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Rage Against The Machine, vingt ans déjà !

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Le 3 Novembre 1992 paraissait  »Rage Against The Machine », premier album du groupe éponyme. Pour fêter dignement l’évènement  le groupe fait paraître une réédition du mythique album, comportant des inédits de leur tout premier concert en 1991, de leur passage au Finsbury Park à Londres en 2010, mais aussi du mythique album remastérisé ainsi que de nombreux bonus que les fans sauront apprécier. Mais au-delà de l’aspect collector, intéressons-nous un peu plus au groupe et ce que les  »Rage » ont réalisés depuis leurs débuts.

visuel de l'album Rage Against the Machine

visuel de l’album Rage Against the Machine

Né dans le refus du système

Composé de Zack de La Rocha au chant, Tom Morello à la guitare, Tim Commerford à la basse et Brad Wilk, le groupe est connu pour son opposition farouche au gouvernement américain et au système capitaliste. Le groupe transmet par sa musique son sentiment de révolte et sa non-adhésion au système, dénonçant les maux qui rongent son pays, les Etats-Unis :  »Compromise, conformity, assimilation, submission, ignorance, hipocrisy, brutality the elite » (fin de Know Your Enemy). Littéralement traduit par  »rage envers le système », cette virulence dans le nom du groupe se retrouve aussi  dans les textes très appuyés et engagés de De La Rocha, que l’on retrouve au fil des albums à hurler jusqu’à l’extinction de voix, particulièrement sur les titres Wake Up, ou Snakecharmer (sur l’album  »Evil Empire »), c’est d’ailleurs ses textes rapés et son énergie qui provoquent – entre autre – le succès du groupe.

Les riffs de guitare de Tom Morello, qui use sur la majorité des titres des pédales à effet, impriment une sonorité inédite aux productions des Rage Against The Machine, Tim Commerford et Brad Wilk complétant à merveille ce quatuor, amenant leurs influences funks et jazz dans les compositions. Autre fait intéressant, le groupe a choisi d’illustrer la pochette de son album par une célèbre photographie de Malcolm Browne, photographe récompensé du prix Pulitzer en 1964. Cette photographie représente un moine bouddhiste, Thich Quang Duc, s’immolant par le feu pour protester contre le régime sud-vietnamien de l’époque qui oppressait les pratiquants de la religion. Le choix de cette photographie repose sur la volonté du groupe de dénoncer l’impérialisme américain, tant par les textes de De La Rocha que le visuel de l’album.

Le groupe, en plus d’être aujourd’hui un incontournable du mouvement Fusion, entre le metal et le rap, en est également l’un des précurseurs, et c’est grâce à  »Rage Against The Machine » qu’il lance le mouvement. Si ces musiciens d’un nouveau genre ne sont pas les premiers à s’orienter vers ce style musical, c’est à eux que revient le mérite d’avoir définitivement lancé le genre dans les années 90′s, mouvement que d’autres ont suivis depuis : Linkin Park, Limp Bizkit, ou encore Enhancer pour ne citer que les plus connus.

Un album mythique

Dix titres, dix titres qui allient textes engagés, riffs endiablés et rythmes funks, une colère et un engagement brute de la part des membres du groupe. De Bombtrack, morceau explosif qui ouvre le disque, en passant par l’incontournable Killing In The Name, au rythme déchaîné et enfin le fameux  »Fuck yo’ I won’t do what ya’ tell me » qui a permis à l’album de s’imposer en Europe. Ce dernier titre est pour le grand public considéré comme la locomotive de l’album, et c’est effectivement difficile à contredire : aujourd’hui le riff est connu de tous, la chanson a d’ailleurs été reprise dans différents jeu comme Guitar Hero ou Grand Theft Auto.

L’album comporte deux morceaux plus heavy, Settle For Nothing et Fistful Of Steel (respectivement quatrième et huitième titres de l’album) , plus lents qui donnent une impression de coupure par rapport aux autres morceaux. Bullet In The Head, clame haut et fort que le gouvernement ment aux citoyens et qu’il ne faut surtout pas le croire. Zack de La Rocha se lâche littéralement sur ce morceau en hurlant plusieurs fois la phrase  »A bullet in your head » tandis que Brad Wilk accélère sensiblement les percussions à la batterie.

Puis vient Wake Up, aujourd’hui  très connu grâce à son intégration dans le générique de fin du film  »Matrix » des frères Wachowski, même si la chanson n’en reste pas moins excellente, tant dans les paroles (qui font référence à Martin Luther King) qu’au riff de Tom Morello s’alternant avec l’interminable cri de De La Rocha à la fin de la chanson. Dernier titre, Freedom, est un cri de soutien à Léonard Peltier, enfermé pour des crimes qu’il n’aurait pas commis, et cri de Zach de La Rocha tout court qui vient magistralement conclure l’album. Cet opus a d’ailleurs été reconnu par le magazine Rolling Stone comme le 365e meilleur album de tout les temps.

La reformation du groupe

En 2007, les quatre membres se sont retrouvés pour le festival Californien Coachella, l’occasion de jouer à nouveau ensemble après sept ans de séparation, la faute à Zack de La Rocha qui souhaitait se tourner vers une carrière personnelle et ne pensait plus pouvoir faire quelque chose de bien au sein du groupe. Ils enchaînent les festivals et continuent à se produire ensemble lors de concerts dans plusieurs villes aux États-Unis et dans le reste du monde, incluant entre autre un passage à Bercy. Mais alors que les concerts vont, des rumeurs de retour en studio pour un nouvel album circulent sur la toile, les membres du groupe mettent un terme à ces bruits, estimant qu’aujourd’hui de concert qu’ils n’étaient pas pour un nouvel opus. Fin des rumeurs.

Il n’en reste pas moins que le groupe est toujours d’actualité, tous ses albums studios ayant été certifiés  »platinum » (ou plus) aux États-Unis, vendus à plus d’un million d’exemplaires chacun. Désormais, les fans – moi compris ! – attendent patiemment qu’il revienne au groupe l’envie de produire un nouvel album. Dans le cas contraire, la réédition de  »Rage Against The Machine » et les inédits que l’on peut trouver, nous contenterons.

Pour les curieux, cliquez ici pour découvrir le clip de Bombtrack, titre d’ouverture de l’album

Thomas Toussaint

Etudiant en Information & Communication, depuis quelques il se verrait bien journaliste. En attendant, il traîne sur le net, lit des articles, s’intéresse un peu à tout, et tente de finir ses études sans fausse note. Il aime faire du BMX, le badminton, écouter de la musique à peu près tout les jours, voire plus ; sinon jouer, sortir, faire du sport, lire, bref, toujours actif ! 20 ans.

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Un Commentaire

  1. lourd

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