récolter les fonds nécessaires

Enfin, avant de prendre une telle décision, il faut d’abord évaluer la maturité de l’entreprise et mesurer les avantages de la cotation par rapport aux exigences et les choix stratégiques voulus.

L’Illusion de Barbara Scerbo

Elle est jeune, très jeune même, et pourtant, son dernier projet photographique a fait la une des blogs photo à travers le monde entier.
Elle s’appelle Barbara Scerbo, et elle a accordé à Analyze Thiz une interview inédite pour nous parler d’elle, de ses projets et de son état d’esprit.

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

Bonjour Barbara, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je m’appelle Barbara Scerbo. J’ai 19 ans et je suis née à Caltagirone, en Sicile. J’ai fini le lycée (Ettore Majorana) cette année et j’ai déménagé à Rome pour étudier la photographie et améliorer mes compétences avec des professionnels à la Roman School of Photography.
Mes parents m’ont toujours aidée et soutenue dans mes choix et l’investissement dans le matériel de photographie. J’espère que je n’ai pas fait le mauvais choix.

Quelle est votre source d’inspiration?

Je n’ai pas une source d’inspiration particulière. Je peux la trouver dans un visage, un endroit, dans une maison bien décorée. L”inspiration me parvient au travers d’autres personnes, de mes amis. D’ailleurs, ils m’ont proposé beaucoup d’idées qui sont souvent brillantes !

Comment avez-vous appris la photographie?

Ma passion pour la photographie est née après avoir vu les photos prises en Inde par un collègue de ma mère. Mon père m’a offert un appareil CoolPix. Depuis, je lis beaucoup de livres sur la photographie, je regarde des tutos sur YouTube et je discute avec des professionnels.

Parlez-nous un peu de votre dernier projet artistique “Illusion”. Quel est le message que vous voulez transmettre?

Le projet “Illusion” était un vrai challenge. Je l’ai réalisé à la demande de mon ami Angelo. Ce n’était pas une idée nouvelle, mais comme chaque photographe, j’essaie de retravailler une idée existante avec mes propres points de vue et apposer ma touche personnelle pour la rendre originale.
Le but n’était pas de transmettre des émotions comme dans les photo-reportages : les modèles n’établissent aucun contact avec ceux qui regardent la photo. Je ne raconte aucune histoire non plus. C’est un jeu de lumière qui, sans la photographie, n’aurait pu être vu à l’œil nu.

Comment l’avez-vous  effectué?

C’est très simple : j’ai pris 2 photos, une avec le modèle, une sans. Ensuite, j’ai superposé les 2 photos avec Photoshop.

Comment décriviez-vous votre style?

Je n’ai pas encore un style qui m’est propre. Peut-être que d’ici quelques années j’en aurai un.

Quel est votre matériel?

Appareil : Nikon D7000
Objectifs : Nikkor 35mm f/2.8 and Nikkor 55-200mm f/4-5.6 Zoom
Logiciel : Photoshop CS6

Travaillez- vous en Freelance ou au sein d’une agence?

Je suis actuellement en freelance. Mais quand j’aurai fini mon école, je collaborerai avec une agence.

Si vous n’étiez pas photographe, vous seriez…

Médecin vétérinaire. C’était mon deuxième rêve.

Quelle est votre photo préférée? et pourquoi?

L’une des photos que j’aime beaucoup :

Barbara Scerbo
Barbara Scerbo

C’était un projet que j’ai effectué en collaboration avec Federica Quattrocchi (fashion designer), Simona Gazzano (modèle) et Leo Aerografie (body painter). J’aime sa froideur et le jeu de lumière.

Quelles sont tes anciens et futurs projets?

Mes principaux anciens projets sont “The Women robot” et “Tiptoe”.
The Woman robot : c’est à propos d’une femme robot qui voulait être normale mais elle ne pouvait pas comme elle est connectée et submergée par la technologie.
Le deuxième est un hommage à la danse, le plus beau des arts !

Un dernier mot?

Malgré que le monde de la photographie soit très ouvert à tout le monde, y faire une place est toujours difficile et les photographes doivent croire à leur potentiel. La vie n’est pas juste faite des rêves, mais d’une réalité compliquée, un engagement constant, un sacrifice et de la chance ! Et il est toujours utile d’avoir un plan B de côté.

Merci Barbara.

Vous trouverez Barbara Scerbo sur :

Bienvenue AV Mag

Nous vous présentons aujourd’hui un nouveau magazine en ligne : AV Mag. Ce n’est pas un énième magazine féminin comme l’on en trouve actuellement sur la toile. Ce magazine veut revenir aux sources, c’est-à-dire blogging = passion avant d’être un métier.

Logo AV Mag
Logo AV Mag

Nous avons rencontré Auriane Denis, qui est à l’origine de ce projet, lors de la soirée du lancement et qui nous a parlé un peu plus en détails. Ce magazine est rédigé par un collectif d’une douzaine de blogueuses volontaires qui veulent “revenir à l’origine” des blogs et partager leur passion dans différents domaines. Ces blogs sont actuellement régis par les marques, les échantillons et les produits qui sont pour la plupart trop chers pour être à la portée de tout le monde.

Les blogueuses d’AV Mag veulent proposer aux lectrices des idées et des plans accessibles à tous les porte-monnaie. Elles veulent aussi faire découvrir des jeunes créateurs qui exposeront leurs créations dans ses colonnes. Auriane ne fait qu’indiquer la ligne éditoriale principale et laisse la liberté aux blogueuses d’exprimer leur passion.
Le magazine se composera de différentes rubriques : la mode et tendance, des recettes culinaires, des plans inédits et du lifestyle.
Le magazine est accessible gratuitement sur LeKiosk.com. On vous laisse découvrir le premier numéro et nous commenter vos premières impressions.

Le taux du livret A

La Banque de France a publié le premier août un communiqué indiquant les nouveaux taux d’intérêts des livrets d’épargne réglementés. Le Gouverneur de la Banque, Christian Noyer, propose de fixer :

  • Le taux du livret A à 1.25%
  • Comptes sur livret d’épargne populaire : 1.75%
  • Comptes sur livret d’épargne entreprise : 0.75%
  • Comptes d’épargne logement hors prime d’Etat : 0.75%

“Cette baisse du taux des livrets réglementés va favoriser la reprise de la construction de logements sociaux et permettre aux collectivités locales et aux PME d’obtenir des conditions de financement plus favorables. Elle permettra donc de soutenir la reprise économique et la création d’emplois” a indiqué Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France.

Le livret A est un compte d’épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Il a été créé pour la première fois en 1818 à la Caisse d’épargne de Paris à l’époque de Louis XVIII pour solder la crise financière causée par les guerres napoléoniennes. Les intérêts de ce livret sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le livret A est unique par personne et le minimum de versement à son ouverture  est 1.5€.

Le taux d’intérêts (pour le livret A et d’autres) peut inciter certains ménages à ouvrir un livret d’épargne. Il est déterminé deux fois par an : le 15 janvier et le 15 juillet. Celui du livret A est égal, à partir du 1er février 2008, à la moyenne arithmétique, majoré de 0.25 point et arrondie au 0.25 de point le plus proche entre :

  • le taux d’inflation, indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac des 12 derniers mois
  • la moyenne arithmétique entre d’une part l’inflation des 12 derniers mois et d’autre par, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’EURIBOR (Euro Interbank Offered Rate) + la moyenne de l’EONIA (Euro OverNight Index Average ou le taux de référence quotidien des dépôts interbancaire en blanc – sans être gagés par des titres) pour le dernier mois connu
EURIBOR : le taux de référence interbancaire du marché monétaire de la zone euro.
Eonia : le taux est calculé par la Banque Centrale Européenne (BCE) et représente le taux moyen des transactions interbancaires de prêts non garantis effectuées au jour le jour.
L’INSEE (l’institut national de la statistique et des études économiques) explique l’inflation par “la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix”. D’après la formule qui détermine le taux du livret A, on peut constater une relation entre ce dernier et l’inflation et qu’il ne dépend pratiquement que d’elle comme les taux de l’EONIA et l’EURIBOR sont très bas. Cette inflation est un indicateur pour mesurer son rendement effectif.
L’historique des taux d’intérêts des livrets réglementés (source : Inflation.eu)
Historique des taux d'intérêts des livrets réglémentés
L’historique des taux d’intérêts des livrets réglementés
Plus le taux du livret A est au-dessus de celui de l’inflation, plus c’est avantageux pour les épargnants. La Banque de France peut intervenir et proposer un réajustement du taux pour diminuer cet avantage dans l’optique de préserver le pouvoir d’achat. C’est ce qu’elle a fait entre 2012 et 2013 où le taux du livret A au 1er août 2012 = 2.25% pour une inflation de 1.34% (décembre 2012); le taux du livret A au 1er août 2013 a baissé jusqu’à 1.25% pour un taux d’inflation de 1.25%!

Goldman Sachs : la face cachée d’Abacus

– ” I deny – categorically the SEC’s allegation. I will defend myself in court against this false claim” (je nie catégoriquement les allégations de la SEC. Je me défendrai devant la justice contre ces fausses allégations)

C’est ce que Fabrice Tourre, le trader français, avait dit devant le Sénat américain en ce mardi 27 avril 2010 lors d’une audition présidée par Carl Levin. Et pour cause, Goldman Sachs, cette banque d’investissement internationale créée en 1869 à New York, est accusée d’avoir vendu des produits financiers douteux liés à des actifs immobiliers (subprimes) à risque à ses clients, “des affaires de merde” selon Levin.
Il y avait aussi ce jour-là  des hauts dirigeants de Goldman Sachs comme Daniel Spark – responsable de la division des prêts hypothécaires et un peu plus tard dans la journée, le PDG Lloyd Blankfein.

Goldman Sachs
Goldman Sachs

Comment cette affaire a-t-elle pu s’éclater ? Comment Goldman Sachs a pu, à la base, créer ces actifs toxiques et parier contre ces mêmes actifs ? Comment des banques allemandes et hollandaises ont pu tomber dans ce piège ? Et quel était le rôle de Fabrice Tourre ?

Beaucoup de questions – notamment financières – auxquelles cet article va essayer de répondre en toute objectivité et sans donner un avis sur la procédure en cours. Mais avant, quelques définitions pour mieux comprendre les mots clés :

SEC : The Securities and Exchange Commission, le gendarme de bourse
RBMS : Residential Mortgage Backed Securities, un paquet de prêts hypothécaires
CDO : Collateralized Debt Obligations portefeuille de titres financiers
SCDO : Synthetic CDOs,  portefeuille de titres financiers liés à des prêts hypothécaires risqués.
CDS : Credit Default Swaps, couverture de défaillance. Ils sont des contrats de protections financiers.
SPV : Special Purpose Vehicle ou véhicule d’intérêt spécial, société coquille dans un paradis fiscal qui sert à “camoufler” les pertes financières

Comment RBMS sont-ils créés ?

Les banques prêtent aux ménages pour acheter un logement : les crédits hypothécaires. Ces ménages remboursent ces prêts par des versements qui constituent un flux de trésorerie aux banques. Les banques regroupent plusieurs crédits hypothécaires ensemble ; ces “packages” de crédits s’appellent des RBMS.

RBMS
RBMS

Les CDO ou Collateralized Debt Obligations

  1. Un vendeur (banques, compagnies d’assurance, fonds de pension…) vend des RBMS à des acheteurs (investisseurs institutionnels).
    Ces actifs sont stockés d’abord dans une SPV qui les trie en différentes tranches en fonction de leurs risques. Les différentes tranches auront une note ainsi qu’un taux proportionnel aux risques : plus les actifs sont risqués, plus leurs taux sont grands.
  2. Un client – investisseur (banques, compagnies d’assurance, fonds de pension…) choisit la tranche ainsi que la quantité des actifs qu’il souhaite acquérir et investir en fonction du risque qu’il veut encourir. Il paie l’investissement initial.
  3. Le vendeur récupéra l’investissement de l’acheteur.
  4. L’acheteur recevra les intérêts de son investissement qui correspondent à la tranche choisie et par conséquence, au risque encouru.
  5. Le vendeur rembourse le capital investit à la date d’échéance quand les obligations seront remboursés.
  6. L’acheteur récupéra sa mise de départ à la date d’échéance.
CDO
CDO

Credit Default Swaps et Synthetic CDOs

Les Synthetic CDO fonctionnent grâce à des contrats financiers appelés CDS. Il existe 2 contrats de protection (option de risque sur défaut) : au niveau de l’acheteur et le vendeur. Ces protections sont basées sur les perspectives et les performances des CDO dans le futur : les CDO perdent leurs valeurs quand les RBMS (les actifs sur lesquels ils sont basés) ne seraient pas remboursés !

Dans notre cas, les acheteurs (clients) souscrivent à une assurance sur les CDO qu’ils viennent d’acquérir parce qu’ils pensent que ces actifs ne sont pas assez fiables. Tandis que les vendeurs, pensent que ces CDO sont fiables et proposent de les assurer.

CDS
CDS
  1. les vendeurs vont injecter un premier investissement dans les SPV.
  2. Les acheteurs vont payer une prime périodique à leurs vendeurs.
  3. Si les obligations ne seront pas remboursées (par les ménages), le contrat de protection du vendeur remboursera la perte de l’acheteur.

Comme nous avons vu que les CDO comportent des tranches de RMBS à haut risques ; les CDS  intègrent ces risques à leur tour.

Abacus 2007-AC1

En 2007, Fabrice Tourre est chargé de concevoir des produits financiers. Il est responsable de la structuration et marketing d’Abacus 2007-AC1, un “véhicule” financier bourré d’actifs immobiliers.
Paulson & Co a créé deux fonds de pension appelé Paulson Credit Opportunity Funds. Il avait un avis négatif sur le marché des subprimes et pariait à la baisse de ses valeurs. Il a souscrit à des contrats de protection CDS. Paulson pariait que beaucoup de ménages n’arriveraient pas à rembourser leurs crédits ce qui va entraîner la perte des RMBS qui en constituent et va engendrer par la suite des profits via les assurances : il a souscrit à une assurance pour des produits qu’il a lui-même spéculé sur leurs effondrements…

Goldman Sachs a mandaté ACA pour gérer les CDO d’Abacus. Abacus 2007-AC1 était constitué d’actifs SCDO de valeurs de 2 milliards $ sélectionnés par ACA Management.

ACA et Paulson ont travaillé ensemble et ils ont identifié 92 RMBS notés BBB, donc à risque. Paulson avait acheté une protection sur la tranche 45%-100% (super senior). Et un mois plus tard, un autre contrat de protection d’ACA sur ces actifs, via IKB et ABN Amro.

En avril 2007, la banque publique allemande IKB avait investi, via Paulson, 50 millions $ dans la protection des risques des actifs classe A-1 et 100 millions $ dans des actifs classe A-2.

En mai 2007, la banque néerlandaise ABN Amro a assuré la protection des risques d’Abacus pour la partie “sénior’ 50%-100%.

En août 2008, ABN est acquis par la banque écossaise RBS. Cette dernière a préféré laisser tomber les actifs d’Abacus en payant 840 millions $ à Goldman Sachs.

Pour résumer, Paulson avait une protection à long terme sur la tranche 45%-100%, IKB et ACA (via ABN Amro) avaient une protection de court terme sur la tranche noté AAA et Goldman Sachs avait une protection de court terme sur la tranche 45%-50%.

Au final, Paulson a empoché presque un milliard de $ sur les tranches protégés en achetant des CDS à IKB et ABN Amro et Goldman Sachs avait perdu, uniquement, 90 millions $ sur la tranche de 5%.

Abacus 2007-AC1
Abacus 2007-AC1

Les personnes clefs de ce montage financier

Selon le Wall Street Journal les personnes clefs de cette affaire sont :

  • Fabrice Tourre
  • Paolo Pellegrini : ancien salarié chez Paulson  & Co qui est entré en contact direct avec Fabrice Tourre  et l’assureur ACA Financial Guaranty Corp.
  • Jonathan Egol : le supérieur hiérarchique direct de Fabrice Tourre chez Goldman Sachs
  • Laura Schwartz : cadre d’ACA Financial Guaranty Corp. Elle était la lien entre sa firme et Fabrice Tourre
  • Gail Kreitman : une ancienne salariée chez Goldman Sachs et l’intermédiaire entre Fabrice Tourre et ACA Financial Guaranty
  • John Paulson : fondateur de Paulson & Co.

Source : Business Insider & The working Economy

[CP] BLEND Web Mix

[Communiqué de presse]

Logo BLEND Web Mix
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Cet événement de grande ampleur est organisé par La Cuisine Du Web et l’Université de Lyon. Il est soutenu par Le Grand Lyon qui a mis autour de la table les acteurs du numérique lyonnais : Web Event Lyon, Rezopole, Imaginove, Cluster-Edit et Génération digitale font partie des partenaires impliqués dans ce projet miroir de la richesse locale du secteur.

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Notre but est de faire se rencontrer les différents savoirs-faire qui constituent le monde de l’internet. Nous allons décloisonner les territoires, car pour réussir un projet web, il est nécessaire que les métiers et les talents se MIXent.
Nous allons traiter des sujets allant de la recherche au business, en passant par le marketing et bien sur la technologie et le design. Enfin une conférence pour tous !

Donc oui cette conférence est pour vous, si vous êtes développeur, e-commerçant, startupeur, community manager, étudiant, webdesigner, graphiste…

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BLEND Web Mix en quelques chiffres :

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